mercredi 20 juin 2012

Chronique : Supertramp ~ Breakfast In America (1979)


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A&M

Playlist : 1- Gone Hollywood / 2- The Logical Song / 3- Goodbye Stranger / 4- Breakfast In America / 5- Oh Darling / 6- Take the Long Way Home / 7- Lord is it Mine / 8- Just Another Nervous Wreck / 9- Casual Conversations / 10- Child of Vision

Breakfast In America est le sixième album du groupe de rock progressif Supertramp. Sorti en 1979, il affiche désormais 25 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Voyons voir de plus près ce disque, autant connu pour sa pochette parodiant Manhattan et la Statue de la Liberté, que pour son chapelet de tubes que chacun d'entre nous a entendus au moins une fois dans sa vie.

 Très souvent, un groupe de musique compte parmi ses membres deux fortes personnalités. Deux ego qui parfois signent des chansons à quatre mains, ou, plus généralement les fabriquent chacun dans leur coin pour n'en garder que le meilleur. On peut, bien évidemment, citer pour les plus connues : les Beatles et son duo plus célèbre que le Christ : Mc Cartney / Lennon ou bien encore la rivalité Waters / Gilmour des Pink Floyd .
Ici c'est à peu prés la même chose. Malgré des affinités évidentes ; Hodgson / Davies avouent volontiers avoir des modes de vie totalement différents et ne s'entendre au fond que pour Supertramp. Pour celui-ci ils créeront, comme à l'accoutumée, les différentes compositions dans leur maison respective. On pourrait le craindre mais l'album ne souffre en aucun cas de ce procédé, il semblerait même que les tensions entre le duo soient mises de côté, le temps de l'enregistrement.

 Pour ce Breakfast In America, Supertramp délaisse le rock progressif et migre vers le rock FM. Quasi tout sera calibré pour être diffusé à la radio et mise à part Child Of Vision aucune chanson ne dépasse les six minutes. Ce changement de direction, plus pop, amorcé déjà dans le précédent, Event In The Quiestest Moments, explique en partie pourquoi ce vinyle figure en bonne position dans le tableau envié des plus grandes ventes de disques.
Les fans de la première heure leur en voudront d'avoir échangé leurs ambitieux concept albums des débuts pour un aspect plus policé, plus accessible au commun des mortels. Et bien pour ma part, c'est justement ce que j'apprécie dans cet opus. Supertramp, dès l'ouverture, envoie la grosse artillerie avec pas moins de quatre morceaux devenus des classiques intemporels tout en parvenant à garder leur créativité.

 Sur Gone Hollywood, les subtils claviers se font tout d'abord discrets puis s’accélèrent, s'emparent de l'espace et servent de faire valoir au reste des instruments. Tout autant que le saxo de John Helliwell qui donnerait presque l'impression de suivre un extrait du film L'Arme Fatale. La fin de ce tube figure parmi mes passages préférés toutes galettes confondues. La fameuse phrase répétée en boucle " If we only had time, only had time for you " hérissera les poils tandis que l'on peut entendre des regains de musique progressive. Vrai beau moment.



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Supertramp


 Nous n'aurons guère le temps de nous remettre de nos émotions puisque Supertramp balance The Logical Song, deuxième succès d'affilée. Le piano électrique Wurlitzer swing à merveille et l'air enjoué de l'ensemble contrebalance avec des paroles critiques envers la société.
Goodbye Stranger, bénéficie d'une structure groove à toute épreuve et se termine dans un torrent électrique psychédélique. Le groupe signe là encore un titre quasi parfait. L'éponyme Breakfast in America, maintes fois samplé, est sans doute l'une des chansons les plus célèbres au monde. Les paroles devaient être à l'origine plus obscures, mais sous la pression des autres membres Davies dut réécrire le morceau pour être plus commercial. Quoiqu'il en soit, pour moi, ce sont deux minutes et quarante secondes qui marchent toujours autant.

 Quatre compositions, quatre tubes planétaires. Peu de groupes ont fait mieux et ils auraient pu s'arrêter là, on leur aurait pardonné mais ce n'est pas tout à fait fini. On entame la partie sans doute la moins sexy, bien que Oh Darling reste là aussi un grand succès dans son genre de chanson d'amour gentillette mais bien trop simplette. Le chant de Lord is it Mine est assuré cette fois par Hodgson et cela s'entend aussi bien dans sa façon de chanter que dans son aspect plus grave, plus spirituelle.
Just Another Nervous Wreck bénéficie de tout son long d'une montée progressive pour éclater dans un final libérateur. Child of Vision, qui clôt le vinyle, contient à nouveau quelques vieux relents progressifs provenant du passé. Sept minutes à l'atmosphère étrange mais toujours groovy qui aurait mérité plus de succès auprès du grand public.

 La dualité a parfois du bon, ce Breakfast In America de Supertramp semble touché par la grâce, tout y est parfaitement assemblé avec minutie et soin, chaque chose est là ou elle doit être. Bien sûr des chansons seront plus anecdotiques comme Casual Conversations, mais cet album ne souffre d'aucun véritable défaut. Supertramp signe un tour de force en prouvant que l'on peut faire un grand album tout en visant un large public.



Supertramp - Breakfast In America (Live)

3 commentaires:

  1. brrrr ces frissons a la montée de fin de gone holywwod

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  2. Un classique, quoi dire de plus?

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