vendredi 30 novembre 2012

Chronique : Infectious Groove ~ The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove (1991)


Infectious Groove - The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove (1991) art sound
Epic

Playlist : 1- Punk It Up / 2- Therapy / 3- I Look Funny ? / 4- Stop Funk'n With My Head / 5- I'm Gonna Be My King / 6- Closed Session / 7- Infectious Grooves / 8- Infectious Blues / 9- Monster Skank / 10- Back To The People / 11- Turn Your Head / 12- You Lie...And Yo Breath Stank / 13- Do The Sinister / 14- Mandatory Love Son / 15- Infecto Groovalistic / 16- Thanx But No Thanx

The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove sort en 1991 sur le label Epic. Amateurs de basses rutilantes et de fusion metal funk, cet album va vous plaire.

 Avant de parler plus en profondeur de cet album, il serait bon de revenir sur la genèse d'Infectious Groove. Alors que Mike Muir et Robert Trujillo officient déjà depuis quelques années dans le groupe de punk hardcore, Suicidal Tendencies, ils décident de fonder en 1991 un nouveau projet en parallèle. On abandonne la vitesse d’exécution au profit d'un groove de folie. Une musique cette fois plus orientée fusion et qui repose surtout sur le jeu de basse de Trujillo. Infectious Groove c'est donc la rencontre du funk et du métal mêlé à un soupçon de punk hardcore, rien de moins. Si le groupe ne devait être au départ qu'un délire entre amis, il trouvera rapidement un certain succès auprès du public. Succès mérité puisque le son des Infectious reste encore aujourd'hui assez unique, toujours novateur et garanti sans prise de tête.


 The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove voit donc le jour grâce à Mike Muir chanteur et guitariste des Suicidal Tendencies ainsi que Robert Trujillo ancien bassiste de la même formation et faisant aujourd'hui les beaux jours de Metallica. Comme un disque de cette envergure ne se fait pas qu'à deux, ils invitent Adam Siegel et Dean Pleasants pour les soutenir aux guitares et Stephen Perkins, ancien de Jane's Addiction, à la batterie.

 Les hostilités débutent par Punk It Up, l'ntro de basse slapée mettra tout le monde d'accord. Une seule option s'impose à nous : s'agenouiller devant Maître Trujillo, qui prouve une nouvelle fois sur ce disque qu'il est bien le meilleur bassiste en activité et qu'il n'a pas attendu d'être recruté par les créateurs de Ride The Lightning pour montrer son énorme talent. C'est simple, lui et son instrument ne font qu'un. Il suffit de le voir dans les vidéos circulant sur Youtube pratiquer ses nombreuses postures totalement folles pour être admiratif de son jeu. Ce disque est par ailleurs un des plus beaux manifestes existants envers cet instrument trop souvent et bêtement relégué au second plan.

 Les autres membres du groupe, bien que moins marquants, ne sont pas en reste. Infectious Groove ce sont aussi des guitares disto sévèrement burnées dans la plus pure tradition metal et dans le même temps elles se montrent claires et funky, les deux se complétant parfaitement. Un jeu à trois guitares du plus bel effet et jamais pris en défaut. Le batteur aura la frappe lourde, sans être exceptionnel il se contentera de faire son job efficacement ce qui donne une section rythmique Trujillo/Perkins  bien souvent irrésistible.



image picture photo punk suicidal tendencies
 Infectious Groove


Il nous reste donc à passer en revue ce cher Mike Muir, bien que la brute de Venice Beach n'ait jamais été réputée pour ses talents vocaux, il n'en reste pas moins que, tout comme dans Suicidal Tendencies, il assure de sa prestance naturelle ses chants allant d'un simili rap à du punk. Il tient la barque et après tout c'est tout ce qu'on lui demande. En matière de chant, il est bon de préciser que l'ancien prince des ténèbres Ozzy Osbourne vient faire sa guest star dans les refrains du titre Therapy. Bon, c'est sympathique mais pour être honnête, son apparition n'apporte rien.

 Le disque sera agrémenté de temps à autres de courtes scénettes musicales et "humoristiques" réalisées par Muir et Trujillo. Si elles pourront éventuellement se révéler drôles à la première écoute elles en deviendront presque ennuyeuses à la longue si tant est que l'on écoute d'une traite. Leur seule raison d'exister étant de faire le lien entre les pistes, apportant ainsi une certaine cohérence à l'album.

 The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious est un album frais, sincère dans sa conception et agréable. Ce disque n'est dans son ensemble pas un chef-d’œuvre mais l'écouter de temps en temps sera toujours un plaisir ne serait-ce que pour entendre le jeu de basse envoûtant et hallucinant de Robert Trujillo.



Infectious Groove - Punk It Up


2 commentaires:

  1. robert trujillo très classe comme toujours

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  2. A des années lumieres de Suicidal Tendencies. Je n'apprecie pas vraiment sous cette forme mais en effet Trujillo est très bon.

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