lundi 16 juillet 2012

Chronique : Eric Clapton ~ 461 Ocean Boulevard (1974)


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RSO

Playlist : 1- Motherless Children  / 2- Give Me Strength / 3- Willie and the Hand Jive/ 4- Get Ready / 5- I Shot the Sheriff / 6- I Can't Hold Out / 7- Please Be With Me / 8- Let It Grow / 9- Steady Rollin' Man / 10- Mainline Florida 

Deuxième album solo de l'artiste qu'on surnomme en toute simplicité God, cet 461 Ocean Boulevard sorti sur le label RSO. Rempli de jolies compositions il marque le début de la rédemption de Clapton.

 S'il y a bien un musicien dont la carrière fut importante c'est bien Eric Clapton. Les Yardbirds, John Mayall, Cream , Blind Faith, entre autres sont tous des groupes ayant profité des talents du guitariste et on ne peut qu'admettre que toutes ces formations ont compté dans l'histoire musicale.
Ses problèmes d'alcool et de dépression soignés et après avoir participé au film des Who : Tommy, il décide de mettre le cap en direction de Miami pour enregistrer son deuxième enregistrement solo. Le nom de l'album correspond d'ailleurs à l'adresse de la maison qu'occupait Clapton pendant l'enregistrement.


 Le guitariste est connu pour maîtriser à la perfection son instrument, les solos du God étant toujours d'une classe so British, et pourtant ce disque décevra les fans de la première heure. La raison se trouve sûrement dans le fait qu'ici on laisse tomber les longs solos majestueux (pas totalement non plus), et qu'une place importante sera laissée à une certaine simplicité, à la voix ainsi qu'à la mélodie.
Très éclectique, il se dégage de cet opus une ambiance chaude et décontractée, comme le prouvent les photos glissées servant de feuillet.  
Clapton s'attaque comme à son habitude aux blues, rock, funk et pousse même le vice à s'essayer avec réussite au reggae avec I Shot Sheriff  d'un certain Bob Marley. Ce qui, avouons-le, sur le papier n'avait rien d'une bonne idée se transforme en numéro un des ventes au USA et par la même occasion contribua à l'ascension du jeune jamaïcain qui, à ce moment-là, n'était pas encore l'immense star planétaire qu'il deviendra plus tard.


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Clapton durant l'enregistre de 461 Ocean Boulevard



 Le titre Motherless Children nous fait pénétrer dans l'intimité du musicien, tandis qu'on redécouvre en version électrifiée la chanson Steady Rollin' Man de Monsieur Robert Johnson.
Mais les deux véritables joyaux de la couronne, les perles inter-cosmiques, se nommeront Please Be With Me et Let It Grow. La première est une réussite totale avec son ambiance hippie et que dire de la seconde si ce n'est que ce titre touchant se détache indéniablement du reste de l'album, Clapton tient là une des ses plus belles compositions en solo.

 Avec 461 Ocean Boulevard Eric Clapton obtiendra un large succès commercial. Ses fans de la première heure lui reprocheront d'avoir vendu son âme au diable du commerce mais quoi qu'il en soit ce deuxième album reste un modèle du genre. Il se permet même le luxe de signer quelques-uns de ses meilleurs tubes et tout ça dans une ambiance décontractée et classe. Il y a de véritables perles dans le rock à papa.




Clapton - Let It Grow

3 commentaires:

  1. du bon clapton, c'est pas toujours le cas

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  2. J'aime pas le soft rock mais celui là est pas mal c'est vrai.

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  3. Superbe disque. Je rejoins Alma pour dire que la carriere de Clapton est en dent de scie mais c'est logique au vu de sa durée.

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