mercredi 1 juin 2016

Chronique : The Beatles ~ White Album (1968)


Apple Records

Playlist : Disque 1 : 1- Back In The U.S.S.R / 2- Dear Prudence / 3- Glass Onion / 4- Ob-La-Di, Ob-La-Da / 5- Wild Honey Pie / 6- The Continuing Story Of Bungalow Bill / 7- While My Guitar Gently Weeps / 8- Happiness Is A Warm Gun / 9- Martha My Dear / 10- I'm So Tired / 11- Blackbird / 12- Piggies / 13- Rocky Raccoon / 14- Don't Pass Me By / 15- Why Don't We Di It In The Road? / 16- I Will / 17 - Julia 
Disque 2 : 1- Birthday / 2- Yer Blues / 3- Mother Nature's Son / 4- Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkey / 5- Sexy Sadie / 6- Helter Skelter / 7- Long, Long, Long / 8- Revolution 1 / 9- Honey Pie / 10- Savoy Truffle / 11- Cry Baby Cry / 12- Revolution 9 / 13- Good Night.

Véritable album culte en ce qui me concerne, c'est avec plaisir que je vous présente l'album blanc des Beatles. Trente morceaux sur deux vinyles, préparez le café. 


Haine, gloire et gourou. 


 S'attaquer à une production des Beatles dans le but d'en faire une chronique a de quoi faire peur... très peur. Trop d'informations, de matières à absorber en quelques minutes, au risque que le tout devienne indigeste autant pour l'auteur que pour le lecteur. C'est pourquoi je m'engage, sans promettre de réussir, à essayer que ça ne soit pas le cas pour cet article. Pour autant, il faut bien le dire, chaque sortie des petits gars de Liverpool mérite un mémoire universitaire et non quatre lignes écrites avec fainéantise. Pour cette raison, il est impossible que tous leurs albums fassent une apparition majeure sur WDR, ce n'est pas concevable. Par contre, le White Album faisant partie de mon ADN, je me dois malgré tout de le faire partager aux rares qui le ne connaissent pas encore, alors... Alors ce que je vous propose, c'est qu'on laisse sur le bord de l'autoroute les petites histoires liées aux ego boursouflés de succès. Les Fab Four ont fini par se haïr ce n'est un secret pour personne depuis des lunes. Ça ne les aura nullement empêché de produire quelques monuments à rendre envieux pas mal de groupes composés de membres qui s'adorent et qui, surtout, ne seront jamais foutus de fabriquer aussi bien. Je ne leur jette pas la pierre, je doute que cela soit possible. Les disputes dont on ne peut revenir en arrière sont logiques de toute manière, on ne peut pas révolutionner la culture durant tant d'années sans que ne surgissent de mesquines répercussions personnelles. Il arrive un stade où, quand on est connu jusqu'au fin fond de l'Amazonie, enfin du temps où ils avaient encore des arbres, l'argent ne suffit plus à supporter des humeurs quotidiennes qui ne sont pas les nôtres. Ou il faut s'appeler Metallica mais ce n'est pas donné à tout le monde non plus, c'est pourquoi les carrières solos existent. D'ailleurs, puisque nous sommes dans les précisions, je souligne que si ces deux disques ont plutôt l'air d'une compilation, je parlerai bien en terme d'album pour le désigner. Après tout ce n'est pas moi qui l'ai appelé l'album blanc mais les fans historiques puisque lui, à la base, s’appelle juste The Beatles. Les plus observateurs comprendront sans efforts le choix d'un tel surnom et tant pis pour les aveugles. Si avec les années on a tendance à le considérer comme étant un patchwork de hits, c'est uniquement parce que la majorité des titres présents ont été crées de façon peu conventionnelle. Bien sûr quelques exceptions sont à noter mais dans l'ensemble chacun des musiciens s'enfermera dans son coin et composera ce qu'il aura envie sans trop se soucier de l'avis général ni sans l'aide du reste des membres. JohnPaulRingo, sans oublier ce bon vieux George, se retrouveront uniquement pour enregistrer et tous, à tour de rôle, ne seront ainsi que de simples - tout est relatif - accompagnateurs afin de réaliser les chansons des autres.



George Harrison



 Ces trente titres auront été, pour la plupart, écrits lors de la fameuse retraite médiatique des Beatles en Inde au printemps mille neuf cent soixante-huit. Puisque Internet et les téléphones portables étaient encore de la science-fiction, ils pensaient avoir enfin trouvé une paix éphémère leur évitant la folie face au fanatisme démesuré les entourant. C'est un problème de riches, nous sommes d'accord, néanmoins tout le monde peut comprendre la différence entre profiter de la célébrité et la subir à chaque seconde. Et puisque arrive fatalement un âge où la peur du vide est d'un naturel plus fort que le pragmatisme, c'est auprès de l'illustre Maharishi Mahesh Yogi qu'ils partent étudier la toute nouvelle méditation transcendantale. N'étant pas d'une nature zen, je n'ai aucune idée du programme qu'ils devaient suivre, par contre je peux affirmer que le voyage tournera court. Paul McCartney et John Lennon bravaient les consignes pour se retrouver en cachette l'après-midi dans le but de composer. Très vite, l'envie d'écrire de la musique se faisant trop pressante, ils décidèrent de ne plus rester enfermer au fin fond du monde. C'est une constante, nous ne sommes jamais satisfaits du moment présent, nous voulons souvent ce que nous venons consciemment de perdre, quitte à s'en plaindre. Bon, soyons sincères, les quatre scarabées étaient loin d’être esseulés. Ils auront croisé pas mal d'artistes à la mode lors de ce séjour à Rishikesh. D'ailleurs Lennon accusa leur maître spirituel d'avoir fait des avances à l'actrice Mia Farrow qui était sur place. Dès lors, il qualifiera le gourou d'imposteur. Remarquez, c'est la seule raison d'être de ce type de mentor mais passons. De cet harcèlement sexuel, sortira deux chansons, Sexy Sadie ainsi que Dear Prudence. Bref, de retour en Angleterre, l'enregistrement peut commencer pour s'achever environ six mois plus tard, en automne. Comme mentionné, le travail en studio se déroule très mal. Au point qu'un Ringo Starr excédé par les comportements égoïstes claque la porte durant de longues semaines. Et si à son retour il trouve sa batterie recouverte de fleurs, il se confiera malgré tout aux médias sur cette ambiance tendue, voire exécrable : " Je suis parti parce que j'éprouvais deux sentiments. Celui de ne pas très bien jouer, celui que les trois autres étaient vraiment heureux et que j'étais un étranger. Je suis allé voir John, je lui ai dit "je quitte le groupe parce que je ne joue pas bien. Parce que j'ai l'impression de ne pas être aimé, d'être exclu alors que vous êtes tellement proches tous les trois ". John m'a répondu " je croyais que c'était vous trois qui étiez très liés ! " Je suis ensuite allé voir Paul, je lui ai dit la même chose. Paul m'a répondu "je croyais que c'était vous trois ! " Je n'ai pas pris la peine d'aller voir George, j'ai dis " je pars en vacances". J'ai pris les gosses et je suis parti pour la Sardaigne. "


The Eiffel Tower and the Taj Mahal are mine to see on clear days... 


 Inutile d'enfoncer le couteau dans la plaie béante du star system. Cette double oeuvre s'est faite dans la douleur, d'accord, cela se ressent sur quelques aspects, du moins si on le sait, peut-être, mais quand on tombe sur ces deux disques étant enfant ou jeune ado, on n'en à rien à faire des histoires parallèles et ce qu'il en reste c'est ce sentiment de maîtrise absolue de la pop. Chaque personne appréciant l'époustouflant sens de la mélodie des Beatles sur cette planète a son album fétiche. Ils ont tellement produits de monuments auditifs qu'il y a de toute façon l'embarras du choix. Si j'aime avec passion beaucoup d'entres eux, notamment la période psychédélique, je reste et resterai sur ce White Album. Il n y a aucune objectivité dans cette affirmation, c'est comme ça. Pourtant j'en suis conscient, il a pas mal de défauts. Par exemple le deuxième disque est pour ma part moins bon que le premier. Et dans sa globalité il à ses moments chiants, que l'on pourrait même qualifier d'inutiles. Mais pour combien d'instants incroyables ? Evidemment lorsqu'on crée trente chansons, on se retrouve avec du mémorable, du bon et du bof. Encore que, ils n'auront pas tout mis. Certaines écrites en Inde se retrouveront sur le tout aussi exceptionnel Abbey Road ou, plus tard, sur leurs albums solo respectifs. Mais on trouve tout ce qui fait la magie de ces mecs dans ces deux vinyles, absolument tout. Des rythmes entraînants, déprimants, radieux. Des harmonies magistrales à des plus lénifiantes. Pas la peine d'aller voir ailleurs lorsque un objet réuni en un seul endroit tout ce que l'humain adore aimer ou adore détester.
Puisque j'apprécie un peu moins le second, je vais lui rendre honneur en premier, ça sera fait. Ça débute bien avec du Beatles à l'ancienne. Birthday, écrit par McCartney, est du rock 'n' roll très classique mais qui fonctionnera toujours dans trois millénaires. C'est aussi leur moyen de nous rappeler d'où ils viennent. Même cas de figure avec Yer Blues, de Lennon cette fois, qui, comme son nom l'indique, propose un blues rock sympathique. Je vous rassure je ne vais pas toutes vous les faire. Rien qu'écrire toutes les pistes en playlist sans se tromper est un exploit en soit alors il est évident que je ne mentionnerai pas chacune d'entre elles, mais c'est pour souligner qu'on déniche, même ici, d'excellentes choses dans des styles très éclectiques. Le souci intervient plutôt avec Revolution 1, Honey Pie et Savoy Truffle. Je les ai sans doute trop entendues mais elles ne m'accrochent plus et je ne suis pas certain qu'elles aient réussi à le faire un jour. Elles ne sont pas pourries, loin de là, et à vrai dire je ne vous en voudrais pas si vous me disiez qu'elles font partie de vos préférées, moi elles auront réussi à me lasser. Tout comme Revolution 9 qui était une performance en matière de collage sonore à sa sortie mais qui toutes ces années plus tard me fatigue. La présence de Yoko Ono n'est pas étrangère à ce phénomène. Ah non ! Ne commençons pas a tirer sur l'ambulance milliardaire. Aucune attaque à l'encontre de la japonaise ne sera tolérée, elle en a suffisamment pris plein la gueule, je vais me retenir. Puis à côté de toutes ces minutes moins bonnes vous avez un Cry Baby Cry qui vous réconcilie en un éclair avec votre choix d'album favori. Rempli de subtilité c'est, l'air de rien, un des plus beaux moments du groupe.



Paul McCartney



 On n'y échappera pas au petit paragraphe sur Helter Skelter. On ne peut passer sous silence l'un des tout premiers morceaux heavy metal de l'histoire ayant inspiré une quantité astronomique de formations futures. Dans un deuxième temps, Charles Manson sera parvenu à ce que son nom soit, jusqu'à la fin des temps, accolé à cette composition. Mais avant il est intéressant de noter quelques particularités. Si elle est créditée Lennon, elle est en réalité de McCartney. Sa genèse fait suite à une interview de Pete Townshend, mythique guitariste des Who, qui décrivit leur dernier single comme ayant un son lourd et brutal. Paul, très déçu du résultat, composa ce titre en y mettant les éléments qu'il aurait aimé entendre. Mais c'est donc Manson qui fera entrer Helter Skelter dans les légendes incongrues. Bien que le nom fasse référence à un toboggan, il jugea lors de la découverte du disque que les Fab Four, dont il voyait en eux les quatre chevaliers de l'apocalypse, l'avertissait d'un conflit racial imminent sur le sol américain. Alors pourquoi ? Comment ? Personne ne le sait. En revanche, ce dont on est sûr, c'est qu'il n'était pas seul dans son crâne. Lors des dernières secondes, on peut entendre Ringo Starr balancer ses baguettes et crier " I got blisters on my fingers " (j'ai des ampoules aux doigts). Et pour cause, il aura fallu une bonne vingtaine de prises avant d'arriver à la version finale. L’agacement est compréhensible. Quoiqu'il en soit, l'effet de tourbillon est parfaitement bien rendu et de toute façon ce n'est pas pour rien si de nombreux artistes ont repris ce titre par la suite. Dans un souci d’honnêteté, précisons que certains risquent de la trouver abrutissante.


Toi aussi apprends l'anglais avec les Beatles.


 Peu importe. Il est grand temps de passer au vinyle numéro un. Comme son homologue, il débute avec du rock entêtant bien old school grâce à Back In The U.S.S.R. J'ai toujours apprécié ce mélange perpétuel de twist et de légère touche de surf music dans les chœurs. Ce n'est pas du génie créatif mais en guise d'introduction ça fonctionne. Le génial intervient plutôt maintenant et il n'est pas prêt de nous laisser. Avec Dear Prudence, les Beatles ont réussi à créer une ballade intemporelle. A l'aide de la technique du picking, enseigné par le chanteur Donovan à Lennon lors du séjour en Inde - décidément ils étaient nombreux pour des gens voulant fuir la civilisation londonienne - les notes cristallines éblouissent les esprits de beauté. Je trouve que c'est une chanson fabuleuse, il n y a pas d'autres mots. Je vous laisse seuls juges de Glass Onion car moi je veux retenir l'incroyable bonne humeur qui se dégage d'Ob-La-Di, Ob-La-Da. Nous avons tous, ou presque, un jour ou l'autre, essayé de suivre les paroles en lisant un livret sur lesquelles elles étaient imprimées. C'est de loin sur cette chanson que je l'ai le plus fait étant jeune avec peu de réussite à l'arrivée mais l'important n'est pas là. Je ne me lasserai jamais de ce titre qui arrive toujours à me mettre la pêche dès ses premières mesures. Quelques-unes de ses phrases sont marquées au fer rouge dans mon cerveau et si je dois me perdre en forêt il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'elles apparaîtront comme par magie pour me redonner le moral. Alors certes ce n'est pas la plus intelligente des choses écrites par les anglais mais permettez moi de m'en foutre. Une musique c'est fait pour collectionner des souvenirs et les artistes ont le droit à leurs moments de candeur. Toutes ces informations personnelles s'appliquent également à The Continuing Story of the Bungalow Bill, qui, bien que plus sombre, figure en bonne position parmi mes incontournables. Je suis fan de l'atmosphère voulue. Je peux me la faire dix fois d'affilée, elle aura toujours cette capacité à se rendre indispensable tant elle dispose d’éléments méritant une oreille attentive. Une façon de chanter, un petit bruit, une parole, il y a toujours quelque chose qui détonne.



Ringo Starr



 Toutes ces compositions sont très bonnes, n'importe quelle formation sur cette terre aurait tué pour être capable de n'en faire qu'une d'entre elles mais ce n'est rien en comparaison de ce qui va suivre. On la doit au plus discret des Beatles, George Harrison. Entre nous, est-ce qu'il y a besoin de mots pour retranscrire l'émotion que l'on ressent à son écoute ? C'est juste exceptionnel. Tout y est parfait. N'importe qui ayant produit ce titre aurait pu s’arrêter là, s'agenouiller devant l'autel des dieux de la musique et devenir une légende. Lors d'une Selecta sur les harmonies de mon enfance j'avais déjà évoqué ce que j'en pense, je me permets donc de m'auto citer. " Si la contemplation sonore existe alors pour ma part ça serait ce morceau. Voilà le bon exemple de ce que devrait être cet art. On se fout des paroles, on se fout de tout tant qu'une musique et une voix nous hérissent les poils. Et si on se souviendra inévitablement de Paul et John dans trois cents ans, George Harrison ne sera pas à oublier tant il a su faire une composition exceptionnelle bien aidé par une guitare plaintive signée, de façon officieuse pour cause de droit, Eric Clapton. De son talent électrique rayonne une mélancolie aiguë ainsi qu'une émotion criarde proprement incroyable. Quatre minutes quarante-cinq d'une compassion sincère, rarement entendue sur un enregistrement, et qui atteste que les objets ont une âme pour peu qu'on les utilise à bon escient. Cette chanson, comme on n'en fait malheureusement plus, est le chef-d'oeuvre d'un orfèvre esthète, à écouter en boucle. "
Nombreux seront les avis divergents, moi je considère qu'il s'agit du sommet du groupe. Pour bien se rendre compte, il faut savoir qu'il ne faut pas moins que PrinceTom PettySteve WinwoodJeff Lynne et bien d'autres pour rendre une copie ayant presque autant d'âme que l'originale. C'est dire le niveau. Ha oui, au fait, je n'ai toujours pas précisé de quelle chanson je vous fait l'éloge tant cela me parait évident. Il s'agit donc de While My Guitar Gently Weeps. Voilà, après avoir entendu ça on peut mourir tranquille. Calmons les envies suicidaires car si la claque reçue est à la hauteur de l'émotion suscitée, le reste n'est pas mal du tout. Hapiness Is A Warm Gun est un classique composé sous LSD et notons que The Breeders en ont fait une reprise très cool. Dans I'm So Tired John Lennon déclare sa flamme à Yoko d'une façon plutôt introspective. J'aime beaucoup ce titre qui mêle déclaration d'amour, envie de boire de l'alcool et frustration de ne pas pouvoir fumer une cigarette, chose qui lui était interdite de faire durant sa retraite hindouiste. Passons les chansons plus confidentielles, mais toutes aussi plaisantes, pour revenir quelques instants à des rythmes plus enjoués et country avec Don't Pass Me By. Première chanson écrite par Ringo Starr, il aura mis des années à ce que le groupe accepte de l'enregistrer. Il dira lui-même qu'il aura proposé ce titre à chaque album, sans succès. J'aime bien son refrain et son emplacement correspond bien à l'ambiance du titre qui le précède et de celui qui le succède. Pour votre culture générale sachez que seulement trois de ses compos apparaîtront sur la discographie des Fab Four. C'est déjà très bien Ringo, ne t'en fais pas. Le disque numéro un, après pas moins de dix-sept morceaux, se termine avec Julia. Si habituellement c'est Paul qui se chargeait des ballades, pour une fois c'est à John d'essayer. Comme toujours, il s'en sort avec les honneurs en dépouillant au maximum les harmonies. Si vous vous prénommez Julia, je doute qu'il s'agisse d'un hasard. D'ailleurs il est à noté que Lennon rend hommage à sa mère, qui s'appelait Julia donc, et qui est morte écrasée par une voiture conduite par un policier ivre. Vous voyez bien que la violence policière ne date pas d'hier. Quoiqu'il en soit, et bien que le sujet ne soit pas des plus heureux, c'est un énième joli moment.



John Lennon


Words of Love.


 Une heure trente de musique plus tard, moins je l’espère pour lire cette chronique, c'est la fin de cette compilation qui ne dit pas son nom. Devant un travail si prolifique il y a de quoi être admiratif. Si l'on pense que ce n'est majoritairement que du remplissage alors on se trompe. On parle d'une formation qui, en un peu moins d'une dizaine d'années, a sorti une douzaine d'albums à raison de deux par an environ. Si on peut toujours critiquer une qualité n'étant pas à chaque instant au rendez-vous il serait idiot, voire impossible, de ne pas considérer chacun de ces enregistrements comme étant des œuvres incontournables. L'album blanc porte magistralement son nom de The Beatles. C'est la meilleure synthèse du groupe. Tout n'est pas génial mais ils auront mis tout ce qu'ils étaient là-dedans. On alterne nos jugements comme ils alternent les rythmes mais putain il y a dans ces disques des tas de chansons qui auront donné envie à pleins de gens de faire de la musique ou au moins de l'aimer d'un amour indéfectible. Puis le packaging est cool avec ces photos m'ayant servi d'intercalaires entre deux paragraphes. En tout cas, c'est personnel, je ne cesserai probablement jamais d'aduler ce double album car il fait partie de mes premières amours auditifs. Et si mes avis sur d'autres productions ne sont plus les mêmes qu'à l'époque, celle-ci restera jusqu'à ma fin comme étant l'une des plus belles choses que j'aurais eu le privilège d'entendre dans ma vie.


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