mardi 30 août 2016

Chronique : The Breeders ~ Last Splash (1993)


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4AD

Playlist : 1- New Year / 2- Cannonball / 3- Invisible Man / 4- No Aloha / 5- Roi / 6- Do You Love Me Now ? / 7- Flipside / 8- I Just Wanna Get Along / 9- Mad Lucas / 10- Divine Hammer / 11- S.O.S / 12- Hag / 13- Saints / 14- Drivin' On 9 / 15- Roi (Reprise) 

Une parution sur le label 4AD est souvent, pour ne pas dire toujours, un gage de qualité. Last Splash avec sa pochette au cœur gélifié comme un appétissant bonbon n'échappe pas à cette règle. 


Deal with it.


 Ceux qui ne connaissent pas encore les mythiques Pixies, se voient dans l'obligation de tout éteindre et d'aller se renseigner. Dans le cas contraire, vous avez gagné l'autorisation de poursuivre cette chronique. Aborder le sujet The Breeders, sans mentionner la formation précitée, est de l'ordre de l'inconcevable. Deux raisons principales à cela. Tout musicien de rock de la fin des années quatre-vingt jusqu'au début des années quatre-vingt-dix, doit, au moins un petit truc, à Black Francis et ses comparses, sinon c'est qu'il est mauvais. Bien qu'objectif, cet argument ne plaira pas à tous, alors passons au deuxième qui, lui, est imparable car historique. Si ces deux groupes sont indissociables, c'est aussi et surtout parce que Kim Deal, alors bassiste des Pixies, est la cofondatrice de The Breeders, la seconde étant Tanya Donelly, guitariste chez les Throwing Muses.
Fondée en mille neuf cent quatre-vingt-huit à Boston, cette nouvelle formation sortira un premier album deux ans plus tard, intitulé Pod. Une réussite mais au vu de leurs CV dans l'industrie sonore, personne n'en aurait douté. Trois années et quelques tournées plus tard, c'est au tour de ce Last Splash de voir le jour. Un cap est passé, c'est indéniable. A présent, on ne parle plus d'un bon album comme il en existe tant sur le continent américain mais d'un travail d'orfèvre comme il n'en existe que quelques poignées par décennies.

mardi 16 août 2016

Chronique : B-Ball's Best Kept Secret (1994)


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Immortal Records

Playlist : 1- Bamboo - Hip Hop Basketball Genie / 2- Dana Barros - Check It / 3- Malik Sealy - Lost In The Sauce / 4- Shaquille O'Neal - Mic Check 1-2 / 5- Bobbito - Earl The Goat / 6- Cedric Ceballos - Flow On / 7- Brian Shaw - Anything Can Happen / 8- Chris Mills - Sumptin' To Groove To / 9- Sway & King Tech - From The Bay To L.A / 10- Jason Kidd - What The Kidd Did / 11- J.R. Rider - Funk In The Trunk / 12- Bobbito - Phat Swoosh / 13- Dennis Scott - All Night Party / 14- Gary Payton - Livin' Legal And Large / 15- DJ S&S- DJ S&S Represents / 16- Dana Barros & Cedric Ceballos - Ya Don't Stop

Lorsqu'un objet culturel est issu d'une franchise célèbre, il n'a, dans la plupart des cas, que très peu d’intérêt. Trop commercial, et donc trop facile, pas assez subtil, formaté à tous les étages, les griefs envers ces pratiques ne manquent pas. Et puis comme toujours, on trouve ici et là des exceptions extraordinaires. B-Ball' Best Kept Secret, sorti chez Immortal Records, fait partie de ces coups de cœur inattendus mais néanmoins explicables.


NBA Jam 94.


 Puisque le mois d’août est d'ordinaire régulier dans l'ennui qu'il procure, employons-nous à chroniquer une compilation ayant pour distinction de ne pas être chiante. Bien que - et nous y reviendrons - comme pour la plupart des mosaïques musicales, cette oeuvre parue en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze n'est pas exempte de tout reproche. Rien de plus qu'une simple affaire de goût et de genres car sur sa globalité ce disque peut sans difficulté figurer parmi les indispensables de tout amateur de hip-hop. Inutile de se fourvoyer en une longue présentation. Par conséquent, disons sans détour que B-Ball' Best Kept Secret est une compil' regroupant une quinzaine de basketteurs de la ligue américaine. La NBA à son âge d'or. Intarissable en légendes éternelles, en talentueux esthètes du sport, qui auront fait rêver une grande partie des gamins de la planète lors des Nineties et auront imprégné de leurs prouesses l'esprit des autres. Surtout pour tous ceux qui auront posé leurs mains sur un célèbre jeu vidéo. Si les plus experts trouveront familiers des noms présents, le commun des mortels se rattachera au seul, sans doute, qu'ils connaîtront, même très vaguement, en la présence de l'immense pivot : Shaquille O'Neal.