vendredi 19 décembre 2014

Chronique : Nirvana ~ MTV Unplugged In New York (1994)


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Geffen

Playlist : 1- About A Girl / 2- Come As You Are / 3- Jesus Doesn't Want Me For A Sunbeam / 4- The Man Who Sold The World / 5- Pennyroyal Tea / 6- Dumb / 7- Polly / 8- On A Plain / 9- Something In The Way / 10- Plateau / 11- Oh Me / 12- Lake Of Fire / 13- All Apologies / 14- Where Did You Sleep Last Night

Après tout ce temps passé il ne manquait plus que lui pour en terminer sur les chroniques des albums de Nirvana. Alors sans plus tarder voici MTV Unplugged In New York, ou autrement dit, un des plus grands live jamais conçus. Rien que ça. Bonne fêtes à vous.


Something in the web.


Chaque personne possède un disque qui lui est propre. Sans forcément en avoir conscience, nous en avons tous un faisant un peu plus partie de nos vies que les autres. Un album à notre sens immortel, bravant l'épreuve de l'âge. À ce point écouté qu'il se trouve en cet instant dans un état proportionnel aux souvenirs qu'il a engrangés. Abîmé, usé part tant de déménagements, de manipulations pas toujours soignées mais encore fier de son aura. Bien plus qu'un objet musical du quotidien il fait partie de notre destinée la plus intime. Compagnon fidèle, il connait tout de nous, a tout vécu avec nous avec pour seul engagement d'être muet à jamais sur ce qu'il voit.
Le mien est paru le 1 novembre 1994, il vient d'avoir vingt ans. Il n'est pas très original certes et à vrai dire je m'en fous. Il s'agit du MTV Unplugged In New York de Nirvana. Jour et nuit, à cette époque, pendant plus de mois qu'il ne me faudrait pour me souvenir du chiffre exact, je l'ai écouté. 24 heures sur 24 il était là, non loin de moi, de journée en journée conforme à lui-même. En boucle les mêmes chansons. Toujours dans l'ordre initial sans songer à y toucher ni même oser l'éteindre avant sa fin. Il accompagnait du mieux qu'il le pouvait ma vie. J'en connais chaque note, chaque intonation, chaque changement de volume sonore. Pour moi comme sûrement pour vous avec le vôtre, mon disque est une bouée de sauvetage rassurante quand tout se noie dans le flou, quand la maîtrise des sentiments nous échappe et qu'une solitude invivable s'invite à la porte puis qu'on la laisse entrer sans trop savoir vraiment ni pourquoi ni comment on en est arrivé là.

vendredi 14 novembre 2014

Chronique : U2 ~ Songs of Innocence (2014)

Les fans de U2 sont priés de ne pas lire ce qui suit et de quitter dans la sérénité ce blog.


U2 - Songs of Innocence (2014) bono the edge irlande irlandais rock pop
Island


Toute création à le devoir d'exister. Toute œuvre parvient un jour ou l'autre à toucher profondément le cœur d'au moins une personne. Des fois elle bouleverse la vie de certains et embellit celle des autres... Et puis il y a Songs of Innocence dont Taylor Hawkins, batteur des Foo Fighters, déclare qu'il sonne comme un pet. 

Shoot à Saint-Tropez


  Non, Wax Digger Reviews n'a jamais eu comme philosophie de flinguer des albums au travers de chroniques assassines. Il en existe tant de bons voire d'excellents que je n'ai ni l'envie ni le temps de m'attarder sur des choses insipides vouées à disparaître en un battement de cil. N’espérez donc pas voir ici un article sur Fauve. Voilà qui est acté. Néanmoins lorsque un prétendu groupe planétaire donne le bâton pour se faire battre, il devient plus que tentant de céder lâchement aux sirènes du mépris élémentaire.
Car parfois, il est bon de larguer du lest. De critiquer au sens le plus péjoratif du terme ce que l'on sait avec certitude mauvais. S'attarder à la manière d'un tortionnaire bas de gamme sur une musique agaçante et indigne. Ou simplement dire la vérité, la nôtre en tout cas. Après avoir passé en revue tous les disques sans intérêt du moment, l'hésitation fut brève, et mon choix aussi arbitraire qu'une lame sur une nuque désigne le dernier en date, celui de U2, proposé gratuitement ET tant qu'à pousser le vice jusqu'au bout, disponible à la vente.

mardi 28 octobre 2014

Chronique : Swap ~ Cinéma Sonore Vol. 1 SWLTD02 (2014)


Swap - Cinema Sonore label electro berlin detroit nice redj ghini zecapx iori
Swap White Ltd


Playlist : A Iori - Seedy Harbor Act II / B1. Redj & Ghini-B - Seedy Harbor Act I / B2. Jérome Caproni - Sweet Poetry.


Plus passionnant qu'une superproduction de Michael Bay, plus intransigeant qu'un film d'auteur et surtout bien plus subtil qu'une adaptation du master of error Uwe Boll, le label Swap White Ltd nous dévoile son deuxième EP. Prenez votre ticket avec hâte et suivez les signaux sonores car les places sont limitées.


Good things come to those who wait.


Le temps passe. Seconde après seconde, jour après jour, il défile. Souvent il nous semble interminable puis, à de plus rares moments, bien trop court. Étrange. Il est le roi sans trône de l'immatériel. Le monarque d'un non-sens immuable auquel nous tâchons avec enthousiasme d'en donner un. Il nous survivra à tous, qui que l'on soit, où que l'on se trouve.
D'une durée égale à la gestation humaine, l'attente autour du second rejeton vinylesque du label Swap
White Ltd put paraître longue à certains. Comme tout a son contraire dans ce monde, d'autres rétorqueront qu'au contraire ce timing est le bon. Je fais partie de ceux qui avaient hâte de déposer la cellule sur cette nouvelle sortie et me voilà comblé puisqu'il est désormais disponible en cette fin d'Octobre.
Antagoniste au temps, Cinéma Sonore, tel est son nom, est proposé à 300 exemplaires sous un format des plus concrets. Fier de son estampille ornementée d'un élégant phonographe des années 20, l'objet s'abrite sous une très classique pochette d'un noir monochrome. On peut à nouveau saluer un visuel efficace en ce qui concerne le rond central. Une idée simple mais réussie conférant au disque un cachet supplémentaire, chose qui n'est malheureusement pas toujours une norme dans le home-made. Toutefois espérons que la prochaine parution puisse bénéficier d'une pochette imprimée, ou pourquoi pas d'un feuillet, révélant un paysage artistique sous toutes ses facettes. Je sais bien que ce n'est là non plus pas une habitude pour le milieu électronique qui, dans la lumière faiblarde d'un club, s'en tamponne d'avoir sous les yeux un dessin. Mais que voulez-vous, en tant que passionné/collectionneur de musique j'aime avoir un visuel accrocheur et complet quitte à rajouter deux-trois euros. Fermons là la parenthèse car ce n'est ni le sujet ni rédhibitoire.

mercredi 27 août 2014

Wax Digger Reviews Selecta #02 ~ Smell like Ian Curtis Spirit.

Ian Curtis joy division vinyle selecta noir et blanc
Ian Curtis




Pour télécharger la Selecta en qualité Wav.

Que dire sur Ian Curtis en cultivant l'infime espoir d'être original ? Peine perdue, absolument rien n'est à ajouter au flot continuel d'éloges déversé depuis trois décennies. Si, à bien y réfléchir nous ne répéterons jamais assez le rôle important du chanteur/leader charismatique durant sa courte mais fulgurante carrière dans le milieu artistique global. Tout le monde connait au moins un de ses morceaux mais son oeuvre est bien plus étendue qu'un tube éculé sur les ondes radiophoniques aussi bon soit-il.
Des débuts énergiques post-punk à une cold wave intense, Curtis gravera dans le marbre de la postérité le panneau d'entrée de sa petite ville de Stretford au nord de l’Angleterre. Semblable à un graffeur qui recouvre inlassablement de ses créations urbaines les mêmes murs d'une grande ville, son génie se révélait aux yeux de tout un chacun. Comme toutes les impériales icônes musicales, il ne fut pas l'intrépide pionnier d'un mouvement grossissant au début des années 80. Pourtant, de par son brio intensifié d'un charisme surnaturel, il le représentait mieux que quiconque au point d'en devenir une référence notoire.

mercredi 6 août 2014

Chronique : Various ~ Fifteen Years Fuse 1/4 (2009)


Playlist : 1- Choice - Acid Eiffel / 2- Ricardo Villalobos - H.E.I.K.E (Mood Mix)


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541
Enfin ! Nous y sommes. Après deux heures confuses sur des routes sinueuses nous atteignons l'usine automobile désaffectée. En toute hâte nous pressons le pas vers le grand hall éclairé d'un rouge sombre dans lequel étaient disséminés des chandeliers pourpres brièvement repeints à la bombe. Les bonjours et autres banalités d'usage accomplis et une fois franchis les restes glorieux de ce qui devait être la porte principale, une espèce de didgeridoo vrombissant nous accueille. Hypnotique, ce son tribal semble provenir de toutes parts avant de rejoindre un point central. Une cible mouvante qui, bien entendu, n'aurait pu être autre chose que nous-mêmes. Passé le premier choc, émerveillé, je me frayais péniblement un chemin au travers d'une foule dense mais pour l'instant calme voire timide. Je ne saurais vous dire combien ils étaient, des centaines surement, un ou deux milliers peut-être. Sans freiner mon avancée je les dévisageais avec attention. Tous, ou presque, se tenaient debout, le regard vide mais fixe en direction d'un stand à DJ sommairement entreposé là, au pied d'un mur sur lequel la patine du temps n'avait pas réussi à accomplir totalement son œuvre, laissant quelques bouts de peinture blanche nous faire deviner encore de manière distincte le nom de la marque occupant autrefois ces lieux. Et bien que ce moment ne dura en réalité pas plus de deux minutes, me faufiler dans cette marée humaine me sembla étonnamment long.
À peine ai-je eu le temps d'arpenter le premier quart de cette majestueuse salle de béton décrépit que le kick écrasant fit vibrer un sol recouvert de détritus festifs, puis, en une fraction de seconde sinon moins, tout ce microcosme s'anima. Étant bloqué par une falaise effervescente de chair et d'os je me retournai instinctivement. Mes amis avaient disparu dans la masse. Merde pensais-je, il ne m'aura fallu que trois minutes pour les perdre. Tant pis, je les retrouverai, plus tard.

lundi 14 juillet 2014

Wax Digger Reviews Selecta #01 ~ Lạc Long Quân


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Wax Digger Reviews Selecta : Lạc Long Quân

Évaporons nous le temps d'une heure dans un monde qui n'existe plus. À la fin des années soixante et d'une Amérique indécise quant à son futur. Parlons sans a priori du Vietnam et d'une de ses plaies les plus douloureuses. Je ne connais que peu de choses sur ce pays légendaire et pourtant il a su m'accompagner durant toute ma vie. Comme si les senteurs subtilement anisées du phở étaient imprégnées inexplicablement dans mon esprit depuis mon enfance. Trêve de bavardage, il est temps de se laisser absorber par les mélodies des sixties et par la narration d'un grand moment d'histoire.



  Télécharger la selecta au format Wav.




Mon général, quelle cuisson votre hamburger? Saignant...


 10 Mai 1969, au pied d'une colline couverte d'une jungle épaisse, limitrophe de la frontière laotienne, un état major américain confiant en sa puissance de feu sans égale prépare ses troupes à l'assaut de son sommet. Une affaire de quelques jours ayant pour avantage de ne comporter que peu de risques, pense-t-on en haut lieu. Sur le papier sans doute. Dans les faits pourtant, cette bataille subsistera dans les mémoires militaires et traumatisera une opinion américaine au travers de reporters de guerre catastrophés devant l'ampleur des dégâts. L'infanterie s'emparera de l'objectif en dix jours, grandement aidée dans sa quête par l'abandon pur et simple de la position par l'adversaire lors de la dernière nuit. Seulement dix diront certains, oui, mais à quel prix ?
Les drus combats n'auront laissé que peu de répit aux forces engagées. Sous des pluies torrentielles démoralisant le plus dur des hommes, masquant un champ de vision déjà perfectible dans une situation de stress, et, sur un sol instable car enduit d'une boue visqueuse, 56 GI perdront la vie; presque 400 seront blessés, tandis qu'une trentaine de sud vietnamiens alourdiront encore un peu plus la liste macabre des pertes alliées. Pour autant, ceux qui comptabiliseront le plus de morts seront dans le camp d'en face avec pas moins de 600 nord vietnamiens tués pour seulement trois prisonniers capturés.
Quand on sait que rien que pour cette escarmouche ce n'est pas moins de 450 tonnes de bombes en tous genres ainsi que 69 tonnes de napalm qui furent déversés sur cette misérable colline on comprend avec aisance le faible taux de prisonniers mais, surtout, pourquoi les médias outre-atlantique ont surnommé ce désastre civilisationnel la " bataille de Hamburger Hill ".
Ne faisons pas nos Miss France faussement, ou volontairement, naïves voire idiotes. La guerre est ce qu'elle est, avec son lot de désolations et de sang versé souvent dans une absence totale de logique, mais ce qui choqua réellement la populace devant l'écran de télé c'est qu'à peine un mois plus tard un général abandonnait cette crête si chère en vies humaines sans qu'une hiérarchie complaisante ne trouve rien à y redire. On peut légitimement se demander à quoi tous ces sacrifices ont bien pu servir. La réponse aussi absurde qu’amère on la devine, évidemment à rien. Et dorénavant ce n'étaient plus les soldats américains qui allaient se faire des illusions sur la valeur d'une vie si loin de la mère patrie.

vendredi 30 mai 2014

Chronique : The Shaggs ~ Philosophy Of The World (1969)


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Red Rooster

Playlist : 1- Philosophy Of The World / 2- That Litlle Sports Car / 3- Who Are Parents? / 4- My Pal Foot Foot / 5- My Companion / 6- I'm So Happy When Your're Near / 7- Things I Wonder / 8- Sweet Thing / 9- It's Halloween / 10- Why Do I Feel? / 11- What Should I Do? / 12- We Have A Savior

 Il y a fort à parier que le nom de The Shaggs, ce groupe de filles issues du New Hampshire, ne vous dit absolument rien. Pourtant leur seul et unique album, Philosophy Of The World sorti en 1969, mérite que l'on s'y attarde tant il est stupéfiant à tous point de vue. 

 La délirante histoire des Shaggs débute quand la mère Wiggin prédit à son jeune fils qu'il se marierait avec une femme blonde, qu'il aurait deux garçons après la mort de son épouse et que ses filles formeraient un groupe de musique. 
Devenu adulte, les deux premières prédictions se révélèrent exactes. Austin alors persuadé du pouvoir de chiromancie de sa chère maman, força ses filles à embrasser une carrière d'artiste dont elles ne voulaient de toute évidence pas. 
Jusqu'au-boutiste dans sa lubie, il n'hésite pas à les retirer de l'école et obligera même les sœurs à se produire tous les samedis soir à la salle des fêtes de Fremont. Dorothy Wiggin déclara plus tard "Il aimait la discipline. Il était têtu et pouvait se montrer capricieux. Il a dirigé et nous avons obéi. Ou fait de notre mieux.

lundi 26 mai 2014

Discogs, le meilleur ami du collectionneur.


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Track your collection and wantlist. Contribute to the database. Buy & sell in the Marketplace


 Bien que cela procure un fabuleux plaisir, posséder une collection de disques peut vite se transformer en un bordel monstre. Si on met de côté la problématique d'un manque de place inhérent au format vinyle, le problème que l'on constate assez vite est la logistique pour s'y retrouver parmi les centaines d'albums en tout genre que constituent une collection. S'il est assez simple de se souvenir de ses premières acquisitions, un jour ou l'autre vous finirez par acheter malencontreusement un vinyle déjà en votre possession. De la feuille volante aux applications mobiles, il existe tout un tas de méthodes permettant de noter chaque achat, plus ou moins facilement, et surtout de s'y retrouver. Parmi toutes les solutions qui vous sont offertes, la plus plaisante pourrait bien s’appeler Discogs.

samedi 5 avril 2014

Youri Lenquette, Kurt Cobain et moi.



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Kurt Cobain et Youri Lenquette

La vie n'a comme unique but que d'être surprenante.

  On se réveille un matin avec la futile, mais fortement imprégnée, envie de raconter une anecdote qui on le sait n’intéressera pas grand monde. Une histoire d'un moment de vie qui ne nous appartient pas mais qui traine, là, dans notre tête, depuis un paquet d'années, nous marquant durablement sans savoir pourquoi. On se met à y penser, puis à y repenser, le cerveau se met en branle, des phrases encore décharnées de véritables structures apparaissent puis se dégrafent et enfin l'envie devient trop forte. On se pose devant le fidèle clavier aux lettres estompées, avant de commencer son récit on pratique le sempiternel tour du web. D'un regard froid et cynique on contemple les dernières nouvelles d'un monde qui se meurt et là on assiste à la vision de l'inattendu : des tas de blogs plus ou moins douteux, des sites plus ou moins culturels mentionnent le sujet de votre envie.
Perplexe, quelque peu vexé de perdre la primeur de notre chronique, on arrive à se dire légèrement abattu qu'il n'y a pas de hasard. Le destin, ou appelez ce phénomène comme vous le voudrez puisque le nom n'a aucune réelle importance, en avait décidé autrement. Arrive l'heure d'un choix amer : poursuivre notre envie quitte à faire comme tous les autres ou l'oublier en se consacrant à autre chose.

mercredi 26 mars 2014

Amsterdam : Disquaires indépendants


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Records Friends Amsterdam

Amsterdam et ses couleurs aux tons d'un obscur pastel. Son Red Light District aussi affriolant que célèbre. Ses canaux verdâtres légendaires bordant de magnifiques rues et enfin ses vinyles à foison. Voici un petit tour d'horizon d'une des plus belles capitales mondiales et de ses disquaires indépendants.

vendredi 21 mars 2014

Wax Digger Reviews : Disquaire Day 2014



Disquaire Day 2014 art sound vinyle


Comme depuis quatre ans, le Disquaire Day aura lieu en Avril. Voici un condensé de la liste fraichement diffusée.

dimanche 2 mars 2014

Chronique : Sonic Youth ~ Dirty (1992)


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Geffen


Playlist : 1- 100% / 2- Swimsuit Issue / 3- Theresa's Sound World / 4- Drunken Butterfly / 5- Shoot / 6- Wish Fulfillment / 7- Sugar Kane / 8- Orange Rolls, Angel's Spit / 9- Youth Against Fascim / 10- Nic Fit / 11- On The Strip / 12- Chapel Hills / 13- Stalker (vinyle uniquement) / 14- JC / 15- Purr / 16- Crème Brûlée

Dirty, le neuvième album des Sonic Youth sorti en 1992, souffre d'une image de marque déshonorante, il est donc temps de le réhabiliter.

 Depuis plus de vingt ans, soit très rapidement après la sortie de Dirty, on entend ici et là que ce neuvième album serait formaté, sonnerait moins crade car mieux produit et que par conséquent il serait la moins illustre des œuvres des New-yorkais. Le coupable, pointé d'un doigt accusateur sans autre forme de procès, est vite trouvé en la personne de Butch Vig en charge de la production et coutumier de ce genre d'accusation. Il en prend donc une deuxième fois pour son grade et s'attire les foudres d'une foule à mon sens inutilement véhémente. Un deuxième Nevermind gate en somme mais où, cette fois, selon de longs pamphlets futiles, les gourous de la scène indé seraient subitement des vendus.


jeudi 20 février 2014

Guide d'achat : Bien choisir sa platine vinyle.


Art of Sound : Guide d'achat : Bien choisir sa platine vinyle.


Bravo ! vous êtes décidé à franchir le pas et à passer au roi des formats audio. Le choix d'une platine vinyle n'est pas si aisé que cela semble être aux premiers abords; que l'on soit néophyte ou désireux de remplacer sa vieille platine après des années de bons et loyaux services, on peut vite se perdre devant la quantité d'offres proposées. Wax Digger Reviews va s’efforcer de vous aider.

lundi 10 février 2014

Wax Digger Reviews Express #01 : Prince of Denmark ~ Mark Lanegan ~ José Gonzalez ~ Daft Punk.


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WDR Express #01



Pas moins de quatre albums passés rapidement en revue, voici la nouvelle rubrique Wax Digger Reviews Express.

Prince Of Denmark - The Body (2013)

 

Playlist : 1- Cut 02 / 2- Nymphonic / 3- Signjam / 4- Cut Untiled Cut / 5- Your Body / 6- Thanatos / 7- Mardou / 8- (In The End) The Ghost Ran Out Of Memory / 9- Sublimation

Prince of Denmark (2013) art sound techno electro
Giegling
Derrière ce pseudo royal se cache le producteur allemand Traumprinz. Aussi discret qu'intransigeant il signe un album peaufiné avec soin oscillant entre techno, house et dub. 

Sur pas moins de trois vinyles, les morceaux froids et minimalistes dépassant allègrement les sept minutes se succèdent et incitent l'auditeur, rendu vite hagard par ces sonorités quelquefois étranges, à se créer un authentique voyage psychique tout au long de cet album brillant. Grâce à son talent de compositeur et avec une apparente facilité, Prince of Denmark balance des tracks puissantes follement profondes et parvient à prendre possession de notre esprit et de tout ce qui l'entoure.

Les magistrales nappes subaquatiques complètement hallucinées et/ou angoissées aideront nettement à l'immersion dans ce sous-marin hermétique à toutes concessions tant visuelles que sonores. Je ne peux que vivement vous conseiller de prêter une grande attention à cet album collant au siège comme un lendemain de cuite et qui marque de son empreinte une musique des plus inventive. 

samedi 1 février 2014

Chronique : Placebo ~ Without You I'm Nothing (1998)


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Hut


Playlist : 1- Pure Morning / 2- Brick Shithouse / 3- You Don't Care About Us / 4- Ask For Answers / 5- Without You I'm Nothing / 6- Allergic (To Throughts of Mother Earth) / 7- The Crawl / 8- Every You Every Me / 9- My Sweet Prince / 10- Summer's Gone / 11- Scared Of Girls / 12- Burgeur Queen / 13- Evil Dildo (piste cachée)

À la suite d'un premier essai réussi, Placebo réitère l’expérience avec un Without You I'm Nothing du plus bel effet. Un dernier testament pour un groupe qui explosera tragiquement dans son envol.

 Souvenirs, souvenirs...


Je repensais dernièrement à Placebo, ce groupe encore prometteur au début du siècle avant de se faire inexplicablement un long et douloureux harakiri en prenant des choix artistiques dépassant l'entendement. Tout de suite l'air de l'horrible tentative ratée electro rock Pure Morning me venait en tête. J'entendais encore la voix agaçante d'un Brian Molko détestable sur le plus mauvais single d'un album comptant pas mal de tubes. Je l'avais tellement entendu partout où j'allais à l'époque que la sanction était claire et irrévocable : plus jamais je n'écouterai cette chanson que je vomissais.
Eh bien, plus d'une dizaine d'années plus tard, j'ai craqué et ce qui allait être, pensais-je, un de ces instants purement masochistes que n'aurait pas renié Molko lui-même, fut à ma grande surprise des plus agréables.
Telle une madeleine de Proust musicale, de bons souvenirs oubliés remontaient à la surface dès les premières secondes de l'intro. Tout en y repensant, je me surpris à trouver le phrasé si particulier du chanteur pas si mal sur ce titre; il accompagne dignement des sonorités d'une répétitivité moins lassante que je me plu à croire durant tout ce temps. Malheureusement pour lui, il souffrira toujours d'une incroyable longueur non justifiable.

samedi 18 janvier 2014

Chronique : Swap ~ SWLTD 01 (2014)


Various Artists - Swap White LTD  01 (2014) art sound ghini-b redj zecapx servietzki
Swap

Playlist : A1 Redj - Object of Desire / A2- Servietzki - Kartoshka / B3- Ghini-B - Drowned on a Sunday / B4- Jerome Caproni - Skinned Alive

Après de longs mois d'absence, Wax Digger Reviews revient plus en forme que jamais. Pour célébrer la nouvelle année rien de tel qu'une chronique sur un disque qui vient tout juste de sortir... Mais attention il n'y en aura pas pour tout le monde.

 Electro, mon (nouvel) amour...

 

 On ne va pas se mentir, chroniquer une sortie electro n'est pas un exercice dont j'ai l'habitude. Je l'avoue bien volontiers, il m'est plus aisé d'écrire mon ressenti sur du rock ou sur de la soul, ces sons me berçant depuis tant d'années qu'il me serait impossible de vous donner une date précise.
Au fil de mes rencontres nocturnes je croisais de plus en plus des passionnés de musique electro, et même si je connaissais des artistes tels que Laurent Garnier et Aphex Twin, mes connaissances s’avéraient très vite plus que limitées. Au départ réticent, en bon rockeur qui tâche que je suis, j'ai appris à être attentif à ces nouvelles sonorités, ce qui ne fût pas toujours évident puisque j'éprouvais non sans mauvaise foi et nonchalance, le besoin idiot de comparer l'incomparable.
Il serait faux d'affirmer que je ne reconnaissais pas un grand talent à certains artistes, pour autant je cherchais petit à petit ma voie dans ce nouveau dédale sonore inhérent à la musique et ce depuis sa création, je veux bien sur parler des sous-genres. Tout ou presque y est passé, de la classique mais obsolète drum'n'bass à la house qu'elle soit suave à souhait transpirant la ringardise ou des plus sophistiquée, du hardcore brillant d'un feu de paille à la trop endormie minimale allemande; et bien que j'ai pu écouter durant ce long parcours initiatique une quantité astronomique de merdes, celui-ci m'a aussi permis d’accéder à ce qui représente mon Graal electronique.
Je découvris au bout de tout ce temps un univers encore mal défini où s'entremêlaient au sens le plus littéral du terme d'incroyables et puissants chocs auditifs. Cette musique que j'ai pu tant dénigrer à certains moments, puisqu'en méconnaissance totale du sujet, m'apparaissait soudainement familière, intelligente, émotive, noble, hypnotisante et la fit entrer durablement au plus profond de mon être. La techno de Detroit en corrélation avec celle de Berlin ce sont dès lors imposées comme une évidence, c'était devenu mon truc.