mercredi 27 août 2014

Wax Digger Reviews Selecta #02 ~ Smell like Ian Curtis Spirit.

Ian Curtis joy division vinyle selecta noir et blanc
Ian Curtis




Pour télécharger la Selecta en qualité Wav.

Que dire sur Ian Curtis en cultivant l'infime espoir d'être original ? Peine perdue, absolument rien n'est à ajouter au flot continuel d'éloges déversé depuis trois décennies. Si, à bien y réfléchir nous ne répéterons jamais assez le rôle important du chanteur/leader charismatique durant sa courte mais fulgurante carrière dans le milieu artistique global. Tout le monde connait au moins un de ses morceaux mais son oeuvre est bien plus étendue qu'un tube éculé sur les ondes radiophoniques aussi bon soit-il.
Des débuts énergiques post-punk à une cold wave intense, Curtis gravera dans le marbre de la postérité le panneau d'entrée de sa petite ville de Stretford au nord de l’Angleterre. Semblable à un graffeur qui recouvre inlassablement de ses créations urbaines les mêmes murs d'une grande ville, son génie se révélait aux yeux de tout un chacun. Comme toutes les impériales icônes musicales, il ne fut pas l'intrépide pionnier d'un mouvement grossissant au début des années 80. Pourtant, de par son brio intensifié d'un charisme surnaturel, il le représentait mieux que quiconque au point d'en devenir une référence notoire.

Comme toute mort prématurée et violente survenue depuis les années cinquante dans le monde relativement fermé de l'industrie du spectacle, la sienne scellera dans un soyeux écrin couleur Crocus une nouvelle légende devenue trop vite poussiéreuse. Pour nous autres, simples mortels sans grands talents que nous sommes tous ou presque, le manque viscéral d'un tel prodige ne fait que débuter car nul doute que les générations futures vénéreront avec plus de fougue cette existence éclair de 23 ans d'âge.
En aucun cas le succès de Joy Division ne doit être mis à son seul crédit. Amis-musiciens l'accompagnant sur scène mis à part, le producteur et le manager déplaceront une montagne de gravats avant de parvenir à placer durablement leurs protégés au pic d'un sommet indéboulonnable. Les fondateurs du mythique label Factory Records seront d'une aide également précieuse pour l’ascension rapide du groupe.
Le reste du monde en profitera une dizaine d'années plus tard puisque l'un deux, Tony Wilson, créera le club de l'Hacienda à Manchester, tout autant culte. Les mérites de chaque protagoniste présent restitués, il reste indiscutable que sans le chanteur épileptique, nous serions tous passés à côté de compositions exceptionnelles de frénésies hypnotiques, de splendeurs profondément morbides mais dotées avant toutes autres choses d'harmonies intransigeantes d'une classe inouïe. Quant à son parcours tourmenté sur terre, il n'aura de cesse d'inspirer de nombreux artistes bien au-delà des sphères sonores. Le véritable héros ordinaire de l’ère postmoderne c'est lui.

À l'écoute de disques variés et divers je pense souvent à l'héritage laissé par Ian Curtis. C'est pourquoi cette nouvelle selecta composée d'influences et d'influencés lui est intégralement dédiée. Un maigre remerciement à cet être ayant, comme d'autres dans ce domaine, changé le cours de ma vie grâce à un don torturé de sincérité éprouvante.
C'est aussi pour ceux qui le souhaitent la possibilité offerte de dire merde aux conventions estivales en rigueur à cette époque de l'année. Telle une loi martiale, une félicité illusoire apparaît dès lors que le soleil crame de ses ardents rayons des corps souffreteux, dégoulinants de crème, sur une quelconque plage surpeuplée. Une occasion d'assumer son mécontentement face à l'imposture tenace d'une allégresse théâtrale que l'été inspire à une large frange d'une population mondiale avide d'étouffantes chaleurs. Non, ce n'est pas parce que le mercure dépasse les 24 degrés que l'on doit revêtir avec fatalité le costume parfois trop ample d'un bonheur éphémère, puisque factice. Après tout, Closer, un des ouvrages les plus moroses que l'on puisse trouver chez un disquaire, est paru un 18 juillet 1980.

6 commentaires:

  1. Merci, c'était vraiment sympa !

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  2. J'ai bien aimait ca ma rappelé mon adolescence, merci.

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  3. du bon son tout ca

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  4. Elfe Migrateur31 mai 2015 à 19:46

    Vraiment bien cette Selecta, bravo.

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  5. Un très bon moment, merci à vous.

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  6. Je suis tombé par hasard sur votre playlist et j'ai beaucoup aimé, je vais suivre les autres.

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