mardi 26 janvier 2016

Wax Digger Reviews Express #07: AC/DC, Big Star, Neil Young.


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WDR Express #07


Trois groupes/artistes qui font partie des héros d'adolescence. Trois courtes chroniques pour un Wax Digger Reviews Express #07 rendant hommage à des albums détenant force, vitalité et beauté.


AC/DC ~ Back In Black (1980)

Playlist : 1- Hells Bells / 2- Shoot To Thrill / 3- What Do You Do For Money Honey / 4- Given The Dog A Bone / 5- Let Me Put My Love Intro You / 6- Back In Black / 7- You Shook Me All Night Long / 8- Have A Drink On Me / 9- Shake A Leg / 10- Rock And Roll Ain't Noise Pollution

Rock'n'Roll is just Rock'n'Roll. 


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Atlantic
 Doit-on encore présenter ce monument auditif ? J'entends déjà les râleurs, les grincheux. Ceux qui soutiendront sans sourciller qu'il existe mieux dans la discographie des australiens, Ceux qui grommelleront qu'il est trop mainstream puisqu'il serait le deuxième album le plus vendu de tous les temps. C'est vrai, la réputation de Back In Black n'est plus à faire. Moi-même, quand je vois son nom dans ma vinylothèque, je n'éprouve  pas l'envie de l'écouter. Un sentiment de l'avoir trop fait par le passé. Sans aucunement regretter sa présence, je me persuadais à tort que mes souvenirs suffisaient. Eh bien non ! après l'avoir réentendu ils ne suffisent pas ! Ce vinyle ne perdra jamais de sa superbe, de sa vitalité et de sa violence guitaristique.
Sorti le vingt-cinq juillet mille neuf cent quatre-vingt et enregistré au Electric Lady Studios à New-York ainsi qu'au Compass Point Studios aux Bahamas, Back In Black fait partie des disques inlassables. Le long tintement de cloche ouvrant les hostilités est la garantie de passer une quarantaine de minutes en bonne compagnie.

 Si j'adore cet opus c'est qu'au-delà de ses qualités il renvoie à des souvenirs de jeunesse. C'est l'album que l'on découvre adolescent et qui donne envie d'aimer le folklore lié au rock. Il ne propose pas de temps mort, les mélodies virevoltent à n'en plus finir. Phil Rudd tape sa batterie sans se ménager tandis que tous les autres s'affairent à sortir des accords devenus inoubliables. Bien sûr il propose des moments plus calmes mais l'énergie reste de mise. Je n'irais pas jusqu'à dire que chaque composition est un tube mais des chansons incroyables cet album en déborde, c'est une certitude. Chacune dans leur genre, d'un hard rock acéré à un blues couillu, les compositions apportent du grain à moudre afin de maintenir un ensemble à la cohérence parfaite. Je suis loin d'être un spécialiste du groupe, et encore moins de sa discographie, quoiqu'il en soit en ce qui me concerne ce disque est le firmament de leur art. Hells Bells, Shoot To Thrill, Let Me Put My Love Into You, Back In Black, You Shook Me All Night Long, Have A Drink On Me, Shake A Leg sont autant d'hymnes fougueux pour toute une génération. Pour les quelques réfractaires je suis persuadé qu'en lui donnant une réelle chance ils apprécieront ces titres endiablés comme il se doit.

 Septième albums du groupe, premier avec un Brian Jonshon déchaîné au chant, AC/DC a mis une claque à l'humanité en sortant Back in Black. N'écoutez pas la petite voix qui prétend que vous l'avez trop entendu car elle dit de grosses conneries. Il a en lui le secret des choses réussies, il est percutant et garde son naturel. Cet hommage posthume à l'attention de Bon Scott est toujours un succès.

mardi 19 janvier 2016

Chronique : Montage of Heck, est-il vraiment à chier ? (DVD,LP, 2014)


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Montage of Heck

La critique est aisée mais l'art est difficile, paraît-il. Le talent de Brett Morgen est ici invisible, alors critiquons le sans gênes. 


Killed by Death.


 " A fond la forme " serait un bon slogan pour ce début deux mille seize. J'étoufferai les différents problèmes liés au sucre que l'on peut rencontrer au cours d'une vie et je m’épancherai plutôt, comme tout l'univers avant moi, sur l’attristant décès de ce cher Lemmy. A cette occasion je lui souhaite de s'être drapé de son plus beau costume militaire recouvert de toutes ses médailles du mérite, il y a droit plus que quiconque. Ah, n'oublions pas celui de David, la semaine suivante. Sale temps pour les fans de musique, heureusement les biographes précautionneux avaient tout préparés depuis quatre décennies. Aucun débat mondain pour savoir quelle est la disparition la plus cruelle, tragique, pour le monde du rock mais pour ma part une seule de ces deux légendes éternelles reçoit le titre honorifique de génie révolutionnant l'art et son histoire. Pour ceux qui en douteraient, attention y a un piège. M'enfin, à soixante-dix ans chacun, en ayant connu, abusé et surtout survécu aux meilleures années du siècle dernier, ce n'est qu'un juste retour des choses. D'ici huit ans tous les gardiens du temple auront disparu, il faut s'y faire. Quoiqu'Iggy serait capable de finir centenaire juste pour me contredire, quand bien même l'absence d'une grande partie de ses compagnons de route doive désormais lui peser avec force. N'aimant, en large majorité, que des musiciens disparus, au moins de la circulation, la mort logique d'une de ces icônes ne m'affecte pas. Après tout leurs meilleures créations, disons les plus inspirantes, sont loin derrière eux depuis un long moment. En revanche, je n'ai pas hâte que l'Iguane de Détroit nous quitte. Malheureusement c'est mathématique et ce jour-là j'y serai à coup sûr sensible. Puis, comme il se doit, je m'agenouillerai lorsque Neil Young nous laissera. Bon comme nous sommes dans les avis de décès, il y a aussi Michel... Mais on comprendra pour des raisons axiomatiques que cette annonce me laisse sans état d'âme. Bref, puisque ce début d'année se passe mal pour toutes ces raisons et tant d'autres autant éviter de prendre des résolutions que l'on sait intenables. Mieux, revenons en arrière afin de réduire à néant les vœux anciens. Je ne parle pas du souhait de perdre du poids, encore moins d’arrêter de fumer. Pas même de sourire un peu plus mais je fais bien sûr allusion aux convictions auxquelles on croit dur comme fer. Par exemple dès l'annonce de sa fabrication je m'étais juré de ne jamais regarder Montage of Heck car bien trop conscient de ce que j'y trouverai. Un concours de circonstances doublé d'un ennui nocturne et profond auront suffit un soir de décembre à atomiser mes sincères promesses.