mardi 12 juillet 2016

Chronique : Eagulls ~ Ullages (2016)


cover picture album disque vinyle photo rock pop postpunk
Partisan Records

Playlist : 1- Heads Or Tails / 2- Euphoria / 3- My Life In Rewind / 4- Harpstrings / 5- Velvet / 6- Psalms / 7- Blume/ 8- Skipping / 9- Lemontrees / 10- Aisles / 11- White Lie Lullabies


Un album peu inventif et des pensées personnelles, voici le programme du jour. 


Click, click, click.


 Ecrire, chroniquer, discuter, sur des disques datés de plusieurs décennies en arrière, c'est bien. Cela, comme tout le reste, capitonne la temporalité vide de sens à laquelle nous devons tous faire face. Ça ne changera d'ailleurs pas mais une fois cela dit, il faut savoir, quelquefois, changer ses habitudes de consommation, au sens le plus large du terme. Ecouter de la musique, que l'on en achète ou non, c'est consommer. Alors, cette fois au moins, passons devant le rayon frais pour voir ce que l'on nous propose. Il me semble l'avoir évoqué par le passé mais je n'ai vraiment pas pour habitude de me renseigner sur une sortie récente, qui plus est en matière de rock. Pour dire vrai, je ne sais même pas si ça m'arrive deux fois par an. Nous sommes libres d'en penser ce que l'on veut et pourtant il me semble que le plus simple afin de réaliser ce genre d'envie, c'est encore d'aller sur le site des Inrocks pour regarder leurs dernières chroniques. Bon, une fois passées toutes les productions boboïsante, un cœur de cible comme un autre, c'est un choix rédactionnel, je tombe sur un groupe m'étant littéralement inconnu : Eagulls.
L'accroche est aussi aguicheuse qu'un de ces titres vulgaires, et surtout mensongers, que l'on retrouve chez tous les mauvais sites de jeux vidéo : "le retour aussi attendu que surprenant des trublions du rock anglais". Nous voulions de la nouveauté, on retourne vingt ans en arrière sous l'impulsion d'une seule phrase. Après tout, pourquoi pas ? Cela sera parfait pour illustrer une pensée. Un propos planant en toile de fond de quelques chroniques que l'on trouve sur WDR. Remarquez, les anglais ont de la chance musicalement parlant. Leur rock fonctionne la plupart du temps alors, en toute logique, il y a peu de risques à se laisser tenter. Peut-être seriez-vous intéressé de savoir que l'article en question, chez les Inrocks, ne fait que seize (très petites) lignes. Plus un journal se présente comme une référence, plus ses journalistes sont feignants. Passons, ce n'est pas le seul et j'imagine qu'il s'agit plus d'une question d'espace alloué plutôt qu'autre chose. Du moins je l’espère. De toute façon, en étant sincère, Eagulls c'est sympathique mais leur art ne mérite sûrement pas que l'on s'y attarde plus que de raison. Je trouve simplement dommage de n'absolument rien apprendre, rien, zéro, sur ce groupe dans un article issu d'un journal dit spécialisé.