lundi 10 février 2014

Wax Digger Reviews Express #01 : Prince of Denmark ~ Mark Lanegan ~ José Gonzalez ~ Daft Punk.


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WDR Express #01



Pas moins de quatre albums passés rapidement en revue, voici la nouvelle rubrique Wax Digger Reviews Express.

Prince Of Denmark - The Body (2013)

 

Playlist : 1- Cut 02 / 2- Nymphonic / 3- Signjam / 4- Cut Untiled Cut / 5- Your Body / 6- Thanatos / 7- Mardou / 8- (In The End) The Ghost Ran Out Of Memory / 9- Sublimation

Prince of Denmark (2013) art sound techno electro
Giegling
Derrière ce pseudo royal se cache le producteur allemand Traumprinz. Aussi discret qu'intransigeant il signe un album peaufiné avec soin oscillant entre techno, house et dub. 

Sur pas moins de trois vinyles, les morceaux froids et minimalistes dépassant allègrement les sept minutes se succèdent et incitent l'auditeur, rendu vite hagard par ces sonorités quelquefois étranges, à se créer un authentique voyage psychique tout au long de cet album brillant. Grâce à son talent de compositeur et avec une apparente facilité, Prince of Denmark balance des tracks puissantes follement profondes et parvient à prendre possession de notre esprit et de tout ce qui l'entoure.

Les magistrales nappes subaquatiques complètement hallucinées et/ou angoissées aideront nettement à l'immersion dans ce sous-marin hermétique à toutes concessions tant visuelles que sonores. Je ne peux que vivement vous conseiller de prêter une grande attention à cet album collant au siège comme un lendemain de cuite et qui marque de son empreinte une musique des plus inventive. 



Mark Lanegan - Imitations (2013) : 

 

Playlist : 1- Flatlands / 2- She's Gone / 3- Deepest Shade / 4- You Only Live Twice / 5- Pretty Colors / 6-  Brompton Oratory / 7- Solitaire / 8- Mack The Knife / 9- I'm Not The Loving Kind / 10- Lonely Street / 11- Élégie Funèbre / 12- Autumn Leaves

Mark Lanegan - Imitation (2013) art sound blog folk grunge
Vagrant
Vous le savez peut-être déjà, je ne tarie pas d'éloges concernant Mark Lanegan. Lui, le songwriter terriblement génial, originaire d'une petite ville de l'état de Washington, est désigné par beaucoup (pour ne pas dire par moi) comme étant l'anti-héros parfait, sauveur d'une musique moribonde peinant à se relever d'une bêtise marketing trop souvent prononcée. Tel un messie contemporain il prouve une fois encore que l'on peut combiner extrême qualité avec relative confidentialité.

 Les choses seront pourtant légèrement différentes pour ce huitième album, le crooneur grunge délaisse un temps l’électricité et propose un disque à l'image d'une pochette totalement épurée. Une fois la musique quasiment réduite à sa plus simple expression, il ne reste que de superbes mélodies au service, comme à l'accoutumé, d'une voix rauque, puissante et bien souvent bouleversante. À l'heure où nombreux sont ceux qui s'enthousiasment sur un programme sans réelle saveur musicale à la The Voice, Mark Lanegan redonne sans cesse une leçon d'humilité aux apprentis chanteurs. Bien qu'Imitations ne soit qu'un album de reprises, l'éternel vrai dieu des cheveux gras se paie le luxe de faire oublier que ces sublimes compositions ne sont pas de lui. En résulte un album à couper le souffle si l'on est un minimum sensible à une intimité à la fois agréable sans être dépourvue de son lot d’anxiété. Car intimiste pas de doute cet opus l'est, bien plus que le tout aussi superbe Blues Funeral, Imitations diffuse son atmosphère réussie à base de modernité mêlée l'espace de quelques instants à un vintage raffiné.

 Plus qu'une simple succession de ballades d'un folk qui ne dit pas son nom, Mark Lanegan nous confie prudemment son recueil de poésies écrit par d'autres (Nick Cave, The Twilight Singers, Chelsea Wolfe, John Cale) mais l'ayant accompagné durant toute sa vie de rhapsode à la gueule cassée. Au vu de la qualité d'Imitations, on lui pardonnera bien volontiers son français approximatif clôturant le disque.


José Gonzalez - In Our Nature (2007)

 

Playlist : 1- How Low / 2- Down The Line / 3- Killing For Love / 4- In Our Nature / 5- Teardrop / 6- Abram / 7- Time To Send Someone Away / 8- The Nest / 9- Fold / 10- Cycling Trivialities / 11- You're An Animal


José Gonzalez - In Our Nature (2007) art sound rock indie folk guitare
Mute Records
Suédois d'origine argentine, José Gonzalez baigne à n'en pas douter dans différentes cultures et cela se répercute naturellement dans sa musique. Bien qu'ayant commencé sa carrière dans un groupe punk, l'artiste a su faire habilement évoluer sa musique pour en tirer quelque chose de plus personnel. 

En 2007, In Our Nature sort chez les disquaires et l'on y découvre un deuxième album des plus agréables qui saura se montrer un parfait compagnon de route. À la fois discrète lors d'un dîner entre amis ou des plus envoûtante pour toutes autres occasions plus intime, la folk de ce songwriter doué est saupoudrée intelligemment de rythmes subtils et bénéficie en sus d'une placidité sans nom. 

Bien qu'il ne révolutionne pas un genre pionner, José Gonzalez a cependant le mérite de sortir un tant soit peu des sentiers battus mille et une fois entendus en rajoutant une touche indie plus que bienvenue avec en point d'orgue une jolie reprise de Teardrop des Massive Attack. La guitare, gracieuse et aérienne, jouera parfaitement son unique rôle d'accompagnatrice d'un chant facilement identifiable et surtout efficace. Onze chansons auréolées d'une splendeur nordique sans rien avoir à jeter cela donne logiquement un disque maîtrise de bout en bout dont on aurait dorénavant tort de se passer.


Daft Punk - Ramdom Access Memories (2013)


Playlist : 1- Give Life Back To Music / 2- The Game Of Love / 3- Giorgio By Moroder / 4- Within / 5- Instant Crush / 6- Lose Yourself To Dance / 7- Touch / 8- Get Lucky / 9- Beyond / 10- Motherboard / 11- Fragments Of Time / 12- Doin' It Right / 13- Contact

Daft Punk - Ramdom Access Memories (2013) art sound dance funk electro
Columbia
Tue moi....Tue moi.....Tue m...  La fameuse scène tirée de Full Metal Jacket fera une bonne entrée en matière car c'est ce que semble dire deux petites voix à peine perfectibles sous des casques devenus trop durs à porter. Ce long râle d'agonie dure depuis maintenant trop longtemps et croyez-le ou non, l'entendre me fait réellement du mal. 

Mais où sont donc passés les génies de la scène française qu'étaient autrefois Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen-Christo ? Il est très loin le temps où ces deux hommes sortaient - de presque nulle part - un excellent album, Homework pour ne pas le citer. 
Bon on ne va pas s'étonner outre mesure puisqu'entre cette première œuvre et ce Ramdom Access Memories il s'est passé une quinzaine d'années et les albums indigestes n'ont cessé de s'accumuler. Que vous dire donc sur cette dernière fournée ? rien, il n'y a rien a dire à part que ce disque n'est pas mauvais, il est très mauvais et ce en grande partie à cause des chants. Il ne sera sauvé de la déchetterie que par Gorgio By Moroder qui donnera un semblant d’intérêt à ce gâchis, et encore. 

Il serait grand temps que Daft Punk, groupe culte de la fin des années 90, revienne à ses fondamentaux et cesse son escroquerie à base de fausses évolutions musicales. On ne pourra cependant pas leur reprocher de savoir bien s'entourer dans leurs larcins; entre les vieux briscards has been mais reconnus pour leurs anciennes gloires et les valeurs montantes d'un R'n'B bien produit sans être prodigieux, les duettistes signent un album où paillettes et chimères atteignent leurs paroxysmes. Comme après tout il y a toujours du bon quelque part je vais être honnête, Ramdom Acces Memories est un bon disque pour peu que l'on aime les boites ringardes perdues au fin fond de la Vendée. Mais tout va bien mesdames et messieurs car ceux ayant vendus leurs âmes d'artistes contre la panoplie du parfait businessman, Philippe Manoeuvre en tête, vous diront que ce disque est exceptionnel et qu'en plus, cerise sur le gâteaux, il a gagné dernièrement cinq Grammy Awards, ah ? je me marre...

6 commentaires:

  1. Il est temps de remettre les pendules à l'heure, ahahha humour pour "Art of sound", express....
    Homework, album mythique, qui me donna envie d'aimer l'electro, avec beaucoup de mal, en effet.... Homeword, 1997... Restera à tout jamais dans les bases de la musque, tout court...J'avais 13 ans. Aujourd'hui, en 2013, les Daft Punk, ont du suivre l'évolution du monde, du temps...."Doc, oui? Marti Macfly?, malheureusement, back to the future, n'est qu'un film, si l'on veut avancer, il faut aller de l'avant, tant que la Delorean, n'est pas inventée.
    Pour moi, ce dernier album, Random access memories, montre bien la maturité, de 1997 à 2013....Leur évolution est flagrante, et cet album me fait vibrer, car j'ai l'impression de mûrir avec eux, je me reconnais dans cette évolution. Je n'ai pas besoin d'un Philippe Manoeuvre, ou d'une récompense à la Awards, bien commerciale, pour ça.... Les Daft Punk, ont produit leur Homework mais aussi autre chose, et je dis bravo quand je vois le résultat. Pour conclure, je trouve cette critique "express", un peu dure, mais je la respecte!! J'ai hâte de me procurer le vinyle, et je le conseille fortement à tous les fans de musique. Il ne faut pas le comparer à Homework, mais le voir évoluer, il n'ya pas Daft Punk1,2,3.... Il y'a Homework, et il y'a Ramdom Access Memories. Amis du soir, bonsoir!!

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  2. Lady di aie le mur15 février 2014 à 03:30

    en tout cas les 3 disques conseillé sont très sympa, pour le daft punk je suis d'avis que la chronique est dure, il est pas aussi pourri que ca

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  3. J'avais deja grace a votre blog trouvé blues funeral de mark lanegan formidable mais je dois dire que je trouve son dernier album imitation encore plus fort ! Et merci pour gonzalez qui esttop aussi !

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  4. Merci! Pour une première rubrique express, je trouve que Lanegan et Gonzalez sont expressément bien présentés, sans doute aussi parce que ces deux albums me sont plus familiers que les deux autres restants. En ce qui concerne The Body, l'éloge est brève mais éveille tout de même la curiosité, à suivre même si ce n'est clairement pas ma came. Pour le petit dernier (de la classe?) je passe aussi mon chemin, il y a grand nombre de critiques positives sur la toile et ailleurs, une de plus une de moins rien de nouveau... Ici je trouve intéressant de prendre le contre pied, justifié pour le coup, même si je ne prendrai pas parti pour certains partis pris. On peut tout de même saluer l'ensemble du travail qui nous est proposé. Bonne continuation.

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  5. Honnetement le daft punk n'est pas terrible, mais pas si nul que ça. Je trouve que Rodgers apporte sa touche. Le deuxieme album est pour moi bien pire. Le reste je le découvrais et j'apprécie.

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  6. J'aime bien ses petites rubriks. Je vois que le Daft Punk divise, moi je l'apprecie.

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