dimanche 23 septembre 2012

Chronique : Aerosmith ~ Toys In The Attic (1975)


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Columbia

Playlist : 1- Toys In The Attic / 2- Uncle Salty / 3- Adam's Apple / 4- Walk This Way / 5- Big Ten-Inch Record / 6- Sweet Emotion / 7- No More No More / 8- Roud And Round / 9- You See Me Crying

Toys In The Attic est le troisième opus de la bande à Tyler. Produit de la meilleure des manières par Jack Douglas, cet album rock est devenu un classique et le mérite amplement.

 Lorsque l'on demande aux gens ce que leur évoque le nom d'Aerosmith, la plupart répondent aux choix : des lèvres inhumaines, des mélodies mielleuses et trop évidentes des années quatre-vingt-dix, des tennis Adidas - mais ça c'est Run DMC - et au mieux on aura droit au refrain sur la fille Tyler (oui, celle qui joue dans Le Seigneur Des Anneaux) qui est magnifique ou horrible selon les points de vue. Eh bien, tout cela est vrai mais à une certaine époque le groupe de Boston était surtout connu pour autre chose car il savait faire des disques d'une efficacité tonitruante et aux mélodies inspirées et devinez-quoi ? Toys In The Attic en fait partie. Alors montons joyeusement au grenier pour suivre le son hard rock bluesy endiablé qui s'en dégage.


 L'opus débute par un morceau éponyme. Trois minutes de hard rock bien senties, de groove et de chant dantesque, tout y est bon et plein de fraîcheur. A la différence d' Uncle Salty qui - même si elle reste une bonne chanson - est sauvée de justesse par le chant spécifique et enjôleur de Steven Tyler se démarquant aisément du reste, ce qui est malheureusement une habitude dans leur carrière, bien qu'ils soient tous d'excellents musiciens. On retournera dès la prochaine composition dans ce que savait faire de mieux la formation du Massachusetts, du bon vieux rock ! Adam's Apple nous fera succomber dans bon nombre de péchés capitaux avec son riff destructeur.
Mine de rien, nous sommes déjà à la moitié du disque, signe que l'on ne s’ennuie pas et que le charme agit. Ce n'est pas prêt de s’arrêter car débarque l'énorme tube Walk This Way. Si la version avec les Run DMC est bien plus connue - la descente des escaliers est gravée dans l'inconscient collectif -, celle-ci, en toute logique, cartonne tout autant puisque la base reste la même. Joe Perry (guitare) semble bien avoir compris que les meilleurs riffs sont basiques et nous gratifie d'un petit solo sympathique en fin de morceau pour couronner brillamment le tout.



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Aerosmith



 La troisième bombe du disque s'intitule Sweet Emotion, au vu du titre on aurait pu craindre une ballade sirupeuse aussi ennuyante que larmoyante tout droit sortie des clichés d'Aerosmith, eh bien non ! on a affaire à un morceau mélangeant gracieusement les passages planants et les breaks heavy. Sans aucun doute une des meilleures compos que compte la discographie du groupe. 

A l'écoute de No More No More on ne pourra s’empêcher de remarquer des airs familiers tantôt des Stones, tantôt de Led Zep. Il faut cependant reconnaître qu'une nouvelle fois c'est le chant de ce bon vieux Steven qui rend le incontournable et, allez, ne soyons pas radins, le solo de fin est lui aussi une nouvelle fois très bon. 
C'est à l'étonnant Round And Round d'entrer en piste, ce son lourd lui sied à merveille, on pourrait presque croire qu'il s'agit là d'un des premiers morceaux grunge et que ce n'est autre que Mudhoney qui est à la manœuvre, réellement bluffant. Bon et puisque les Aerosmith n'ont pas la réputation de faire dans la guimauve pour rien, on aura forcement droit, pour refermer ce grenier, au moment slow-chiant avec You See Me Crying. Pas la peine d'en dire plus, en dépit de tous leurs efforts pour la rendre audible on peut jeter ce passage directement à la poubelle si on a dépassé quatorze ans.

 Toys In The Attics est à mes yeux le chef-d’œuvre des Aerosmith. Bon vous me direz qu'outre l'album suivant : Rocks et quelques bonnes chansons par-ci par-là, la tâche n'est pas très dure à accomplir. Oui, mais au-delà de ça on trouve sur ce disque de véritables monuments savamment orchestrés et formidablement bien chantés par cet être aux lèvres surdimensionnées, de quoi rendre justice à un groupe qui au début de sa carrière avait sacrément de talent.  






1 commentaire:

  1. Hairspray Queen22 avril 2013 à 21:22

    je prefere rocks mais il est très bon aussi celui la

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