mardi 29 décembre 2015

IAM ~ L'Ecole du Foutage de Gueule.


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Warner Music


La réédition de ce mois-ci de l'Ecole du Micro d'Argent ne va pas faire que des heureux. 


Un mauvais son brut pour les cols blancs...


 L'Ecole du Micro d'Argent, mythique pour les uns, tout juste bon pour les autres. Je vous parlais il y a quelques jours des dérives liées à la mode du vinyle, eh bien voici qu'elle a engendré une énième victime. Un éclopé qui ne méritait sûrement pas un tel résultat. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut revenir sur certains points importants de manière à comprendre comment les choses ont mal tourné. Dans un premier temps il faut savoir qu'un original de mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept se trouve à plusieurs centaines d'euros. Là n'est pas le problème, car même s'il n'est en aucun cas rare, il n y a qu'à voir les différents sites de vente, cela reste un album convoité.
Afin de lutter contre cette inflation qui n'en finit plus, certains ont jugé bon de sortir une édition pirate. Comprendre par là qu'elle n'est ni autorisée par Warner Music, ni par le groupe. Si les pistes restent les mêmes, sauf la dernière, on ne peut guère se tromper puisque la pochette, elle, diffère de l'originale. Quant à la qualité sonore de ce pirate, elle reste correcte, sans plus.

dimanche 20 décembre 2015

Data Disc, du jeu vidéo au vinyle.


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Streets of Rage


 Si la mode du vinyle, depuis quelques années maintenant, pose de sérieux problèmes éthiques - cotes grimpant en flèche de façon grotesque, pressage de mauvaise qualité fait à la va vite dans un seul but mercantile - il est bon, parfois, de saluer des initiatives qui n'auraient sûrement pas eu lieu sans ce retour remarqué. C'est le cas de Data Disc qui, depuis quelques mois, s'efforce à publier sur son catalogue des OST de jeux vidéos. Je n'entrerais pas dans les détails mais si d'un point de vue extérieur on pourrait croire qu'il s'agit d'un marché mineur, quasiment de niche, dans la réalité les adeptes de musiques vidéo-ludiques sont de plus en plus nombreux chaque année. Le choix de ce label de se concentrer exclusivement à cette pratique semble donc pour le moins judicieux.

 Au nombre de quatre, Streets of Rage, Shenmue, Shinobi III, Super Hang On, le choix est pour l'heure limité. Pour autant je reste persuadé que les nostalgiques sauront s'en contenter, surtout que Data Disc ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin. Pour les intéressés, il faudra dépenser aux alentours de vingt-cinq euros pièce. Ce n'est là encore pas donné mais à la différence de certaines maisons de disques (Music On Vinyl pour ne citer qu'eux, leur édition du Rage Against The Machine me restant au travers de la gorge) un soin tout particulier, autant sonore que visuel, a été mis en oeuvre afin de satisfaire les amoureux du travail bien fait. Bref, c'est un cadeau original et une bonne nouvelle pour tous les trentenaires amateurs de jeux vidéo.


samedi 28 novembre 2015

Chronique : Joseph ~ Stoned Age Man (1970)


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Scepter Records


Playlist : 1- Trick Bag / 2- I Ain't Fattenin' No More Frogs For Snakes / 3- Cold Biscuits And Fish Heads / 4- Stone Age Man / 5- I'm Gonna Build A Mountain / 6- Mojo Gumbo / 7- The House Of The Rising Sun / 8- Gotta Get Away / 9- Come The Sun Tomorrow 

Seul enregistrement d'un énigmatique songwriter, Stoned Age Man est sans conteste ma découverte musicale la plus palpitante de l'année deux mille quinze. Plutôt pas mal pour un disque sorti il y a quarante-cinq ans.  


Moi, je me déguise en homme pour n'être rien. 


 Avant d'entamer la grande, expédions la petite histoire égocentrique en quelques mots. Cela faisait de longs mois que je n'avais pas écouté de psyché en dehors de quelques bribes éphémères. C'est souvent le problème quand on a abusé d'une chose, on atteint, sans trop la voir venir, une overdose irrépressible. Pourtant je le sais, des grands classiques, aux airs dilués dans différents genres et sous-genres, ces sonorités cérébrales me chaperonneront jusqu'à la fin. Et si un hypothétique au-delà existe alors pourvu qu'elles me rejoignent car elles font partie de mon âme. C'est mon truc. Mais là encore, le souci quand c'est notre truc, c'est qu'avec les années qui défilent on devient exigeant. On se met, c'est bêtement humain, à faire la fine bouche. On cherche encore et toujours une nouveauté tout en sachant pertinemment qu'elle ne le sera pas. On fouille au petit bonheur la chance afin de débusquer des mélodies qui nous animent comme au premier jour de l'illumination. Ce phénomène peut-être mis en parallèle avec le besoin journalier du junkie qui se shoote avec pour unique espoir de revivre le flash, violent, intense, agréable, que l’héroïne lui aura procuré lors d'une première prise. Une fois, pas deux, sachez-le. A l'inverse, la musique, et c'est à ce moment précis qu'intervient son véritable pouvoir, n'a aucunes limites, elle ne s’arrête jamais de subsister. Des albums inconnus, on en découvre chaque jour qui passe dans une lenteur démesurée.
Jusqu'à peu j'ignorais l'existence de Joseph, depuis que je le connais cette idée me paraît impensable. Désormais, entre lui et moi, il s'est développé un lien quasi mystique. Il n'aura suffit, à l'instar de l'archétype du drogué décrit plus haut, que d'une écoute pour que je me sente à l'aise à l’intérieur de son cerveau dérangé et dans ses pensées intimes qu'il se sera évertué à mettre sur bande. Oh bien sûr, et nous y reviendrons, cela s'explique aisément par le fait qu'après tout il n'a rien inventé. Si habituellement être parmi les premiers est une composante essentielle à la critique d'une oeuvre, ici, pour être honnête, ça n'a pas d'importance. Stoned Age Man est une fabrique à hits psychédéliques mais bien plus encore; il est à n'en pas douter une Masterpiece que tout passionné se doit de connaître voire de détenir dans sa collection.

lundi 9 novembre 2015

Chronique : Kid Loco ~ A Grand Love Story (1997)


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Yellow Production


Playlist : 1- A Grand Love Theme / 2- Relaxin' With Cherry / 3- Love Me Sweet / 4- The Bootleggers / 5- Calling Aventura King / 6- Sister Curare / 7- She's My Lover (A Song For R) / 8- She Wolf Daydreaming / 9- Alone Again So / 10- Cosmic Supernatural

Ancien adepte de la violence sonore, Jean-Yves Prieur alias Kid Loco sort un premier album magistral en mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept chez Yellow Production.


Here shes comes now.


 Évidence noyée dans une mer d'évidences. Spécifique à certaines émotions momentanées, nous choisissons sempiternellement selon nos humeurs telles ou telles choses à voir et, par-dessus tout, à entendre. Et puis, il y a A Grand Love Story. Ce n'est peut être qu'une illusoire impression personnelle mais ce vinyle ne se range pas dans un lambda tiroir à sentiment. En effet, je sais oui, avec un intitulé pareil il est vrai que le thème amoureux lui colle à la peau avec élégance et du reste, sans originalité aucune, cette chronique sera consacrée dans ses grandes lignes à l'amour. A toutes les amours. Ceux qui naissent souriants, ceux qui grandissent confiants, ceux qui finissent meurtris. Les histoires d'amour finissent bien en général sauf pour ceux qui ne sont vraiment pas faits pour ça; il est fort à parier qu'ils sont nombreux. Les romances durent pour les plus doués tandis que pour les autres elles s’évaporent dans l'air plus vite qu''un papier de cigarette enflammé. Injustice navrante, iniquité concrète. Mais puisque nous ne sommes pas devins, nous ne pouvons savoir ce que l'avenir nous réserve, et puisque nous ne sommes - pas encore - morts, il se peut que nous ayons une bonne surprise à l'arrivée. Si elle n'a pas disparue, l’espérance s'en contentera autant qu'elle le peut.
Je n'apprendrais rien à personne, l'amitié est une forme sous-jacente d'amour. Il devient donc légitime que cet album puisse s'écouter en bonne et due forme dans ces conditions, bien détaché des considérations purement physiques. Il s'accorde à toute heure, à toute météo, à toute saison. Ici et maintenant. Partout et nulle part, tant que l'on n'exige pas de lui, comme le suggère sa pochette, violence et brutalité. C'est une suite de chansons d'où coule sans interruption une bienveillance des plus subtiles. A la vue de ces premiers mots on peut craindre une soupe dégueulasse mais que les nouveaux arrivants anti-niaiserie se rassurent. Ce n'est pas le genre de la maison, ni la sienne ni la mienne. Son géniteur n'est pas n'importe qui dans le paysage auditif et c'est ce que nous allons approfondir sans plus attendre.

mardi 20 octobre 2015

Wax Digger Reviews Selecta #06 : Crate Digger (hip-hop)


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Crate Digger







Mic Check 1-2.


 C'est certain, je ne suis pas le mieux placé pour parler de cette musique. Sans doute trop occupé à fouiller le moindre recoin de tout un tas d'autres genres et sous-genres, je n'ai découvert le rap, en majorité US, que relativement tard. De fait ma connaissance liée aux artistes de ce mouvement n'est pas encore faite, du moins pas assez à mon goût. J'en découvre tous les jours et cela me prendra, comme d'habitude, des années pour faire un tour d'horizon suffisamment complet afin de m'en satisfaire.

 Mais puisque apprendre, découvrir, redécouvrir, est le but cet exercice dans lequel on ne peut pas tout mettre, j'avais tout de même l'envie de partager une selecta exclusive à cette culture hip-hop née, comme souvent, de l'autre côté de l'Atlantique. Si on s'améliore, on ne se refait pas. Du coup j'ai voulu me concentrer sur un passé récent ou plus ancien. Mettre en avant des instrus entêtantes ou des flow intéressants, sans me soucier du reste. Nul besoin donc de plus de mots pour cet hommage sincère envers des tracks extraordinaires. Passer une heure en compagnie de ces artistes remplacera tous les discours.


mardi 13 octobre 2015

Chronique : Sati Mata ~ In Camera (EP, 2010)


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Sati Mata


Playlist : 1- Seven Years / 2- Une Symphonie En Gris / 3- Métamorphosis / 4- Réminiscences / 5- Rencontre

Quand une rencontre fortuite et virtuelle vous fait découvrir à la fois un groupe et un EP, cela donne une chronique imprévue. 

Réseaux Sociopathes...


 Plusieurs années durant, sans m'y intéresser plus que de raison, je ne voyais pas quelle valeur ajoutée pouvait avoir Twitter. Plus que ça même, je ne savais pas comment l'utiliser. A titre personnel je n'en ai jamais eu l'utilité mais quand on possède un site, les réseaux sociaux deviennent paraît-il vitaux, alors... Enfin, dans les faits cela marche sans doute lorsque l'on est doué en communication. Rien ne tombe du ciel. Il est facile par conséquent de deviner que je ne le suis pas. Rien n'a changé en termes de notoriété depuis que j'utilise ces outils et si je dois confier une frustration inéluctable au vu de cette situation, je me dois surtout de reconnaître que c'est un mal pour un bien. Pour en revenir au pigeon bleu ciel, j'admets également que l'on y prend goût. Assez vite, son pote Facebook est relégué au second plan pendant que Google +, lui, se débat dans les méandres de l'inutile. Même si je l'aurais cru sans trop y croire, Twitter ne sert pas qu'aux hashtags liés aux conneries télévisuelles. Un beau jour ou peut-être une nuit, on nous ajoute. De nature curieuse on feuillette le compte de ce nouvel arrivant histoire de ne pas additionner n'importe qui ou n'importe quoi dans le seul but d'augmenter artificiellement des statistiques vides de sens. Habitué, on se dit avec une pointe de cynisme désillusionné qu'il s'agit encore et toujours de ces connards qui, eux, accros à la gonflette numérique, ajoutent compulsivement tout ce qui passe sous leurs mains cupides en espérant qu'on en fasse de même sans chercher si nous avons le moindre rapport dans nos activités respectives. C'est peut-être de cette façon que ça marche. Si c'est le cas mon esprit doit se préparer à ce que ça ne marche jamais. Cette fois il s'agit d'un groupe français qui sonne à la porte. Par chance il y a un lien Youtube et puisque nous n'avons rien à faire de mieux à faire en cet instant, on appui sur play en étant persuadé que de toute façon cela ne donnera rien, comme souvent.

vendredi 25 septembre 2015

Wax Digger Reviews Express #06 : Dinosaur Jr. ~ Chokebore ~ Blonde Redhead.


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WDR Express #06

Vous avez maintenant l'habitude avec ce sixième numéro, Wax Digger Reviews Express aborde des œuvres de manière succincte. Cette fois c'est le mouvement indie qui est à l'honneur avec pas moins de quatre albums.


Dinosaur Jr. - Green Mind (1991)

Playlist : 1- The Wagon / 2- Puke + Cry / 3- Blowing It / 4- I Live For That Look / 5- Flying Cloud / 6- How'd You Pin That One On Me / 7- Water / 8- Muck / 9- Thumb / 10- Green Mind

Premier disque signé sur une major après le départ remarqué du bassiste Lou Barlow, Green Mind, sorti en mille neuf cent quatre-vingt-onze, se place dans le top trois des meilleurs opus que compte la discographie du groupe indie, Dinosaur Jr

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Blanco Y Negro
J Mascis désormais seul aux commandes, il sera uniquement aidé par le batteur sur trois chansons, parvient à produire un album d'une douce mélancolie. Avec Wagon, il s'ouvre sur un morceau qui retranscrit avec fidélité ce qui va suivre. A savoir une frappe de batterie lourde, une voix pas toujours très juste, mais transpirante de sincérité, mais aussi et surtout de superbes guitares pour lier l'ensemble. Pas de temps à perdre, Puke + Cry pointe le bout de son nez. Ce titre, sentant bon le début des années quatre-vingt-dix, est outillé d'un refrain particulièrement accrocheur. Quitte à jeter des fleurs autant y aller gaiement, alors disons qu'il s'agit d'une petite merveille à apprendre dans toutes les écoles de musique. Nous aurions pu nous arrêter là mais ce serait passer à quelques centimètres d'une perle portant le nom de Flying Cloud. La voix de J Mascis n'y est à aucun moment sur la bonne tonalité, ce qui participe à la rendre émouvante, mais les guitares sont d'une telle clarté que cette ballade d’à peine deux minutes trente-cinq nous plonge dans un état d'inconscience qui nous renvoie à toutes sortes de souvenirs. C'est en quelque sorte une déprime douce. Water est là encore une de mes préférées parmi ce Green Mind avec son riff accrocheur, son ambiance sombre. Assurément un des grands moments se cachant avec pudeur dans le mouvement indie.

 Green Mind est le genre de disque dont on ne se lasse pas pour peu que l'on aime le genre. On l'oublie, on le voit sur l’étagère, on se dit oui mais non, et puis un jour on le repose sur la platine et on le redécouvre en ayant le même plaisir que lors d'une première écoute. Les morceaux s’enchaînent avec pour fil rouge une mélancolie agréable. Il y a du très bon et du un peu moins bon en apparence mais pour ma part du premier au dernier titre je ne m'y ennuie jamais. Si je devais lui trouver un défaut, il y'en a toujours au moins un, je dirais que la fin du titre How'd You Pin That One On Me n'est pas agréable à écouter avec ses guitares beaucoup trop mises en avant. Mais s’arrêter à ce détail ne serait pas rendre honneur au monstrueux boulot effectué par un Mascis ayant enregistré tous les instruments. A mettre entre toutes les mains.

mercredi 16 septembre 2015

Chronique : Dylan And The Dead (1989)


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Columbia


Playlist : 1- Slow Train / 2- I Want You / 3- Gotta Serve Somebody / 4- Queen Jane Approximately / 5- Joey / 6- All Along The Watchtower / 7- Knockin' On Heaven's Door

Quand on n'aime ni Bob Dylan ni Grateful Dead, tout n'est pas perdu, la preuve tout de suite. 

 Afin de débuter cette chronique du mois de Septembre, je me dois de révéler une affirmation qui pourrait, pourquoi pas, emprunter les traits d'une repentance. A dire vrai, ce n'est pas une mais deux confessions qui, cette fois j'en suis sûr, ont la capacité de m'attirer les foudres accusatrices de nombreux inconditionnels. Alors voilà, je me lance : je ne suis pas un fanatique de la discographie de Bob Dylan. J'en suis loin même car elle me laisse froid, sans vie. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir, avec une conscience exacerbée, souvent essayé mais en dehors de son Desire que je trouve sympathique, le reste n'est pas fait pour moi. Lui reconnaître tout le talent qu'on lui prête ainsi que son influence essentielle à travers les âges ne me gêne pas. Après tout, prétendre le contraire serait de la mauvaise foi puisque l'on est pas autant encensé s'il n'y a que du néant. Quoique... Non restons sérieux, il serait malvenu de dénigrer son rôle direct ou indirect dans toutes les formes de contre culture que l'on retrouve encore de nos jours. Par contre, si on s’arrête à sa musique, j'ai effectivement beaucoup de mal à comprendre pourquoi on le place si haut dans l'organigramme musical. Ce n'est qu'un type faisant du folk, possédant une voix désagréable et muni d'une arrogance sans limite, preuve sans nul doute d'un esprit brillantissime. Avant que l'on ne me jette des pierres pour de tels raccourcis, je tiens à souligner que c'est volontaire, son succès s'explique de bien des manières.

vendredi 28 août 2015

The Soprano (OST), sortie vinyle en Octobre.



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 S'il y a bien une chose que je refuse, c'est que Wax Digger Reviews devienne un blog d'actualités musicales. Il y a en d'excellents, et déjà en fort nombre, sur le net pour ne pas ressentir le besoin de me lancer dans cette voie. Pour être honnête, je n'en ai de toute façon pas envie, trop inutilement chronophage. Mais de temps à autre, je n'ai rien contre une petite exception lorsque la chose le mérite. Je me devais de dire aujourd'hui quelques mots sur la sortie prévue en Octobre des 2 LP de la Bande Originale de The Soprano. Le hasard fait bien les choses, puisque cela fait quelques semaines que je regarde, pour la troisième fois, l'intégrale avec la même attention que lors de ma découverte. Car même si je ne suis pas très intéressé par les séries, j'en connais peu, celle-ci mérite sans le moindre doute les éloges qui lui sont faîtes par toutes les critiques web ou papier.

 Intellectuelles, psychologiques, amusantes, cyniques, les auteurs ont réussi à rendre les six saisons captivantes malgré quelques temps morts. Au vu du sujet, la psychanalyse sous toutes les coutures d'une mafia des environs de New-York, on aurait pu craindre qu'une suite de violence gratuite. Ce n'est pas le cas. Elle existe bien sûr, mais elle est amenée au téléspectateur avec ingéniosité. Pour une scène d'action, ce sont de longs moments consacrés à la famille de Tony Soprano (James Gandolfini) et à son large univers sous contrôle. Chaque acteur présent à l'écran réalise une interprétation maîtrisée, sans aucune fausse note. Avec justesse, ils incarnent à la fois une vie quotidienne banale et l'ennui qu'elle procure ainsi que tous les moments obscurs basés sur une guerre de pouvoir et d'ego.

On ne va pas se le cacher. Si la musique est souvent bien choisie dans les épisodes, l'OST proposée à la vente n'est pas folle. Quelques titres semblent avoir été choisis pour leurs noms prestigieux plutôt que pour leurs intérêts en terme de découverte. Il y avait pourtant de quoi faire. Tant pis, le grand amateur de la série d'HBO que je suis, se laissera tenter. Reste à savoir si le prix sera aussi attrayant que l'existence tumultueuse des Soprano.

Source : http://modern-vinyl.com




mardi 18 août 2015

Chronique : Suicidal Tendencies ~ Suicidal Tendencies (1983)


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Frontier


Playlist : 1- Suicide's An Alternative / You'll Be Sorry / 2- Two Sided Politics / 3- I Shot Devil / 4- Subliminal / 5- Won't Fall In Love Today / 6- Institutionalized / 7- Memories Of Tomorrow / 8- Possessed / 9- I Saw Your Mommy / 10- Fascist Pig / 11- I Want More / 12- Suicidal Faillure

Premier album d'une longue série, Suicidal Tendencies sort dans les bacs en mille neuf cent quatre-vingt-trois. Hardcore tant dans sa forme que dans son fond, les idées prônées à l'intérieur de ce disque ne plairont pas à certains mais séduiront tous les autres. Plaisir de vivre contre besoin d'en finir, les jeux sont faits, rien ne va plus. 



Be Initial S.T


 Bon ça suffit de se morfondre dans quelques pubs anglais du cœur de Londres comme disait l'autre en mille neuf cent soixante-huit, on se remet à faire des chroniques, du moins on essaie, ça nous fera peut-être oublier ces divers naufrages estivaux qui se veulent annuels. Puisque l'humeur est en deuil et les envies stérilisées, partons pour la Californie, pour être précis à Venice. Non pour y trouver un soleil qui me fatigue déjà assez de là où je suis mais pour parler d'un collectif qui me tient aux tripes depuis fort longtemps. Fondé en mille neuf cent quatre-vingt-un, ce quatuor connaît des débuts difficiles. Une grande routine dans ce business. Plus disposés à faire la fête qu'à prendre au sérieux leur musique, ces artistes seront qualifiés de plus grands connards par un fanzine local. Ils devaient être objectifs puisque en l'espace de quelques mois ces mêmes p'tits gars leur décerneront cette fois la palme du meilleur nouveau groupe. Quoiqu'il en soit Suicidal Tendencies enchaîne les concerts sans discontinué et engrange les fans dix par dix. Violents sur scène, les membres, Mike Muir en-tête, chanteur de sa profession, donc plus mis en avant, ne tarderont pas à être accusés d'appartenir à un gang. Vraie rumeur ou fausse accusation, la cause de ce tapage est à imputer en partie, il en faut peu en Amérique, aux bandanas bleus que tous arborent et qui depuis sont devenus un signe de ralliement à la cause. Une formation sentant la guerre de territoire attire les maisons de disques plus vite qu'un banc de requins à pointe noire, ainsi ils recevront pas mal de propositions d'une honnêteté inégale puis choisiront le label indépendant Frontier. Dès lors une aventure mondiale débute. Une odyssée pas prête de se conclure.

mercredi 29 juillet 2015

Un dimanche, à la Face


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Face - Mamac


A longueur de chroniques, je confie mon impression d'une liberté, autant individuelle que musicale et à tort ou à raison, qui se meurt depuis cinquante ans. Alors pour cet article il était de bon ton de parler d'une soirée qui s'évertue à lui pratiquer un massage cardiaque afin de lui redonner une vigueur temporaire mais bien réelle. 

 Pour en avoir vécu un nombre certain, et si c'est d'une subjectivité totale, un dimanche en Provence à rarement rimé avec occupation extérieure intéressante. A l'heure où les jeunes familles rentrent de leur balade hebdomadaire et où les jeunes, tout court, finissent leur week-end dans l'état qu'ils peuvent, les choix pour s’aérer l'esprit s’avèrent limités pour peu que l'on ne désire pas s'enfermer. Seulement voilà, les mœurs évoluent, les mentalités s'adoucissent. Ce qui était presque impensable pour une ville comme Nice il y a encore une décennie, devient tout à fait possible grâce à la motivation de quelques passionnés. Si ce qui va suivre est bien un coup de cœur, et même si cela progresse, il faut savoir raison garder. Je préfère le préciser tout de suite pour ceux qui n'y habiteraient pas. La capitale Azuréenne n'est pas devenue Berlin et s'il y a beau avoir une réelle émulation électronique nous ne sommes même pas Madchester. Trop ensoleillée, sans doute, pour trouver des prodiges à tous les coins de rue. Nous sommes Nice, après tout ce n'est pas si mal.

mardi 21 juillet 2015

Chronique : Dr. John, The Night Tripper ~ Gris-Gris (1968)


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Atco


Playlist : 1- Gris-Gris Gumbo Ya Ya / 2- Danse Kalinda Ba Doom / 3- Mama Roux / 4- Danse Fambeaux / 5- Croker Courtbullion / 6- Jump Sturdy / 7- I Walk On Guilded Splinters

Premier album du gourou Voodoo, Gris-Gris est disponible à la vente au début de l'année mille neuf cent soixante-huit.  Échec à sa sortie, ce disque obscur trouve un second souffle dans les années quatre-vingt-dix grâce à une nouvelle génération de critiques bien plus ouverts aux expérimentations sonores.


A hit is a Hit.


 Hermétiques au minimalisme étrange passez votre chemin sans l'once d'un regret. Les huit premières secondes approvisionnées d'une guitare blues ne devront en aucun cas provoquer une incertitude neuronale, car il ne servirait à rien d'insister tant Gris-Gris exige de laisser les a priori derrière soi. Vous voilà désormais avertis, ce disque se classe dans la catégorie des sondeurs d'âme. Il jauge plus qu'il ne juge le niveau d'acceptation et l'ouverture d'esprit de tous ceux qui lui feront face. On aime ou on le délaisse, pour peu que l'on soit honnête envers sa culture. Bien sûr, au fil de l'âge, un avis défavorable pourra se transformer en une évaluation positive, cette fois. Et si je le souligne avec importance dans ce début de chronique c'est que de toute évidence ce fut mon cas. Je ne le nie pas, j'aurai mis des années à lui adresser l'attention qu'il mérite. Avant ça, les mélodies inspirées de la musique cadienne ne réussissaient guère à m'émoustiller plus que de raison. Après tout il y a des priorités, Dr. John n'en faisait pas partie. Quand on y est extérieur, son art demande cette fameuse maturité que l'on nous vend à longueur d'article au moindre album un peu trop subtil, sauf qu'ici c'est une réalité à ne pas négliger. Exigeante sans être insurmontable, sa musique n'est surtout pas destinée à tourner en arrière-fond sur un bruit de bla-bla sociétal. Tout d'abord ce ne serait pas lui rendre justice mais, plus important encore, dans ces conditions elle prendra le risque d’agacer et de lasser vos convives. C'est un plaisir intimiste. Comme chaque objet possédant une sincérité d'âme, il faut en retour déposer au pied de son autel la part de tendresse que nous sommes prêts à lui accorder. Et si notre implication est à la hauteur de ses espérances nous en serons alors considérés dignes et ainsi libres de pouvoir s'immerger dans sa poisseuse substance, synonyme de profondeur insoupçonnée.

mardi 23 juin 2015

Chronique : Earth ~ Pentastar : In The Style Of Demons (1996)


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Sub Pop


Playlist : 1- Introduction / 2- High Command / 3- Crooked Axis For String Quartet / 4- Tallahassee / 5- Charioteer (Temple Song) / 6- Peace In Mississippi / 7- Sonar And Depth Charge / 8- Coda Maestoso In F (Flat) Minor 

Parmi les nombreuses formations satellites de Nirvana, on en cite rarement une qui tient une solide place dans l'histoire sonore du Nord-Ouest américain. Moins accessible que leurs copains en Converse, Earth est pourtant un des groupes les plus intéressants des années quatre vingt-dix et Pentastar : In The Style Of Demons un de leurs albums les plus emblématiques. 


The Descent


 Sous une pluie luxuriante, tombe la pesanteur estivale. Si en cet instant je ne sais pas encore quoi raconter sur ce disque hors d'âge il était toutefois important de le voir sur Wax Digger Reviews. Sinon autant stopper là et laisser tomber. Bien que cette perspective ait du charme suivant mes humeurs changeantes, je n'y céderai pas. En tout cas, pas tout de suite. Une éventualité alléchante serait de débuter par une acide présentation de Dylan Carlson qui créa Earth en mille neuf cent quatre-vingt-neuf à Olympia dans l'état du Washington. A l'aide d'une loupe grossissant volontairement le trait, en plus d'emprunter des raccourcis éhontés, vous dire que cet homme, paumé notoire, est à lui seul responsable de la mort de Kurt Cobain, son ami. En singeant une hystérie inventée de toutes pièces pour l'occasion - comme je le vois souvent - enfoncer le clou en mentionnant que c'est cette personne qui a acheté le fusil avec lequel le messie médiatiquement proclamé s'en est allé. Mais tout ça vous le savez déjà n'est-ce-pas ? Sinon vous ne seriez pas tombé ici à la recherche d'informations sur Pentastar : In The Style Of Demons et comme toujours Wikipedia m'a grillé la politesse.

mardi 9 juin 2015

Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.


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Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.








Salut c'est moi Nono, j'suis le robot héros.


 A l'heure où tout le monde se branle sur Christine And The Queen et tant d'autres immondices culturelles pour ma part sans valeur, il est bon de regarder en arrière l'espace d'un instant. Il paraissait inévitable que je m'aventure, un jour ou l'autre, dans mes premiers souvenirs audiophiles pour en ressortir le plus marquant. Bien entendu il n'y aura aucune objectivité dans mes choix et mes propos, et bien sûr tout ce qui s'y trouve ne plaira pas à tout le monde mais après tout c'est le principe même de l'existence.

mardi 2 juin 2015

Chronique : Black Flag ~ Damaged (1981)


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STT

Playlist : 1- Rise Above / 2- Spray Paint / 3- Six Pack / 4- What I See / 5- TV Party / 6- Thirsty And Miserable / 7- Police Story / 8- Gimme Gimme Gimme / 9- Depression / 10- Room 13 / 11-  Damaged II / 12- No More / 13- Padded Cell / 14- Life Of Pain / 15- Damaged I

Album à l'influence énorme sur le mouvement punk, Damaged est édité en 1981 et devient le porte étendard hardcore de toute une génération.

 Devant l'indolence des maisons de disques en 1977 à sortir leur premier 45T : Nervous Breakdown, les Black Flag relèvent leurs manches et décident de fonder un label, qui deviendra tout aussi culte qu'eux-mêmes, STT (Solid State Turners) - qui accueillera en son sein d'illustres groupes tels Sonic Youth, Hüsker Dü, Dinosaur Jr... . Ceci fait, ils peuvent enfin sortir un premier single un an plus tard. En 1979, cette fois, Keith Morris, leader du groupe, décide de claquer la porte pour créer les Circle Jerks ; il sera remplacé l'espace de quelques temps par Dez Cadena, jusqu'au soir où, lors d'un concert, un jeune fan monte sur la scène, s'empare du micro, hurle dedans et sautille partout. Ce jeune homme n'est autre qu'Henry Rollins, alors vendeur de glaces, qui deviendra très vite la nouvelle figure emblématique du  punk hardcore.

mercredi 20 mai 2015

Wax Diggers Reviews Express #05 : Bad Brains ~ Dead Boys ~ Dead Kennedys ~ Wipers.


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WDR Express #05

Pour cause de refonte des toutes premières chroniques publiées, non sans une certaine nonchalance qui certes me caractérise parfois, les WDRE s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Alors en attendant une prochaine Selecta actuellement en préparation, voici quatre disques punk qu'il faut avoir écouté au moins une fois dans sa vie et le tout en express évidemment.


Bad Brains - Rock For Light (1983)


Playlist : 1- Coptic Time / 2- Attitude / 3- We Will Not / 4- Sailin' On / 5- Rally Round Jah Throne / 6- Right Bridage / 7- F.V.K / 8- Riot Squad / 9- The Meek Shall Inherit The Earth / 10- Joshua's Song  /11- Banned In DC / 12- How Low Can A Punk Get  / 13- Big Takeover /14- I And I Survive / 15- Destroy Babylon / 16- Rock For Light / 17- At The Movies

 Résolument à part dans l'univers du punk hardcoreBad Brains n'en figure pas moins parmi les pionniers. Rock For Light entremêle avec passion toute la rage dévastatrice de ce genre et la philosophie rasta. Un peu comme si Max Romeo et Johnny Rotten se défonçaient à l'acide avant de produire un grand disque. 

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PVC Records
C'est en 1983 que le groupe de Washington DC nous honore d'un splendide deuxième opus. Dix sept morceaux d'une intensité folle pour une durée totale d'une quarantaine de minutes. Plutôt pas mal comme ratio, autant dire que les moments de répit seront rares et tant mieux car ils n'en seront que plus marquants.
Fidèles à la plus pure tradition hardcore les quatre rastas jouent vite, jouent fort, avec une vivacité jusqu'alors rarement atteinte. Mais ce qui diffère avec beaucoup d'autres groupes prônant le Do It Yourself le plus extrême c'est avant tout la virtuosité dont fait preuve Dr Know. Si les non éclairés pourraient n'y voir en premier lieu que du bruit, grondant, parasitant tout sur son chemin, je vous le certifie ce guitariste qui découvrit le punk avec les Sex Pistols et les Ramones, entre autres, est purement incroyable.

Rock For Light a été produit par Ric Ocasek, connu pour être le chanteur-guitariste du (très mauvais) groupe The Cars. Heureusement, pour lui comme pour nous, il s'en sort ici haut la main en produisant avec justesse un album fondateur. Punk, oui il l'est résolument. Hargneux, furieux, son envie d'en découdre dans un large fracas éclabousse l'auditeur et pire le contamine. Chaque note parcourt notre sang avec la plus grande sincérité pour peu que l'on ne soit pas réfractaire aux solides charges d’électricité qui ne demandaient pourtant qu'un ampli pour jaillir dans une explosion de décibels. Il suffit d'écouter Sailin On, Destroy Babylon, Banned in D.C et tant d'autres, pour être recouvert dans la seconde de cette sueur contestataire qui, pour ma part, doit être bénéfique et source d'inspiration pour tout un chacun.

mardi 5 mai 2015

Wax Digger Reviews Express #04 : Easy Star ~ Led Zeppelin.


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WDR Express #04


 Et si les Beatles et les Pink Floyd avaient été jamaïcains ? Easy Star répond à une question que personne ne s'était encore posée et nous offre sur un plateau fruité deux albums cultes en version reggae. Il ne manquait alors plus que Led Zeppelintroisième composant d'un majestueux trident britannique, pour clore ce WDRE saveur Worcestershire. 


Easy Star All-Stars - Dub Side Of The Moon (2003)


Playlist : 1- Speak To Me / 2- On The Run / 3- Time / 4- The Great Gig In The Sky / 5- Money / 6- Us And Them / 7- Any Colour You Like/ 8- Brain Damage / 9- Eclipse


Quand une formation dotée d'une dizaine d’éléments doués se met en tête de reprendre des albums illustres, ça ne peut donner qu'un mélange très agréable.


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Easy Star Records
 Comme le veut cette rubrique faisons court et mentionnons sans trop de détails que le Easy Star All-Stars est un collectif Reggae / Dub / Ska /Jazz basé à New-York. Ce groupe de joyeux drilles comprend un noyau dur mais fait appel selon les rencontres et le besoin à de nombreux artistes connus ou plus confidentiels. 
Pour l'heure, trois albums notoires ont été choisi pour illustrer ce concept et on ne peut pas dire qu'ils ne s'attaquent pas à des monuments de la culture populaire : Dark Side Of The Moon des Pink Floyd, le Sgt Peppers des Beatles et Ok Computer de Radiohead, oui rien que ça.

 En 2003 la formation new-yorkaise débute son projet et jette son dévolu sur les Floyd. De cet essai concluant sort Dub Side Of The Moon. Le choix d'un tel disque est aussi facile que casse-gueule. Bien entendu, se servir du disque le plus connu de la discographie des britanniques favorise les chances que l'on parle de vous, ratez-le et vous aurez de nombreuses personnes irascibles à dos. Que les fans soient rassurés, la musique, du moins la rythmique, reste la plupart du temps fidèle à l'oeuvre originale et ne s'autorise qu'à de rares moments une escapade mesurée hors des sentiers battus. Pour un peu de folie il faudra voir du côté des paroles pour y trouver des improvisations pas toujours inspirées mais ne boudons pas notre plaisir car là n'est pas ce qui compte. Et puis il faut reconnaître que le grand tour de force des Easy Star est de nous faire oublier que ces impros n’étaient pas là à l'origine. Ils arrivent à rendre la chose naturelle comme dans le morceau Time largement agrémenté de fantaisies parolistiques.

mardi 28 avril 2015

Wax Digger Reviews Express #03 : The Cure ~ Trilogie Noire


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WDR Express #03


Un Wax Digger Reviews Express numéro trois un peu spécial puisqu'il se consacre exclusivement à la trilogie noire du groupe The Cure.

La trilogie noire ou gothique de The Cure comprend les albums Seventeen Seconds (1980)Faith (1981) et Pornography (1982). Trois années durant lesquelles Robert Smith et sa bande, alors âgés de la vingtaine, traversent une période déprimante. Aux soucis du quotidien se rajoute un cocktail explosif à base de problèmes liés aux drogues, à l'alcoolisme ainsi que la perte de proches. Heureusement pour nous le remède sera pour eux de réaliser une triplette inégale mais suffisamment incroyable pour avoir marqué son époque.  


The Cure - Seventeen Seconds (1980)


Playlist : 1- A Reflection / 2- Play For Today / 3- Secrets / 4- In Your House / 5- Three / 6- The Final Sound / 7- A Forest / 8- M / 9- At Night / 10- Seventeen Seconds


Premier volet de ce fabuleux trio, Seventeen Seconds sort en 1980 sur le label Fiction.

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Fiction Records
 Suite à un premier disque, Three Imaginary Boys, à forte tendance post-punk et empreint d'une pop certes pertinente mais insuffisante pour sortir du lot des productions de la fin des années soixante-dix, The Cure cherche sa voie musicale. A tâtons, il finit par la trouver dans son propre spleen. Produit par Mike Hedgesdéjà présent sur le précédent opusSeventeen Seconds a pour délicate mission de déblayer un nouveau terrain musical. Les anglais mettront les mains dans un cambouis douloureux et creuseront durant de longs mois dans ce qu'il ont de plus profond, de plus perturbant. 


 Étrange/énigmatique pour certains, glacial/dépressif pour d'autres, cet album retranscrit en musique les prémisses d'une interminable époque trouble et réellement dévastatrice pour une formation encline aux premiers doutes sur une existence hasardeuse et cruelle. Ornée de superbes parties instrumentales, aussi moroses qu'une nuit pluvieuse de novembre, la poésie noire à base de questions existentielles de Robert Smith captive. L'auditeur posant son oreille sur cette oeuvre n'aura comme unique alternative que de se laisser envahir par cette ambiance se voulant ô combien angoissante et ce dés les premières notes. Seventeen Seconds n'est rien de plus que l'acte fondateur accessible d'un mouvement cold wave hétéroclite
La musicalité subtile, enivrante, du groupe s'affirme et franchit un palier bien visible. Simon Gallup (remplaçant l'ex-bassiste Michael Dempsey) devient peu à peu un membre influent et procurera une vague de vocation pour la guitare à quatre cordes. Ces lignes de basses sont parfaitement intégrées aux cafardeuses sonorités atmosphériques et celles-ci collent toujours aux mélodies minimalistes de l'ensemble. 

mardi 14 avril 2015

Chronique : Daniel Johnston ~ Hi, How Are You : The Unfinished Album (1983)


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Homestead Records

Playlist : 1- Poor You / 2- Big Businnes Monkey / 3- Walking The Cow / 4- I Picture Myself With A Guitar / 5- Despair Came Knocking / 6- I Am A Baby (In My Universe) / 7- Nervous Love / 8- I'll Never Marry / 9- Get Yourself Together / 10- Running Water / 11- Desperate Man Blues / 12- Hey Joe / 13- She Called Pest Control / 14- Keep Punching Joe / 15- No More Pushing Joe Around


S'il est dorénavant possible de réaliser de la musique de chez soi, d'une manière simple et relativement peu onéreuseDaniel Johnston n'y est sans doute pas étranger. Présentation de cet artiste prolifique et de son album Hi, How Are You sorti sur cassette audio en 1983 et réédité en 1988 en format vinyle sur le label Homestead.


Then, we can be heroes.


 Enfants, adultes, nous avons tous nos héros. Guides spirituels et fidèles représentants de certaines valeurs auxquelles on adhère. Issus du domaine musical, sportif, philosophique, cinématographique, littéraire, anonyme, mythologique, qu'importe, ils nous aident de par leurs prouesses individuelles passées ou présentes à traverser notre propre existence. Quand cela nous arrange on s'en inspire volontiers. On les cite en exemple vertueux pour se donner raison. Parfois, quand la pathologie supplée l'adoration, on ne s’embarrasse plus d'une éthique devenue dérisoire. Alors on recopie leurs actes, on enfile le costume de nos idoles avec comme pathétique espoir de devenir ce qu'ils sont, au moins le temps d'un court instant. Tant pis si le jeu de rôle n'en vaut pas la chandelle.
La musique n'est au fond qu'une histoire d'influence. Copier, imiter, pour mieux progresser. A force d'entraînement, l'apprenti virtuose se développe puis atteint, voire dépasse, le niveau du modèle qui un jour l'a subjugué de son art, quitte à sombrer quelquefois dans un plagiat à peine caché. Daniel Johnston, lorsqu'il était enfant, avait lui aussi ses super-héros. Muni d'un stylo, il passait son temps libre à les reproduire sur papier avant de passer le plus classiquement du monde à des créations originales. Sans influences, pas de talent qui éclot. Posséder une aptitude innée ne suffit pas. Il faut savoir l'entretenir. Offrir une vision différente à une planète déjà surchargée d'exemples à suivre pour, uniquement si on le désire, prétendre avoir sa place au sein de ce cercle d'inspirateurs. Pour cela, rien de mieux que l'effronterie, naïve ou consciente. Johnston, pourvu comme tout un chacun de quelques dons aléatoires, a su faire preuve de cette audace. Celle de devenir son propre héros et d'avoir, sans en avoir conscience, révolutionné l'industrie musicale en profondeur.

mardi 31 mars 2015

Une feutrine personnalisée ? C'est possible.


feutrine personnifiée tendance
mafeutrine.fr


La tendance actuelle est à la personnalisation de tout ce qui nous entoure. Il n'était donc qu'une question de temps avant que l'univers du vinyle soit touché par ce phénomène.

 Pour un article concernant les choix à faire lors de l'achat d'une platine vinyle je vous parlais de la feutrine. Sur internet, on en trouve des milliers floquées de divers logos qui n'auront aucun mal à satisfaire vos goût personnels. Pourtant, parfois, l'humain est ainsi fait qu'il aime détenir un objet unique, totalement à son image. C'est alors qu'intervient le site mafeutrine.fr qui propose d'imprimer une photo ou un logo de sa création sur cet objet bien utile aux mélomanes.

jeudi 19 mars 2015

Vinyle en bois, un objet déco mais pas seulement...


musique insolite disque platine foret
Sculpture sur bois.


Knock On Wood.


 Tout connaisseur en a conscience, les qualités propres au vinyle ne sont pas que musicales. Sous forme picturale ou photographique ce support a été l'occasion pour des milliers de créateurs d'exposer leurs talents respectifs aux yeux de tous que ce soit au travers d'images idylliques ou au contraire en étalant leurs revendications vindicatives.
Parmi ces concepteurs on peut citer Hipnogis, un collectif de graphistes britanniques ayant conçu un large panel d'artwork mythiques notamment pour les groupes Pink Floyd, Genesis ou encore Led Zeppelin. Dans un autre genre tout aussi intéressant, Winston Smith deviendra célèbre pour son travail de collage avec Dead Kennedys. Contempler une pochette en prenant soin d'en relever chaque particularité à l'instant même où l'on écoute son contenu fait partie intégrante du plaisir, combinant ainsi d'un seul tenant l'art sonore et visuel.

mardi 17 mars 2015

Chronique : ODE ~ #0000FF A / #0000FF B (2015)


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ODE


Playlist : 1- #0000FF A / 2- #0000FF B

Présentation du label suisse ODE et de sa dernière production aussi mystérieuse qu'intense.


Coup de cœur du mois.


 J'avais prévu autre chose pour glorifier cet énième mois de Mars. Une chronique concernant un disque bien plus ancien et électrique. Ce que je n'avais pas vu venir, par contre, c'est qu'un ami dépose sur ma platine un vinyle encore inconnu à mes oreilles. Étranger, certes cela arrive souvent, mais suffisamment intéressant pour en bouleverser mes plans, c'est plus insolite. Ce n'est que partie remise car quand on découvre un coup de cœur il faut savoir tout mettre de côté et lui laisser la primeur de nos intentions.
Il demeure très inhabituel que je sois sous le charme d'un disque composé exclusivement de deux tracks. À titre d'exemple je ne collectionne pas les 45 tours. Je respecte l'idée que l'on puisse le faire mais ce n'est pas mon truc. J'aime les albums. J'aime le cheminement parfois bizarroïde d'une dizaine de chansons pensées par leurs auteurs dans un ordre réfléchi, ne laissant pas de place au hasard. On peut toujours en débattre ou même trouver des contres-exemples, mais un bon album possède une réelle logique dans la disposition de ses titres.
Evidemment l'electro, puisque c'est le cas ici, dans son commerce le plus répandu, ne jouit pas des mêmes préoccupations. Un morceau sur la face A, un morceau sur la face B et l'affaire est entendue. Géniale idée pour les DJ, moins pour ceux qui comme moi aiment profiter de la musique sur leur canapé sans avoir à se lever toutes les dix minutes pour tourner le disque. Mais quand une véritable pépite se présente à nous la fainéantise se dissipe, ce qui prouve que quand on veut, on peut. Cette production d'ODE, affiliée au label RORA, s'engouffre dans cette catégorie prisée des vinyles marquants et pour lequel le sacrifice mérite sans sourciller quelques secondes de son temps.

mardi 10 mars 2015

Disquaire Day 2015 - Liste officielle.


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Disquaire Day


Comme chaque année, début Mars, le Disquaire Day divulgue sa liste. Sans plus tarder voici les artistes que vous pourrez retrouver dans les bacs des disquaires participants dès le 18 avril 2015. Pour rappel, Dave Grohl est l'ambassadeur de cette cinquième édition française.

!!! - Chk Chk Chk
16 - HorsePower
311 - Grifter/Who's Got The Herb?
A$AP Rocky - Lord Pretty Flacko Jodye
A-Ha - Take On Me
Adam Ryan - Come Pick Me Up
African Rare Groove
Ahmad Jamal - At The Pershing
Air - Playground Love

mardi 24 février 2015

Wax Digger Reviews Selecta #04 ~ New York, Melancholic State of Mind.


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New York







New York I love You, but you're bringing me down


 New York... S'il y a bien une agglomération urbaine connue de tous les peuples de l'univers c'est bien elle. Dans l' imaginaire collectif d'une grande partie des humains, elle évoque la capitale de notre monde et par déduction devient la ville de tous les possibles. A ce point à part, elle pourrait, un jour, réclamer son indépendance sans que cette nouvelle ne provoque un choc planétaire, du moins je le pense non sans une pointe de naïveté. Pour nous autres mélomanes passionnés, ces initiales inspirent d'innombrables histoires musicales et historiques participant à sa propre légende. Les collectionneurs de musique de tous horizons voient en cette mégapole un lieu sacré. Une caverne d'Ali Baba munie de ses 40 diggers dévoués, prompts à dénicher moult trouvailles, de longues heures durant, chez les dizaines de disquaires établis depuis des décennies dans les avenues de la ville.

mercredi 18 février 2015

Chronique : Disco Anti Napoleon ~ Ascent (2014)


Wax Digger Reviews Stoner Nantes Groupes Rock Ambient
Futur

Playlist : 1- Om / 2- Superhero / 3- Gremlins / 4- Phaser / 5- Ufo / 6- Blue Lawn / 7- Eva / 8- Ascent / 9- Girl / 10- Spaceship

On continue 2015 avec de bonnes surprises sonores concernant l'hexagone. La preuve avec les nantais de Disco Anti Napoleon et son premier album pop-psychédélique Ascent sorti quelques mois plus tôt sur le label Futur.

Quand nos goûts naturels se montrent aussi nostalgiques que nos pensées, il dévient délicat de dénicher une plaisante découverte auriculaire. Irrémissiblement hermétique aux radios FM, je n'ai, en revanche, aucune récrimination frivole envers la télévision qui, quoiqu'on en pense, n'est pas si idiote. Elle peut, selon notre seul et unique bon vouloir, s'avérer utile à notre épanouissement intellectuel ou tout du moins culturel, Arte en tête. C'est sur France 4, plus précisément dans l'émission Monte le son, que j'ai pu ainsi et par hasard, entendre ce qui pourrait bien devenir ma sensation psyché française du moment et qui, par miracle, n'a pas quarante ans d'âge. Encore que, comme tout le rock moderniste, Disco Anti Napoleon s’inspire très ouvertement des classiques du genre sans que cela ne soit pour une fois qu'une pâle copie. Bien au contraire. Si dans le fond rien ne semblera novateur aux passionnés du genre, les nantais adaptent du vieux avec du neuf sans donner la désagréable impression d'avoir entendu cent fois les airs qu'ils produisent.

mercredi 11 février 2015

Chronique : Pink Floyd ~ The Endless River (2014)


Blog Music Psyché Prog Album Records Wax Digger
Parlophone

Playlist : 1- Things Left Unsaid / 2- It's What We Do / 3- Ebb And Flow / 4- Sum / 5- Skins / 6- Unsung / 7- Anisina / 8- The Lost Art of Conversation / 9- On Noodle Street / 10- Night Light / 11- Allons-y (1) / 12- Autumn 68 / 13- Allons-y (2) / 14- Talkin' Hawkin' / 15- Calling / 16- Eyes To Pearls / 17- Surfacing / 18- Louder Than Words.

Quoiqu'on en pense, un nouvel album des Pink Floyd est toujours un petit événement. Alors que vaut le dernier The Endless RiverÉnième pétard mouillé ou bonne surprise inattendue ? Wax Digger Reviews livre un verdict mi figue, mi raisin.

 Parfois, pour ne pas dire qu'il s'agisse d'une routine, je ne ressens aucunement le besoin d'entendre la dernière parution en date d'un groupe évoluant depuis plusieurs décennies. Qui plus est quand j'en suis, ou que j'en ai été, fan. J'imagine que nous sommes nombreux dans ce cas. Nombreux, surement, à ne pas vouloir tuer le mort, à se contenter du bon vieux temps. L'explication est bêtement pragmatique, ce n'est que la peur naturelle d'être une nouvelle fois déçu qui nous dispense de cette tâche. Pourtant, de temps en temps et sans qu'il soit question d'un quelconque rite cette fois, l'aspect l'humain reprend le dessus. Alors, souvent plusieurs mois après, sans doute à cause de ce redondant masochisme auditif, ou, pour se prouver que l'on a éminemment raison, on se laisse tenter. La curiosité intrinsèque à ce que nous sommes l'emporte en dépit du bon sens, de cette voix schizophrénique, qui nous murmure " ne fais pas ça malheureux " mais trop tard, me voici en train d'écouter le dernier album des Pink Floyd.

vendredi 6 février 2015

Wax Digger Reviews Express #02 : Pixies ~ B-52's ~ Kool & The Gang


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WDR Express #02



Trois chroniques d'albums sont au programme de ce Wax Digger Reviews Express numéro 2.

Pixies - Indie Cindy (2014)

Playlist : 1- What Goes Boom / 2- Greens And Blues / 3- Indie Cindy / 4- Bagboy / 5- Magdalena / 6- Silver Snail / 7- Blue Eyed Hexe / 8- Ring The Bell / 9- Another Toe In The Ocean / 10- Andro Queen / 11- Snakes / 12- Jaime Bravo / 13- Women of War (45T bonus Record Store Day)

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PixiesMusic
  Difficile de se dire que Trompe Le Monde, paru en 1991, soit le dernier album des Pixies. Jeunes ados ou vieux quarantenaires, nous avons tous eu comme plaisir poétique d'écouter les mélodies alternatives de la formation originaire de la charmante ville de Boston. 
Étrangement, la cassure du groupe s'est produite au moment même où ils auraient dû régner en maître sur une scène indie prospère en ce début des nineties. Si la présence scénique n'existait plus pendant un temps, l'halo divin couronnant les Pixies n'aura jamais pris une ride. Mieux, il perdure dans chaque groupe de rock naissant, à ce point que l'on ne parle plus seulement d'eux comme étant une simple source d'inspiration mais comme d'un véritable modèle à suivre

 Bien que reformés depuis une dizaine d'années, Franck Black et ses compagnons sonores se montraient peu motivés en ce qui concerne la création. À défaut de produire quelque chose, tout ce beau monde préféra s'égratigner sans ménagement, réduisant ainsi à zéro les chances de revoir la fabuleuse bassiste Kim Deal à leurs côtés. Une guerre d’ego donc. Mais pas seulement puisque entre deux brouilles futiles, ils auront parcouru plusieurs fois le monde en capitalisant sur des succès mille fois entendus depuis mais, qu'on le veuille ou non, toujours aussi rentablement percutants. Et voilà qu'en 2014 apparaît le besoin à ces dieux anciens de renaître autour d'un nouvel album au visuel orange particulièrement dégueulasse, intitulé Indie Cindy.