mercredi 19 décembre 2012

Chronique : Pink Floyd ~ Obscured By Clouds (1972)


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Harvest / Emi


Playlist : 1- Obscured By Clouds / 2- When You're In / 3- Burning Bridges / 4- The Gold It's In The... / 5- Wot's... Uh The Deal / 6- Mudmen / 7- Childhood's End / 8- Free Four / 9- Stay / 10- Absolutety Curtains

Obscured By Clouds est le septième album des Pink Floyd. Édité en 1972, il est souvent malmené par les critiques et par les fans d'une manière trop souvent injuste.

 Après l'excellente bande originale More, Pink Floyd récidive l’expérience avec le même réalisateur. Obscured By Clouds est cette fois la musique du film La Vallée de Barbet Schroeder. N'ayant jamais vu le film, je me passerai de tout commentaire le concernant et ne pourrai en faire qu'un bref résumé. En Nouvelle-Guinée un groupe d'aventuriers un peu hippies sur les bords part à la recherche d'une vallée encore inconnue.

Alors que le groupe vient de sortir un an plus tôt son Meddle avec le célèbre titre Echoes et qu'il se consacre désormais à la conception de son futur hit planétaire Dark Side Of The Moon, Schroeder contacte les membres et leur propose une nouvelle collaboration. Encouragés par leur première tentative réussie ils acceptent volontiers de faire une pause pour s'adonner pleinement à ce nouveau projet et ainsi s'aérer l'esprit. A noter que si le disque et le film ne portent pas le même nom, cela est dû à un différend avec la société de production.

 Obscured By Clouds, en plus d'être un des albums les plus méconnus du groupe, traîne derrière lui une assez mauvaise image. Beaucoup de fans des britanniques et pas mal de critiques rock trouvent assez injustement que ce disque a été fait à la va vite, qu'il est fade, sans inspiration et surtout anecdotique... rien que ça. Certes je ne vous dirais pas qu'il s'agit ici d'une pièce maîtresse mais ne l'enterrons pas si vite, n'en déplaise à certains.

Il faut voir cet opus comme un retour aux chansons plus légères, dégrossies de tout artifice qui serait devenu inutile ici. N’espérez pas entendre des compositions ultra travaillées de plus de vingt minutes comme on en trouve de plus en plus à cette époque chez les Floyd. La plupart des titres ne dépasseront pas les cinq minutes et s'accompagneront dans leur grande majorité d'une structure basique et épurée : couplets / refrains. 


Pink Floyd 1972 picture image photo groupe
Pink Floyd


 Malgré tout Obscured By Clouds reste bien un album planant. Les deux premiers morceaux instrumentaux seront là pour nous assurer qu'il n'a finalement que peu de choses à envier à ses congénères. Nick Mason fidèle à lui-même posera tranquillement ses rythmes de batterie hypnotiques à souhait, tandis que le duo Rick Wright aux claviers et David Gilmour à la guitare nous bercera de mélodies envoûtantes et répétitives mais jamais lassantes. 
Le Floyd est au firmament de son art musical durant cette période, un âge d'or qui s'entend indéniablement sur ce disque. Wright maîtrise à la perfection son instrument et en tire des sonorités voluptueuses et chaleureuses, qu'il perdra d'ailleurs plus tard à cause de synthétiseurs offrant plus d'opportunités avec une technologie avancée mais disposant également et malheureusement de sons plus froids. Les guitares de Gilmour virevoltent dans l'air comme à leur habitude et s'entrechoquent dans les lignes de basse rondes et chaudes de Roger Waters. Comme souvent les trois compères se partageront les chants de fort belle manière, au détour d'un couplet ou d'un refrain ils mettront en commun leur voix dans de superbes contre-chants.

 Mais soyons honnêtes, les critiques bien que définitivement cruelles ne sont pas forcément toutes injustifiées. Cet album n'aura rien de révolutionnaire, on trouvera par exemple ici et là des airs déjà entendus parmi la discographie magistrale du quatuor, ce qui est évidemment dommageable. La ballade, belle mais bien trop simpliste, Stay chantée par Richard Wright ne sera pas à la hauteur d'un Summer 68 du même auteur et se trouvant sur Atom Heart Mother. Mais peu importe, il faut prendre ce disque pour ce qu'il est et ne pas chercher à soutenir à tout prix la comparaison avec les autres créations de la formation pour l'apprécier pleinement. 

Des chansons agréablement douces seront entrecoupées de quelques titres beaucoup plus rock comme c'était déjà le cas sur More. Un exercice pas simple pour eux mais ils s'en tirent relativement bien dans ce registre qui ne dénature aucunement leurs compositions habituelles plus profondes et subtiles. Waters évoquera la mort de son père sur un de ces morceaux plus vifs intitulé Free Four. Cette bande originale s’achèvera dans un superbe morceau de fin qui intègre des chants traditionnels issus d'une tribu guinéenne.

 N'écoutez donc pas les mauvaises langues et prêtez une oreille attentive sur ce disque si décrié, vous pourriez y trouver de bonnes surprises dans les mélodies sans fioritures d'Obscured By Clouds. Cet album pourrait même être une porte d'entrée idéale dans l'univers sonore du groupe pour le néophyte tant il peut se montrer bien plus accessible que bon nombre du reste de leurs opus. Pourtant bonne, il faudra reconnaître que cette bande originale ne sera jamais à la hauteur d'un The Piper At The Gates ou d'un Dark Side Of The Moon, mais on ne va tout de même pas reprocher à Pink Floyd de ne pas avoir fait que des chefs-d’œuvres intemporels, si ? 



Pink Floyd - Burning Bridges


3 commentaires:

  1. je le connais pas celui la vais me le faire !

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  2. vraiment pas le meilleur

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  3. Pas le meilleur certes mais franchement pas si mauvais que vous semblez le penser.

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