samedi 1 février 2014

Chronique : Placebo ~ Without You I'm Nothing (1998)


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Hut


Playlist : 1- Pure Morning / 2- Brick Shithouse / 3- You Don't Care About Us / 4- Ask For Answers / 5- Without You I'm Nothing / 6- Allergic (To Throughts of Mother Earth) / 7- The Crawl / 8- Every You Every Me / 9- My Sweet Prince / 10- Summer's Gone / 11- Scared Of Girls / 12- Burgeur Queen / 13- Evil Dildo (piste cachée)

À la suite d'un premier essai réussi, Placebo réitère l’expérience avec un Without You I'm Nothing du plus bel effet. Un dernier testament pour un groupe qui explosera tragiquement dans son envol.

 Souvenirs, souvenirs...


Je repensais dernièrement à Placebo, ce groupe encore prometteur au début du siècle avant de se faire inexplicablement un long et douloureux harakiri en prenant des choix artistiques dépassant l'entendement. Tout de suite l'air de l'horrible tentative ratée electro rock Pure Morning me venait en tête. J'entendais encore la voix agaçante d'un Brian Molko détestable sur le plus mauvais single d'un album comptant pas mal de tubes. Je l'avais tellement entendu partout où j'allais à l'époque que la sanction était claire et irrévocable : plus jamais je n'écouterai cette chanson que je vomissais.
Eh bien, plus d'une dizaine d'années plus tard, j'ai craqué et ce qui allait être, pensais-je, un de ces instants purement masochistes que n'aurait pas renié Molko lui-même, fut à ma grande surprise des plus agréables.
Telle une madeleine de Proust musicale, de bons souvenirs oubliés remontaient à la surface dès les premières secondes de l'intro. Tout en y repensant, je me surpris à trouver le phrasé si particulier du chanteur pas si mal sur ce titre; il accompagne dignement des sonorités d'une répétitivité moins lassante que je me plu à croire durant tout ce temps. Malheureusement pour lui, il souffrira toujours d'une incroyable longueur non justifiable.

 Pour le reste du disque, le trio ne ménage pas ses efforts en cette année 98 et sort logiquement un second opus gommant les défauts perceptibles du premier. Without You I'm Nothing en ressort plus travaillé, plus recherché ainsi que mieux produit. Il comblera de bonheur des programmateurs radio en mal de morceaux rock accessibles et de qualité.
Bien que je ne l'écoute désormais que très rarement, je garde envers cet album une grande part de tendresse. Il a su garder pour lui après toutes ces années un indémodable aspect juvénile. À la fois naïf et simple il n'en oublie pas pour autant d'être bigrement efficace et propose une réelle profondeur qui, j'en suis sur, en touchera plus d'un.


Placebo Brian Molko, olsdal hewitt art sound rock 1998
Placebo

 

C'est sec ou c'est doux ? 


 Conservant a minima la rage alternative du premier album sur quelques titres, Placebo explore des directions musicales nouvelles pour lui et se laisse aller au mélange des genres. Qu'ils soient demi-sec ou demi-doux on trouvera quelques moments de grâce poignants d'une soyeuse douceur. Maintenant on le sait, Brian Molko n'aura jamais été aussi bon que dans ses ballades déprimantes sachant combiner beauté et angoisse post-adolescente, le tout orné d'une pâle tristesse comme en témoigne le splendide The Crawl.

 Certains oseront une comparaison foireuse avec The Cure. Je les laisserai maîtres de leurs propos, pour ma part je ne partage pas cet avis que je trouve étrange puisque rien que l'immense trilogie gothique des anglais anéantie ce disque, aussi bon soit-il. Pour être honnête et même si je l’apprécie encore à l'occasion, j'ai du mal à voir dans ce Without You I'm Nothing la même sobre et sombre sincérité que j'ai pu y trouver au début des années 2000. Les tourments du jeune adulte en proie à toute la cruauté du monde étant dorénavant paisiblement passés je ne suis sans doute plus le cœur de cible auquel il s'adressait déjà à sa sortie. Celle dans laquelle évoluait alors un Molko charismatique avant que le succès, ou toutes autres raisons, ne lui brûlent subitement les ailes.

 Placebo signe un bon deuxième album à la fois agréable et percutant, Without You I'm Nothing restera de très loin et à jamais le meilleur disque du groupe, bien qu'il soit plus enclin à marquer de son aura dépressive les ados et jeunes adultes. Les autres pourront toujours se (re)plonger dans cette tendre bulle mélodieuse pleins de souvenirs en tête.




Placebo - You Don't Care About Us

12 commentaires:

  1. Réponses
    1. D'ailleurs, l'article de ce blog, m'a redonné envie d'écouter du Placebo, et je recommande MEDS qui est passé un peu inaperçu, avant les deux derniers, trés bon!! Un peu comme le début!!

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    2. Je confirme pour MEDS !

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  2. Wouah, ancienne la tof!!

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  3. Lựa chọn tốt! Tôi yêu nó! :)

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  4. Elle est de qui la pochette, quel est le contexte?? Merci

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  5. Servetheservants8 février 2014 à 09:06

    Album mythique, toute une époque mémorable, néanmoins n'oublions pas le premier album qui est fantastique, qui je pense, mériterait un article de même intensité sur ce blog.... Concernant la pochette @Anonyme, si je me souviens bien c'est une scène en prison, je ne connaissais pas les persos, à confirmer.

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  6. Le design de la pochette est attribué à Corinne Day, Placebo et de Blue Source.

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  7. ServeTheServants18 mars 2015 à 22:20

    J'espère le posséder un jour en vinyle!!

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  8. Et bien moi je prefere Meds à celui là, j'arrive pas a accrocher :/

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