vendredi 28 août 2015

The Soprano (OST), sortie vinyle en Octobre.



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Silvio Dante, Tony Soprano, Paulie Gualtieri


 S'il y a bien une chose que je refuse, c'est que Wax Digger Reviews devienne un blog d'actualités musicales. Il y a en d'excellents, et déjà en fort nombre, sur le net pour ne pas ressentir le besoin de me lancer dans cette voie. Pour être honnête, je n'en ai de toute façon pas envie, trop inutilement chronophage. Mais de temps à autre, je n'ai rien contre une petite exception lorsque la chose le mérite. Je me devais de dire aujourd'hui quelques mots sur la sortie prévue en Octobre des 2 LP de la Bande Originale de The Soprano. Le hasard fait bien les choses, puisque cela fait quelques semaines que je regarde, pour la troisième fois, l'intégrale avec la même attention que lors de ma découverte. Car même si je ne suis pas très intéressé par les séries, j'en connais peu, celle-ci mérite sans le moindre doute les éloges qui lui sont faîtes par toutes les critiques web ou papier.

 Intellectuelles, psychologiques, amusantes, cyniques, les auteurs ont réussi à rendre les six saisons captivantes malgré quelques temps morts. Au vu du sujet, la psychanalyse sous toutes les coutures d'une mafia des environs de New-York, on aurait pu craindre qu'une suite de violence gratuite. Ce n'est pas le cas. Elle existe bien sûr, mais elle est amenée au téléspectateur avec ingéniosité. Pour une scène d'action, ce sont de longs moments consacrés à la famille de Tony Soprano (James Gandolfini) et à son large univers sous contrôle. Chaque acteur présent à l'écran réalise une interprétation maîtrisée, sans aucune fausse note. Avec justesse, ils incarnent à la fois une vie quotidienne banale et l'ennui qu'elle procure ainsi que tous les moments obscurs basés sur une guerre de pouvoir et d'ego.

On ne va pas se le cacher. Si la musique est souvent bien choisie dans les épisodes, l'OST proposée à la vente n'est pas folle. Quelques titres semblent avoir été choisis pour leurs noms prestigieux plutôt que pour leurs intérêts en terme de découverte. Il y avait pourtant de quoi faire. Tant pis, le grand amateur de la série d'HBO que je suis, se laissera tenter. Reste à savoir si le prix sera aussi attrayant que l'existence tumultueuse des Soprano.

Source : http://modern-vinyl.com




mardi 18 août 2015

Chronique : Suicidal Tendencies ~ Suicidal Tendencies (1983)


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Frontier


Playlist : 1- Suicide's An Alternative / You'll Be Sorry / 2- Two Sided Politics / 3- I Shot Devil / 4- Subliminal / 5- Won't Fall In Love Today / 6- Institutionalized / 7- Memories Of Tomorrow / 8- Possessed / 9- I Saw Your Mommy / 10- Fascist Pig / 11- I Want More / 12- Suicidal Faillure

Premier album d'une longue série, Suicidal Tendencies sort dans les bacs en mille neuf cent quatre-vingt-trois. Hardcore tant dans sa forme que dans son fond, les idées prônées à l'intérieur de ce disque ne plairont pas à certains mais séduiront tous les autres. Plaisir de vivre contre besoin d'en finir, les jeux sont faits, rien ne va plus. 



Be Initial S.T


 Bon ça suffit de se morfondre dans quelques pubs anglais du cœur de Londres comme disait l'autre en mille neuf cent soixante-huit, on se remet à faire des chroniques, du moins on essaie, ça nous fera peut-être oublier ces divers naufrages estivaux qui se veulent annuels. Puisque l'humeur est en deuil et les envies stérilisées, partons pour la Californie, pour être précis à Venice. Non pour y trouver un soleil qui me fatigue déjà assez de là où je suis mais pour parler d'un collectif qui me tient aux tripes depuis fort longtemps. Fondé en mille neuf cent quatre-vingt-un, ce quatuor connaît des débuts difficiles. Une grande routine dans ce business. Plus disposés à faire la fête qu'à prendre au sérieux leur musique, ces artistes seront qualifiés de plus grands connards par un fanzine local. Ils devaient être objectifs puisque en l'espace de quelques mois ces mêmes p'tits gars leur décerneront cette fois la palme du meilleur nouveau groupe. Quoiqu'il en soit Suicidal Tendencies enchaîne les concerts sans discontinué et engrange les fans dix par dix. Violents sur scène, les membres, Mike Muir en-tête, chanteur de sa profession, donc plus mis en avant, ne tarderont pas à être accusés d'appartenir à un gang. Vraie rumeur ou fausse accusation, la cause de ce tapage est à imputer en partie, il en faut peu en Amérique, aux bandanas bleus que tous arborent et qui depuis sont devenus un signe de ralliement à la cause. Une formation sentant la guerre de territoire attire les maisons de disques plus vite qu'un banc de requins à pointe noire, ainsi ils recevront pas mal de propositions d'une honnêteté inégale puis choisiront le label indépendant Frontier. Dès lors une aventure mondiale débute. Une odyssée pas prête de se conclure.