vendredi 20 juillet 2012

Chronique : Morgen ~ Morgen (1969)


Wax Digger Reviews, Album, Disque, Vinyle, Vinyl, picture, Pochette photo, pics, Cover, instagram, image, Guitar, Psyche
Probe

Playlist : 1- Welcome To The Void  / 2- Of Dreams / 3- Beggin' Your Pardon (Miss Joan) / 4- Eternity In Between / 5- Purple / 6- She's Nitetime / 7- Love

Morgen sort son premier album en 1969 sur le label Probe. Préparez-vous à une chute directe dans les affres du psychédélisme.

 1969... année érotique diront certains, Woodstock, l'apogée du mouvement hippie... et Steve Morgen qui au milieu de cette insouciance flower power, fait figure de rabat-joie en choisissant le cri de Munch comme pochette de son premier album. Et pourtant, sans forcément le savoir, il évoque avec clairvoyance la crise d'angoisse existentielle de la fin des sixties précédant sa chute.


 Portant le même nom que son chanteur-guitariste, Morgen joue un style que l'on pourrait qualifier de heavy psychédélique. Notre cher ami Steve est méconnu, pourtant on a affaire à un guitariste de haut niveau et le reste du groupe n'est pas en reste. Énième preuve que cette décennie a été prolifique en musiciens de qualité. Le morceau d'introduction, Welcome To The Void, donne le ton : frappe chirurgicale de la part de Bob Maiman sur sa batterie, guitare fuzz aux riffs tranchants et surtout la voix sous acide du chanteur, géniale.

 Une voix qui pourrait faire penser que notre nouvel ami Steve est un hippie dont le cerveau serait resté bloqué à cause d'une trop grande absorption de buvards. Et si ce n'est que le début on commence à comprendre le choix du design.
Le très proto-punk Of The Dreams est chanté cette fois-ci d'une voix douce. La ligne de basse bien que basique reste classe mais c'est encore le batteur qui tient la dragée haute. Le psychédélisme repart de plus belle sur Eternity Of Between, qui montre son potentiel au bout de deux minutes trente avec son jam et le solo de guitare tout en distorsion mais c'est surtout une nouvelle fois le solo de batterie qui impressionne, sérieusement, ce Bob ne serait il pas le frère caché de Bonham

 L'intro menaçante de Purple donne vite place à l'un des meilleurs morceaux psyché existant. Le bassiste y est irréprochable et nous sort un groove entraînant, accrocheur. Une petite surprise (bien que prévisible) vous y attend à la fin, baissez un peu le son. Après un She's Nitetime s'approchant du garage, Morgen fini par Love, long monument de dix minutes enfumées et exquises. Si ce titre aurait pu être un capharnaüm improbable et chiant il n'en est rien. C'est une superbe composition qui n'a rien à envier à pas mal de ses consœurs que les critiques dans leurs chroniques ont élevées au rang du culte. Si comme moi vous vous êtres pris de passion pour cet instant de grâce je vous suggère d'en aller écouter d'autres avec la selecta Lac Long Quan

 Les années soixante viennent de se finir et dix ans de mouvement hippie laissent des traces dans les organismes. Steve Morgen et ses amis nous précipitent dans leurs chutes mentales et on pourrait presque leur dire merci tant cet album est excellent, même si toutes les chansons ne sont pas parfaites, le groupe y livre une performance de guitare fuzz et de batterie chirurgicale qui aurait mérité plus de notoriété. Le disque au cri de Munch est vivement conseillé à tous les amateurs de rock psychédélique



Morgen - Welcome To The Void

3 commentaires:

  1. belle découverte pour ma part, merci

    RépondreSupprimer
  2. Elfe Migrateur31 mai 2015 à 20:04

    Ce que j'apprécie vraiment avec ton blog c'est les découvertes. Pleins d'albums ont du mal a avoir une chronique en francais, c'est agreable.

    RépondreSupprimer
  3. Je suis d'accord avec ce dernier commentaire, ceci dit ces premieres chroniques sont assez courtes, c'est dommage mais au moins elles sont là !

    RépondreSupprimer