mardi 3 juillet 2012

Chronique : Jeff Buckley ~ Grace (1994)


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Columbia Records

Playlist : 1- Mojo Pin / 2- Grace / 3- Last Goodbye / 4- Lilac Wine / 5- So Real / 6- Hallelujah / 7- Lover, You Should've Come Over / 8- Corpus Christi Carol / 9- Eternal Life / 10- Dream Brother

Premier et... dernier disque de Jeff Buckley, Grace est sorti en 1994 sur le label Columbia. Considéré de nos jours comme une icône intouchable, le chanteur à la voix d'ange bien aidé par le célèbre producteur Andy Wallace nous offre un des plus beaux moments des nineties.

 Les débuts de Jeff Buckley se situent à l'été 86. Plus précisément lors d'une collaboration avec un propriétaire de studio d'enregistrement, Jeff compose des arrangements pour les clients. En dehors de son job, il participe à divers groupes, dont un de reggae du nom d' A.K.B. En 1990, pour un enregistrement live de son père, Tim Buckley, il se rend à New York. C'est là-bas qu'il fera connaissance avec la marijuana et produira ses premières maquettes. Deux ans après, toujours dans la grosse pomme, Buckley découvre le Sin-é bar où il jouera de nombreuses semaines et composera la majeure partie des chansons figurant sur Grace. A la suite d'une prestation réussie, il signe un contrat avec Columbia puis, en 1993, un EP live voit le jour, captant un de ses concerts au Sin-é.

 Dans la foulée, Buckley et son nouveau groupe composé de Mick Grindahl et Matt Jonhson entrent en studio. Un an plus tard l'objet de toutes leur attention sort enfin, d'abord en Europe puis aux U.S.A, en format cassette,CD, et vinyle.
Les premières notes de Mojo Pin sont assez représentatives du reste du disque. La musique accompagne la voix superbe de Buckley et non l'inverse. Mais en plus de posséder une voix magnifique, il nous montre sur des morceaux comme Grace tous ses talents de compositeur et de songwriter. Il est impossible de couper la chanson en son milieu, tant il nous tient en haleine jusqu'à un final chaotique. Ce tube est une bande son des années 90 à lui seul.


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Jeff Buckley


 L'album contient des chansons pop à l'image du titre Last Goodbye, des chansons orientées rock comme So Real et Eternal Life qui n'est pas dégueu avec son petit côté grunge, ainsi que des reprises telles que Lilac Wines ou Corpus Christi Carol. Cette dernière est d'ailleurs la petite déception puisqu'en toute franchise elle n'apporte pas grand chose à côté du reste, voire est ridicule. 
Les minutes défilent doucement, tout en émotion puis arrive le chef-d’œuvre. Le désormais connu de tous, Hallelujah. Seul, armé de sa guitare, Jeff Buckley surclasse de son interprétation l'originale de Leonard Cohen ainsi que toutes les autres versions existantes à ce jour. Cet instant marque à tout jamais son entrée dans le panthéon de la musique. Autre petit joyau dans sa structure avec Dream Brother qui clôture l'album. Magnifique. A noter que sur certaines éditions c'est la composition Forget Her qui est créditée en dernière chanson.

 Dix moments d'émotion sont proposés dans ce disque, dix titres qui nous font regretter encore un peu plus la mort de Jeff par noyade lors de sa trente et unième année sur les berges du Mississippi. 
Car oui, sur dix compositions trois sont des reprises - dont une, explose littéralement toutes celles qui ont pu se faire avant et après -, car oui, tout n'est pas parfait à l'image de ce Corpus Christi Carol mais en un seul disque Jeff Buckley aura réussi à zébrer de son empreinte une décennie entière, à devenir un artiste influent pour beaucoup de groupes à suivre et ça ce n'est pas rien.


Jeff Buckley - Eternal Life


3 commentaires:

  1. Sa fout des frissons...

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  2. Toujours trouvé ce disque survendu. Si Buckley n'était pas mort on en ferait pas une réference j'en suis persuadé.

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  3. Survendu peut etre, mais magnifique c'est sûr.

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