mercredi 27 août 2014

Wax Digger Reviews Selecta #02 ~ Smell like Ian Curtis Spirit.

Ian Curtis joy division vinyle selecta noir et blanc
Ian Curtis




Pour télécharger la Selecta en qualité Wav.

Que dire sur Ian Curtis en cultivant l'infime espoir d'être original ? Peine perdue, absolument rien n'est à ajouter au flot continuel d'éloges déversé depuis trois décennies. Si, à bien y réfléchir nous ne répéterons jamais assez le rôle important du chanteur/leader charismatique durant sa courte mais fulgurante carrière dans le milieu artistique global. Tout le monde connait au moins un de ses morceaux mais son oeuvre est bien plus étendue qu'un tube éculé sur les ondes radiophoniques aussi bon soit-il.
Des débuts énergiques post-punk à une cold wave intense, Curtis gravera dans le marbre de la postérité le panneau d'entrée de sa petite ville de Stretford au nord de l’Angleterre. Semblable à un graffeur qui recouvre inlassablement de ses créations urbaines les mêmes murs d'une grande ville, son génie se révélait aux yeux de tout un chacun. Comme toutes les impériales icônes musicales, il ne fut pas l'intrépide pionnier d'un mouvement grossissant au début des années 80. Pourtant, de par son brio intensifié d'un charisme surnaturel, il le représentait mieux que quiconque au point d'en devenir une référence notoire.

mercredi 6 août 2014

Chronique : Various ~ Fifteen Years Fuse 1/4 (2009)


Playlist : 1- Choice - Acid Eiffel / 2- Ricardo Villalobos - H.E.I.K.E (Mood Mix)


Wax Digger Reviews, Album, Disque, Vinyle, Vinyl, picture, Pochette photo, pics, Cover, instagram, image, Garnier, Electro, Techno
541
Enfin ! Nous y sommes. Après deux heures confuses sur des routes sinueuses nous atteignons l'usine automobile désaffectée. En toute hâte nous pressons le pas vers le grand hall éclairé d'un rouge sombre dans lequel étaient disséminés des chandeliers pourpres brièvement repeints à la bombe. Les bonjours et autres banalités d'usage accomplis et une fois franchis les restes glorieux de ce qui devait être la porte principale, une espèce de didgeridoo vrombissant nous accueille. Hypnotique, ce son tribal semble provenir de toutes parts avant de rejoindre un point central. Une cible mouvante qui, bien entendu, n'aurait pu être autre chose que nous-mêmes. Passé le premier choc, émerveillé, je me frayais péniblement un chemin au travers d'une foule dense mais pour l'instant calme voire timide. Je ne saurais vous dire combien ils étaient, des centaines surement, un ou deux milliers peut-être. Sans freiner mon avancée je les dévisageais avec attention. Tous, ou presque, se tenaient debout, le regard vide mais fixe en direction d'un stand à DJ sommairement entreposé là, au pied d'un mur sur lequel la patine du temps n'avait pas réussi à accomplir totalement son œuvre, laissant quelques bouts de peinture blanche nous faire deviner encore de manière distincte le nom de la marque occupant autrefois ces lieux. Et bien que ce moment ne dura en réalité pas plus de deux minutes, me faufiler dans cette marée humaine me sembla étonnamment long.
À peine ai-je eu le temps d'arpenter le premier quart de cette majestueuse salle de béton décrépit que le kick écrasant fit vibrer un sol recouvert de détritus festifs, puis, en une fraction de seconde sinon moins, tout ce microcosme s'anima. Étant bloqué par une falaise effervescente de chair et d'os je me retournai instinctivement. Mes amis avaient disparu dans la masse. Merde pensais-je, il ne m'aura fallu que trois minutes pour les perdre. Tant pis, je les retrouverai, plus tard.