dimanche 15 juillet 2012

Chronique : Silver Apples ~ Silver Apples (1968)


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Kapp Records

Playlist : 1- Oscillations  / 2- Seagreen Serenades / 3- Lovefingers / 4- Program / 5- Velvet Cave / 6- Whirly-Bird / 7- Dust / 8- Dancing Gods / 9- Misty Mountains 

Le Duo de Silver Apples nous honore d'une galette éponyme aux sonorités improbables, mélangeant le psyché et l'electro de façon simple, mais tellement envoûtante... Un disque réellement précurseur dans son approche.

 Les années soixante ont été une époque bénie pour la musique. Un nombre incroyable d'expérimentations s'y sont déroulées. La drogue, sous toutes ses formes, y fut sans doute pour beaucoup tandis que l'envie d'une jeunesse prête à repousser les barrières sonores ont fait le reste. Malgré ce vent de fraîcheur, on a affaire ici à un duo totalement surréaliste pour son époque. Deux hommes qui ont tout simplement réussi à devancer le monde d'une dizaines d'années. À tel point que ce premier opus est tombé dans l'oubli très vite après sa sortie; certainement trop difficile à écouter dans ces années-là car trop peu accessible et, sans surprise, il le restera de nos jours pour bon nombre de gens.

 Silver Apple fait donc de la musique électronique psychédélique, tout un programme me direz-vous. Ce à quoi je répondrais que c'est bien plus que ça... Ce disque est un voyage avant-gardiste qui inspirera sur sa route les futures légendes allemandes Kraftwerk et Neu!. Pourtant, les deux membres avaient commencé la musique d'une façon tout à fait basique. À leurs débuts ce n'était qu'un petit groupe sans grande prétention s'essayant aux reprises de leurs formations favorites. Jusqu’à ce que Simeon fabrique lui-même son propre synthétiseur aux sons rudimentaires mais suffisant pour produire des rythmes dissonants et minimalistes.



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Simeon et son jouet musical.



 A vrai dire, il n'y a que la batterie tribale de Danny Taylor ainsi qu'une voix hallucinée et incantatoire et une basse froide pour nous rappeler le coté psyché du groupe. Tout le reste est dédié aux machines androïdes de Simeon Coxe
Le premier titre Oscillations nous met directement dans le bain grâce à des percussions souples et métronomiques. Les textes agrémentant chaque composition sont en fait de longues poésies à la sauce flower power. Sur Seagreen Serenades les paroles sont déclamées dans une douceur onirique super agréable alors que quelques fois l'ambiance se fera plus menaçante.

 Une des véritable réussites, pour ne pas dire pépite, de ce Silver Apples, réside dans le titre Lovefingers. J’espère que ce blog sera encore en état de fonctionnement dans le futur car j'annonce que cette chanson deviendra un tube pour les générations à venir dans une ou deux centaines d'années. Ils seront, à ma connaissance, les premiers à implanter des samples dans uns de leur morceaux, à savoir Program, étrange mais classe. Velvet Cave et Whirly-Bird profitent plus que jamais des rythmes entêtants et répétitifs de Simeon, là où, Dancing Gods avec sa rythmique Navajo ainsi que ses improvisations électroniques nous invite à un voyage chamanique.

 Simeon et Taylor ont fait, en 1968, un album sublime. Neuf chansons qui pourraient sortir demain tant elles ont une ère d'avance sur leur temps. Sans Silver Apples c'est peut-être tout un pan de la musique moderne qui n'aurait pas existé. Avec leurs beats répétitifs et leurs explorations musicales, ils ont préfiguré bon nombre de musiques actuelles. Un album à posséder.





Silver Apples - Lovefingers



3 commentaires:

  1. Les prémices de l'electro, clairement

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  2. Quand meme pas simple a écouter...

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  3. ServeTheServants18 mars 2015 à 22:29

    Les cerisettes!! Excellent!

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