mardi 9 juin 2015

Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.


chien psychédélique noir et blanc musique podcast
Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.








Salut c'est moi Nono, j'suis le robot héros.


 A l'heure où tout le monde se branle sur Christine And The Queen et tant d'autres immondices culturelles pour ma part sans valeur, il est bon de regarder en arrière l'espace d'un instant. Il paraissait inévitable que je m'aventure, un jour ou l'autre, dans mes premiers souvenirs audiophiles pour en ressortir le plus marquant. Bien entendu il n'y aura aucune objectivité dans mes choix et mes propos, et bien sûr tout ce qui s'y trouve ne plaira pas à tout le monde mais après tout c'est le principe même de l'existence.

 Il n'est jamais évident de s'immerger dans des choses datées, surannées, mises de côté bien à l'abri dans le tiroir de nos souvenirs. Depuis l'enfance des fleuves ont coulé sous les ponts, on a grandi, nos pensées ont changé, nos goûts ont évolué. La conséquence prendra la forme d'un regard plus acerbe sur ce lointain passé. On se demande même parfois pourquoi nous étions à ce point fan d'une musique, d'un artiste ou d'un film. A l'inverse, on peut se rendre compte que ces visages ridés, vieilles mélodies oubliées, images délavées, redécouvertes à l'occasion d'une nostalgie fatidique ne nous ont pas quitté. Prenons le cas d'une chanson adorée il y a de ça vingt ans. On connait encore chaque recoin de sa structure et même si on est peut-être moins dithyrambique sur sa qualité, il y a de grandes chances que l'on apprécie toujours autant ce qui sort de nos enceintes, elles non plus pas toutes jeunes. On comprend alors le rôle important qu'ont joué toutes ces survivances dans notre propre cheminement philosophique. On aperçoit le parcours évolutif d'une culture parmi des milliards d'autres, son amorce, son arrivée actuelle, le long des décennies qui s'écoulent sous nos aqueducs respectifs.

 Evidemment, je vous épargnerai dans cette cinquième Selecta les séries ou les dessins animés que l'on a tous écoutés bon gré mal gré, même si BoumboUlysse 31 ainsi qu'Arnold et Willy ou Jayce et les conquérants de la lumière sont des réminiscences sonores inoubliables. Surtout en ce qui concerne les deux derniers dont les génériques ne sont pas plus ridicules qu'une grosse quantité de rengaines des années quatre-vingt. J'ai déjà dû mentionner sur ce blog mon aversion pour cette décennie culturellement parlant, quand bien même l'âge et les sorties des sentiers battus au fil du temps m'aident à tenir une position moins catégorique aujourd'hui. Un simple exemple de la métamorphose enfant/ado/adulte. Que l'on ne me parle pas d'une variété française dans sa globalité traumatisante d'ennui mais après tout j'adorais Genesis à cette époque alors que désormais mises à part quelques compositions j'ai du mal à apprécier que se soit leur période progressive, la pire à mon sens, ou celle rock fm plus apte à plaire à un jeune public.


Select-à-Chat.


 Comme beaucoup j'imagine, ma première oeuvre audio reçue lors d'une fête fut le Greatest Hit I de Queen dans sa version cassette. Faire l'impasse sur au moins un des dix-sept titres était franchement impossible. Si même les Aliens se souviennent de Bohemian Rhapsody, personnellement j'en ai fait une overdose et là encore j'imagine que c'est le cas pour beaucoup d'entre nous. Après m'être replongé dans le best of de la Reine mon choix s'est porté assez naturellement sur Bicycle Race que j'adorais sans trop savoir pourquoi. C'est ce qui est merveilleux quand on est un enfant qui plus est non anglophone. On n'a pas besoin de comprendre les paroles pour aduler un moment présent, c'est uniquement le son qui a de l'importance. Inutile de savoir si c'est cool pour la plèbe, on se laisse bercer sans avoir à se justifier avec le ressenti pour seul juge. On aime ou c'est de la merde, voilà ce qui devrait être toujours d'actualité peu importe l'âge et peu importe les leçons de morale bienveillantes envers la médiocrité. Dans l'art, le oui mais ne devrait jamais avoir sa place, même si évidemment nous avons tous une prédisposition au lissage d'opinion, moi y compris. Il n'y a guère que sur Queen et sur Dire Straits que mon avis n'a, peut-être à tort, jamais évolué. J'adore leurs best of mais je suis incapable d'aimer un album car, pour me citer, c'est de la merde. Et tant pis si c'est une connerie de ma part, c'est mon droit le plus strict au mauvais goût. Il n’empêche que, malgré cela, j'exprime mes remerciements à Freddie Mercury, Brian May, John Decon et celui dont j'oublie toujours le nom, pour les heures entières passées à écouter cet enregistrement sur l'unique walkman que j'aie eu en ma possession.

 Mais ça c'est pour ce qui concerne ma première vraie acquisition, Davy Crockett ne comptant pas. Le reste des sonorités que j'écoutais, le terme entendre est plus exact, durant les prémices de ma vie provenait surtout des vinyles qui trônaient dans le salon familial. Je ne vais pas mentir et faire le couplet naïf du bon père de famille écoutant sa collection tous les dimanches matin devant ses enfants ébahis. Non, dans la réalité je n'ai que des bribes de ce genre de scènes. J'ai nettement plus le souvenir de vinyles servant à la décoration, les pochettes sur une table et sous une plaque en verre. Mais ma fascination d'un album comme Axis: Bold As Love de The Jimi Hendrix Experience vient à n'en pas douter de là. Le visuel d'un disque est une chose très importante, elle ouvre la voie à l'imaginaire quand bien même on ne la comprenne pas toujours. Sans en avoir conscience au premier abord, on décrypte avec plus ou moins de succès ce qui se cache sous le dessin avec, quelques fois, de grandes déceptions. Ce disque lui ne m'a jamais déçu. Je ne suis pas un grand admirateur de Jimi, même si assurément, comme le monde entier, je ne peux que me prosterner devant son mirifique talent. Cependant Axis: Bold As Love reste et restera une oeuvre de légende en ce qui me concerne. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet puisque j'imagine qu'un jour sa chronique viendra s'ajouter à la liste. Encore que, je n'en suis pas sûr, tant je n'explique pas moi-même une telle attraction pour cet objet acidulé, beau à voir et dans lequel rien n'est à jeter.

 De temps à autres donc, sur une de ces magnifiques vieilles chaînes hi-fi seventies, argentée et modulable, un album dévoilait ses mélodies cachées. Rien de très original pour l'époque, Supertramp et son superbe Breakfast In America en tête. Je dois dire que je connais mal la discographie des Anglais mais lui ne me lasse pas. Certes il date. Trente-six années et vingt-cinq millions d'exemplaires auraient dû lui faire perdre de sa saveur sous l'égide du tampon commercial. On aime détester ce que tout le monde possède. Mais que voulez-vous ces saxos, synthés,guitares, ces airs entraînants, me font encore un appel du pied et j'y succombe régulièrement.
Vous aimez le saxophone ? Ça tombe bien étant donné que Coltrane fait une apparition remarquée avec son Acknowledgement issu de ce que je considère comme son plus grand disque, du moins le plus accessible, A Love Supreme sorti en mille neuf cent soixante-quatre. Pour gagner du temps je ne m'épancherai pas sur ce titre, enregistré en une seule prise, qui risque de diviser les esprits. Je comprendrais sans vexation que l'on n'aime pas, le jazz est une musique brillante mais compliquée à assimiler.

 Je me rends compte pour cette occasion à quel point cet instrument à vent avait jadis mes faveurs. On le retrouve de nouveau sur Fohat Digs Holes In Space des Gong. Énième fabuleuse chanson psychédélique, parfaitement bien composée, qui met en en avant une titanesque montée avant un final explosif, plus clownesque. En outre, je me suis servi de quelques entractes provenant toujours de l'opus Camembert Electrique, chaudement recommandé à tous les curieux.
Le synthétiseur Moog est indissociable d'une ère bénie pour l'industrie musicale, Higher Ground de Stevie Wonder est là pour nous le rappelerTiré d'Innervisions, c'est un titre accrocheur et dansant qui reste une valeur sûre à l'instar des nombreuses productions du multi-instrumentiste.
Il était impossible pour Led Zeppelin de ne pas être présent à un tel rendez-vous. Des interprétations fantastiques, une musicalité inouïe, sans oublier une maîtrise totale de leur sujet, font de ce groupe un incontournable pour toute vinylothèque digne de ce nom. Une nouvelle fois, un combat ravageur à base d'hésitation eut lieu dans mon cerveau mais j'ai finalement choisi un morceau planant, serein mais presque noir avec Thank You, afin de représenter une formation phénoménale que je mets souvent de côté ne serait-ce que pour vivre d'éternelles retrouvailles extraordinaires.


Club Der Visionäre.


 Puisque je parle d'Angleterre, et si adolescent mes préférences se situaient indéniablement à l'autre bout de l'Atlantique, enfant je trouvais principalement mon bonheur du côté de la Manche comme le prouve cette Selecta. Qu'on se le dise, les Rolling Stones ne sont entrés que très tard dans ma culture musicale, car c'est une musique qui, selon moi, demande une certaine attention pour l'apprécier comme il se doit. Comme une guerre des consoles insensée ou une préférence imposée par les médias des années quatre-vingt-dix entre Oasis et Blur, tout le monde aura une préférence hargneuse dans cette guérilla des boutons absurde mais pas si inintéressante. Pour des générations entières si ce n'était pas Jagger et ses potes c'était Mc Cartney et Lennon. En ce qui me concerne, à la découverte de l'album blanc des Beatles, mon choix entre les deux clochers n'était plus à faire.
On peut citer pleins d’œuvres des FabFour toutes aussi cultes les unes que les autres mais je reviendrai jusqu'à la fin de mes jours à ces trente compositions, évidemment pas toutes génialissimes, mais suffisamment éblouissantes pour m'avoir fait tomber amoureux d'elles instantanément dans un grand fracas divin. Une véritable révélation.

 Quel choc pour moi de prêter une oreille sur des Back In Urss, Dear Prudence, Ob-La-Di Ob-La-Da, Julia, The Continuing Story Of Bungalow Bill, Helter Skelter, Sexy Sadie et j'en passe, qui me permirent, en sus, d'assimiler mes premiers mots anglais. Mais ce n'est rien en comparaison du joyau absolu des petits gars de Liverpool qui se nomme While My Guitar Gently Weeps. Si la contemplation sonore existait alors pour ma part ça serait ce morceau. Voilà le bon exemple de ce que devrait être cet art. On se fout des paroles, on se fout de tout tant qu'une musique et une voix nous hérissent les poils. Et si on se souviendra inévitablement de Paul et John dans trois cents ans, George Harrison ne sera pas à oublier tant il a su faire une composition exceptionnelle bien aidé par une guitare plaintive signée, de façon officieuse pour cause de droit, Eric Clapton. De son talent électrique rayonne une mélancolie aiguë ainsi qu'une émotion criarde proprement incroyable. Quatre minutes quarante-cinq d'une compassion sincère, rarement entendue sur un enregistrement, et qui atteste que les objets ont une âme pour peu qu'on les utilise à bon escient. Cette chanson comme on n'en fait malheureusement plus est le chef-d'oeuvre d'un orfèvre esthète, à écouter en boucle.

 A leurs côtés, The Nice et Emerson, Lake And Palmer pourraient faire pâle figure. Ce serait mal connaître Keith Emerson qui signe dans cette Selecta pas moins de deux titres issus de deux groupes distincts. Un hasard puisque enfant je n'avais évidemment pas poussé la curiosité au-delà du raisonnable. Ce monsieur, en dehors de son génie non usurpé, est connu pour sa grande estime de soi et même s'il ne lira jamais ces lignes je n'arrangerai pas les choses en soulignant que je lui dois beaucoup dans mon parcours musical. Emerson, Lake And Palmer, l'album éponyme, a participé inconsciemment à mon amour du progressif et America - la chanson, pas le groupe - n'a fait que le conforter. Avec l'âge mes préférences quotidiennes se sont envolées vers d'autres cieux mais au plus profond de mon être le prog tient toujours une place plus qu'importante. C'est avec plaisir que je reviens vers ces mélodies folles, exécutées avec une précision impressionnante qui, je le sais bien, pourraient faire mal à la tête à certains tandis que les autres casseront les chaises de jardin dans une frénésie qui n'aura d'égale que la rapidité d’exécution de cette reprise de West Side Story.

 Qui dit rock progressif, dit bien sûr Pink Floyd. Si je ne devais retenir qu'un des albums figurant ici ce serait sans aucun doute Saucerful Of Secrets, le deuxième opus des Anglais. Une fois de plus le visuel de la pochette a tenu une part primordiale. Enfant j'étais subjugué par celle-ci. Pourtant je n'ai jamais su ce qu'elle pouvait représenter et à vrai dire je ne le sais toujours pas. La seule chose que je sais c'est qu'elle est parfaite pour ce qu'elle contient. J'aurai pu vous mettre le disque entier tant je le considère comme une oeuvre majeure du vingtième siècle. Ce vinyle est tout bonnement ahurissant, ingénieux, obscur, intelligent, magnifiquement orchestré, pour faire court il a tout pour lui. C'est encore un album du Floyd dans sa genèse originelle, même si dieu Syd Barrett n'aura joué que peu de titres. Ne parlons pas de choses qui fâchent et ne revenons pas sur l'éviction cruelle mais inéluctable d'une des plus grandes légendes ayant foulé la terre, surtout que David Gilmour, déjà présent, divulgue son art à la perfection grâce à ses guitares somptueuses.
Au fil du temps mes prédilections furent variables. Chaque opus du groupe a eu droit à ma considération, du moins jusqu'à The Wall, mais le deuxième n'a jamais quitté sa place dans mon top trois. Je ne l'ai pas mise ici pour diverses raisons, mais la première oeuvre conceptuelle des Londoniens, à savoir Saucerful Of Secrets, est un concentré de génie artistique en douze minutes. Il n'y a pas de mot pour exprimer ce que l'on peut ressentir en sa présence. Rien que l'introduction est faramineuse. Quatre minutes à foutre les jetons, ce qui d'ailleurs en aurait fait une Bande-son horrifique merveilleuse de n'importe quelle production si tant est qu'elle soit sortie avant les années deux milles. Parce qu'on le sait tous, les films d'épouvante post nouveau millénaire c'est de la merde.

 Petit, je me souviens que lors d'écoutes intégrales de ce long morceau, je m'imaginais vagabonder sur un chemin de forêt. Sentant l'omniprésence de bêtes supposées féroces tout autour de moi je me dirigeais vers des tambours frappés à l'unisson signalant, selon toute logique, un village d'autochtones. L'avancée, pareille à un cauchemar, semblait interminable surtout lorsque des chauves-souris métalliques narguaient à grands coups d'embardées le visiteur impromptu que j'étais. Seul un dénouement à mon désavantage apparaissait plausible quand, aussi soudain qu'un mirage, la silhouette d'un Chaman, prétendument drapé d'une de ces bêtes féroces, se détachait de l'obscurité. Sans un mot, à son contact il me donnait sa bénédiction ainsi qu'une poignée d'herbes de son secret. A cet instant la fatigue, la faim, la soif n'avaient plus d'importance et seul la complainte maladive d'une baleine inopportune en ces lieux avait momentanément encore du sens. Hagard, je m’avançais petit à petit vers ces résonances bienveillantes à la texture de coton. Sans m'en rendre compte, mon hôte avait pris place derrière un orgue édifié de roches et de bois mort. Il jouait sans se soucier de moi, mon périple prenait fin tandis qu'un faisceau céleste accompagné par des dizaines de chœurs angéliques annonciateurs d'un bien-être ésotérique ou d'une mort douce, libératrice.
Mais il faudra attendre avant de la retrouver dans une future Wax Digger Reviews Selecta. Pour l'heure, c'est à Let There Be More Light qui, dans un autre genre, a la lourde tâche de représenter l'album préféré de ma jeunesse. Si de nos jours clamer son amour de Pink Floyd peut parfois prêter à sourire, pour cause de nom lié à la culture populaire, et que prononcer ce nom renvoi inexorablement à une image de vieillotte, dépassée, tant pis, puisque pour l'éternité ces jeunes gens, dans les années soixante, sont aussi associés à deux premiers opus formidables, entrés par la plus grande des portes dans la postérité. La mienne en tout cas.


It's Smile Life.


Pas de panique, nous arrivons au terme. Je ne suis pas un adepte du cinéma, de fait je n'ai aucune connaissance poussée dans le septième art. Toutefois, je me devais de partager quelques musiques de films qui m'auront marqué. Je vous épargne les résumés fastidieux, après tout on a inventé internet pour télécharger si le cœur vous en dit.
Tout d'abord, Jessica Harper chante Special To Me (Phoenix Audition Song) de Phantom Of Paradise du célèbre Brian de Palma qui modernise Le Fantôme De l'Opéra. Pour ma part, c'est une oeuvre cinématographique grandiose, incroyable sur pleins de points. Sa soundtrack est sans surprise du même tonneau.
Ensuite nous avons Hair - production qui m'est chère et déjà évoquée dans lors d'une précédente Selecta - avec le très connu The Flesh Failures (Let's The Sunshine). Pour être sincère, j'ai hésité à l'incorporer, trop entendu, pollué par Julien Clerc, mais après tout comme le but est de parler/faire écouter des chansons de ma jeunesse je ne pouvais pas faire autrement. Jeune, j'ai sûrement vu une centaine de fois le pamphlet anti guerre du Vietnam version Milos Forman, l’honnêteté envers moi-même était en jeu.
Le troisième provient cette fois des Who intitulé Tommy, que je vous recommande si vous ne l'avez toujours pas vu. Si je ne suis pas un adorateur fanatique de la discographie des Who, je vous encourage là encore d'y prêter une oreille consciencieuse au vu de la qualité irréprochable des musiciens. On y trouve des perles comme ce We're Not Gonna Take It et son superbe dénouement enjoué qui compte parmi les plus frappants du rock. Pour cette raison et beaucoup d'autres, il était légitime de l'utiliser en guise de point final à cette sélection musicale.

L'heure est venue. Je ne sais pas si l'hommage est à la hauteur de toutes ces légendes désormais mortes ou ayant la moitié du corps dans la tombe. Quoiqu'il en soit c'était une plongée dans les abîmes d'un passé. Un parmi d'autres. De ces sonorités familiales à fortes tendances psychédéliques en ressort un amour sincère pour un art majeur.Tant de musiciens de mon enfance n'ont pas pu avoir une place car il faut bien un The End à la Looney Tunes, mais l'essentiel est là. Quand je serai vieux, vraiment vieux, je réécouterai sans doute cette Selecta et je me dirai dans un élan d'ego semblable à ceux de Keith Emerson que les goûts de mon Mini-Moi n'étaient pas si mal.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire