lundi 17 septembre 2012

Chronique : Alice Cooper ~ Killer (1971)


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Warner Bos

Playlist : 1- Under My Wheels / 2- Be My Lover / 3- Halo Of Files / 4- Desperado / 5- You Drive Me Nervous / 6- Yeah, Yeah, Yeah / 7- Dead Babies / 8- Killer

Produit par Bob Ezrin, l'album Killer sort en 1971 sur le label Warner Bros. Il comprend plusieurs chansons qui deviendront au fil du temps des hits d'Alice Cooper.

Pour Vincent Damon Furnier alias Alice Cooper, l'année 1971 fut chargée avec pas moins de deux vinyles sortis dans les bacs. En janvier, Love It To Death sur lequel existe un des plus gros tubes du groupe I'm Eighteen est disponible et puisqu'il faut battre le fer de sa ceinture cloutée tant qu'il est encore chaud, Killer sortira dans les bacs en novembre. Comme aux habitudes d'Alice Cooper, le disque tourne autour d'un hard rock/ heavy metal, le tout dans un style totalement théâtral.

 Il suffira de poser le diamant sur le vinyle pour que résonne l'un plus gros cartons du groupe, toutes décennies confondues, avec Under My Wheels, l'album débute bien, très bien même. Les cuivres donnent un cachet dansant plus qu'agréable même s'ils ont une fâcheuse tendance à masquer le reste des instruments. On s'en serait douté au vu de sa pochette reptilienne, Killer sent le kitsch à plein nez et, pour être honnête, c'est sans doute une de ses grandes forces, bien qu'on pourra également le lui reprocher sur des titres comme Be My Lover ou Yeah, Yeah, Yeah, franchement pas terribles. Faisant plus office de bouches trous qu'autre chose et c'est bien là le souci de ce disque.

A la différence, on trouve aussi de véritables petits trésors inventifs, qu'il faudra prendre le temps d'écouter et de savourer pour les apprécier à leur juste valeur, Halo Of Files en fait partie. Cette composition mélange sans vergogne du prog avec du hard, on imagine sans peine des Deep Purple faisant du The Nice et on en redemande car ça sonne divinement bien.



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Alice Cooper et son charmant compagnon


 On passera assez rapidement sur l'hommage rendu à Jim Morrison par Alice Cooper avec Desperado qui, loin d’être mauvais, n'est pas ce qu'on retiendra en priorité. L'ambiance devient un peu plus malsaine avec Dead Babies qui se révèle être un grand morceau avec ses couplets sombres et ses refrains faussement joyeux, encore un excellent titre qui vaut le détour. 

Après 37 minutes en compagnie de la troupe de théâtre musicalo-burlesque, le spectacle prendra fin avec le morceau éponyme, et quelle fin ! La chanson écrite par Mickael Bruce (guitare) et Dennis Bunaway (basse) est splendide de bout en bout. Majoritairement instrumentale, on aura droit à de terribles passages de guitares accompagnées d'une rythmique chirurgicale jusqu'à ce que se fassent entendre des hurlements qui laisseront vite place à des orgues somptueux. Eux-mêmes dirigés par un roulement de tambour hypnotique et mortuaire nous menant tout droit à une exécution sommaire sur la chaise électrique dont le bourreau n'est autre qu'Alice Cooper lui-même et qui y prend un plaisir non dissimulé. 

 La bande d'Alice Cooper signe avec Killer un bon album, certes avec pas mal de titres dispensables dont on oubliera rapidement l'existence mais avec aussi sont lot de tubes et de morceaux disposant d'une véritable ambiance glauque et kitsch à souhait mais terriblement attachante. 




Alice Cooper - Killer


4 commentaires:

  1. chanson de fin magnifique

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  2. Mine de rien on a souvent une image bof d'Alice Cooper mais il a réalisé d'excellents albums.

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  3. C'est vrai artiste qui j'ai l'impression n'a jamais été consideré comme il le doit.

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