mardi 19 avril 2016

Chronique : Kosmischer Läufer, The Secret Cosmic Music of the East German Olympic Program 1971-83, Volume 1 (2013)


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Unknow Capability Records

Playlist : 1- Zeit Zum Laufen 156 / 2- Die Lange Gerade / 3- Sandtrommel / 4- Tonband Laufspur / 5- Ein Merkwürdiger Anschlag

Premier d'une série de compilation en comptant trois, Kosmischer Läufer, The Secret Cosmic Music of the East German Olympic Program 1971-83, Volume 1 fait parti de ce genre de disque méconnu et unique. De part son histoire et de ses qualités, il est une valeur sûre à tout amateur de musique hypnotique. 


Allemagne de l'Est, 1972

Martin Zeichnete travaille en tant que monteur de son au département animation de la DEFA (Deutsche film-atktiengesellschaft) à Dresden mais il a la tête ailleurs. Comme la plupart des allemands de l'Est de l'époque, il écoute discrètement des radios d’Allemagne de L'Ouest pendant la nuit et se prend de passion pour la "Kosmiche Musik" qui traverse la frontière de ce pays voisin. Martin, un coureur passionné, a alors l'idée d'utiliser le rythme répétitif et motork (motorik est un néologisme apparu dans les années mille neuf cent soixante-dix et utilisé pour décrire la rythmique propre à certains groupes de krautrock) comme une motivation pour les athlètes. Il est persuadé que ces rythmes hypnotiques auront un effet bénéfique, autant sur le corps que sur l'esprit, s'ils sont utilisés correctement. 

Partageant naïvement son concept et son amour pour la musique de l'Ouest avec ses nombreux collègues, Martin est prié de quitter son studio pour qu'on l’emmène à Berlin Est. Craignant le pire, il est interrogé pendant des heures à propos de ses idées mais sera finalement ébahi quand on lui proposera de travailler pour le comité national des jeux Olympiques. C'est dans un studio froid de Berlin, avec les quelques instruments électroniques que l'Etat peut lui fournir, qu'il commence un des plus étrange voyage musical. Connu du gouvernement comme le plan d'Etat 14.84 L, Martin et ses compagnons musiciens le nommeront le projet Kosmischer Laufer.  

Les onze années à venir, Martin les passera à Berlin et travaillera sous la surveillance constante des agents du gouvernement. Il a créé des heures de musique, mélangeant les instruments traditionnels du rock avec des synthétiseurs, des boites à rythmes et des boucles rudimentaires. Ses productions se composent de sons pour accompagner les coureurs à différents rythmes, pour les échauffements ou encore servant de musique d'ambiance pour les gymnastes pendant les entraînements ainsi que des morceaux destinés aux numéros de gymnastique artistique. 

Cette sélection (1975-77) correspond à un entrainement permettant de compléter cinq kilomètres à cent cinquante-six BPM. Elle comprend aussi trois minutes pour les d'échauffements et les étirements. Les titres des chansons sont ceux utilisés par Martin dans son studio à cette époque.

Il est temps de courir ! 

mardi 5 avril 2016

Chronique : The Gun Club ~ Miami (1982)


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Music On Vinyl

Playlist : 1- Carry Home / 2- Like Calling Up Thunder / 3- Brother And Sister / 4- Run Trought The Jungle / 5- Devil In The Wood / 6- Texas Serenade / 7- Watermelon Man / 8- Bad Indian / 9- John Hardy / 10- Fire of Love / 11- Sleeping In Blood City / 12- Mother Of Earth

Original et flamboyant, c'est au tour de l'album Miami du groupe The Gun Club d’être passé en revue dans une nouvelle chronique.  


One Way Or Another.


 Dans ce nouveau millénaire, il y a les récentes rééditions vinyles qui n'ont comme intérêt que le portefeuille de mieux en mieux garni de ceux qui les produisent et puis il y a les autres. Les attrayantes autant, cette fois, sur un plan financier pour le consommateur que pour la qualité artistique qu'elles proposent. Celles qui remettent sur un même pied d'égalité des artistes quelques peu oubliés dans le grand business qu'est devenu/qu'a toujours été la musique. Malgré une discographie conséquente, The Gun Club, qui seront co-produits par le célèbre label parisien New Rose, en plus de disposer des droits pour l'Europe et l'Asie, n'aura, à n'en pas douter, jamais trouvé le moyen d'être assez vendeur. Ignoré du grand public, adulé par le reste, ce groupe de son vivant ne connaîtra pas le succès qu'il aurait pu/dû mériter à la parution de son deuxième album intitulé Miami, paru sur Animal Records, en mille neuf cent quatre-vingt-deux et c'est bien dommage.