samedi 5 avril 2014

Youri Lenquette, Kurt Cobain et moi.



Kurt Cobain et Youri Lenquette nirvana art sound
Kurt Cobain et Youri Lenquette

La vie n'a comme unique but que d'être surprenante.

  On se réveille un matin avec la futile, mais fortement imprégnée, envie de raconter une anecdote qui on le sait n’intéressera pas grand monde. Une histoire d'un moment de vie qui ne nous appartient pas mais qui traine, là, dans notre tête, depuis un paquet d'années, nous marquant durablement sans savoir pourquoi. On se met à y penser, puis à y repenser, le cerveau se met en branle, des phrases encore décharnées de véritables structures apparaissent puis se dégrafent et enfin l'envie devient trop forte. On se pose devant le fidèle clavier aux lettres estompées, avant de commencer son récit on pratique le sempiternel tour du web. D'un regard froid et cynique on contemple les dernières nouvelles d'un monde qui se meurt et là on assiste à la vision de l'inattendu : des tas de blogs plus ou moins douteux, des sites plus ou moins culturels mentionnent le sujet de votre envie.
Perplexe, quelque peu vexé de perdre la primeur de notre chronique, on arrive à se dire légèrement abattu qu'il n'y a pas de hasard. Le destin, ou appelez ce phénomène comme vous le voudrez puisque le nom n'a aucune réelle importance, en avait décidé autrement. Arrive l'heure d'un choix amer : poursuivre notre envie quitte à faire comme tous les autres ou l'oublier en se consacrant à autre chose.