mardi 7 août 2012

Chronique : Cream ~ Wheels Of Fire (1968)


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RSO

Playlist : Disque 1 : 1- White Room / 2- Sitting On Top Of The World / 3- Passing The Time / 4- As You Said / 5- Pressed Rat And Warthog / 6- Politician / 7- Those Were The Days / 8- Born Under A Bad Sign / 9- Deserted Cities Of The Heart / Disque 2 : 1- Crossroads / 2- Spoonful / 3- Traintime / 4- Toad /

Sous la houlette du producteur Tom DowdCream sort son troisième album en 1968. Wheels of Fire marque l'effacement de Clapton qui ne signe aucun titre sur ce disque.

 Tout d'abord, Wheels of Fire est un double album. Sur le disque 1, le groupe joue en studio. Sur le disque 2, Les Cream se produisent en live. Les tensions entre les membres de la formation sont à cette époque à leur paroxysme et pourtant c'est aussi le moment où la carrière des Cream est à son apogée.  Malgré le fait que Clapton ne co-signe aucune des neuf chansons studio, les compositions de Ginger Baker (batteur) et de Jack Bruce (Basse) restent dans la plus pure tradition du blues psyché. Bien que pour ma part cet album ambitieux n'atteint jamais le niveau de leur précédent opus : Disraeli Gear.

 Une fois n'est pas coutume, nous allons commencer par le disque 2. Celui du live donc, qui est indéniablement la véritable pépite de Wheels of Fire. Annoncé sur la pochette au Fillmore West, l'enregistrement de ce live s'est déroulé en vérité dans deux temples de la musique de San Francisco : Au Fillmore mais aussi et surtout Winterland - Seul Toad fut joué à Fillmore.

Il commence par le puissant Crossroads, Clapton s'y affûte les doigts sur un solo sensationnel et mérite parfaitement son surnom de dieu. Les seize minutes de la reprise de Willie Dixon, Spoonful, notent le feeling extrême en live de Cream qui est tout à fait à l'aise dans les improvisations et garde la maîtrise absolue tout du long, jamais on ne se lasse de cette reprise parfaitement exécutée.
Malheureusement ce live n'est pas parfait, Traintime s'emploie à venir casser le rythme avec les solos épuisants de Jack Bruce à l'harmonica entre deux phrases. Les amateurs fanatiques de l'instrument seront pris d'une jouissance, là où les autres passeront gentiment leur chemin, sans trop demander leur reste.
Bien heureusement le disque ne s’achève pas sur ce point noir parce que Toad rattrape les choses. Rattrape oui, mais pas totalement car même si nous sommes bien contents de retrouver le groupe dans ce qu'il sait faire, le morceau ne plaira pas pour autant à tout le monde, faute au solo de batterie qui est interminable (13 minutes environ) et qui peut avoir du mal à passer si on n'est pas dans l'euphorie d'un retour de soirée bien enfumée. Le public, lui, a dû adorer (ou devenir fou) et Bonzo des Led Zep peut aller se rhabiller.


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Cream au Fillmore.


 Après ce live dithyrambique de 44 minutes, le disque 1 fait en studio semble plus fade, plus effacé sur sa totalité. Déjà il ne dure que 36 minutes et souffre de beaucoup trop d'imperfections. Le sympathique dans sa structure mais sans grand intérêt Passing The Time, le joli mais ennuyeux As You Said, le curieux mais sans inspiration Pressed Rat And Warthog, chanté par Ginger Baker et pour finir Those Were The Days et ses cloches qui est lui aussi est un peu en dessous, sont là pour le prouver.
On pourrait croire que quatre déchets sur neuf suffiraient à se détourner de ce Wheels of Fire et pourtant il n'en est rien. Commençons par le commencement, la face 1 s'ouvre sur White Room, un morceau devenu un monument du groupe, un classique parmi les classiques. La guitare de Clapton enchantant à chaque écoute l'auditeur. La reprise Sitting on Top of the World de Howlin' Wolf, bénéficie d'une pesanteur rythmique annonciatrice du hard. Politician figure lui aussi en bonne place dans les classiques de Cream avec sa basse assommante. L'autre reprise formidable de cet opus est la chanson composée par Booker T. pour Albert King : Born Under a Bad Sign. Un blues magnifique qui démontre l'amour inconditionnel du groupe pour cette musique. Le vinyle se conclut de la plus belle des façons avec le rythmé Deserted Cities of the Heart.

 Wheels of Fire pose une pierre de plus dans l'autel que s'évertue à construire Cream pour le blues rock. Comme mentionné dans la chronique, tout n'est pas bon dans ce(s) disque(s). Les morceaux d'anthologie croisant trop de titres sans grandes inspirations sur la galette studio. Il n'en reste pas moins que rien que pour son live, ce troisième album des Cream mérite sans concession sa place dans une belle discographie rock, même si personnellement, Disraeli Gears sorti un an plus tôt reste largement au-dessus dans presque tous les domaines.



Cream - White Room


3 commentaires:

  1. Clapton est un vrai génie

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  2. Bon disque mais il ne m'a jamais emballé plus que ca pour ma part.

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