vendredi 8 juin 2012

Chronique : King Crimson ~ In The Court of the Crimson King (1969)


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E.G. / Island

 Playlist : 1- 21 st Century Schizoid Man / 2- I Talk To Wind / 3- Epitaph / 4- Moonchild / 5-The Court of the Crimsong King

In the Court of the Crimson King - An Observation By King Crimson est le premier album du groupe rock progressif King Crimson, sorti en 1969 sur les labels E.G en Angleterre et sur Atlantic aux Etats-Unis.

 Sans passer par quatre chemins, laissez-moi vous dire que l'on a affaire à une des pierres angulaires du rock progressif. Tant détesté qu'adoré - Townshend leader charismatique des Who dira de cet album que c'est un chef d’œuvre de l'étrange - ce disque, ce qui est sûr c'est qu'il ne laissera personne indifférent.
King Crimson compte parmi ses membres, Robert Fripp à la guitare, Ian MacDonald au clavier, flûte, mellotron et j'en passe, Michael Giles à la batterie et un certain Greg Lake à la basse et au chant. C'est ce même Lake qui figure dans le groupe Emerson Lake & Palmer et dans la formation du supergroupe (un supergroupe est un terme utilisé pour désigner un groupe dont les membres ont tous déjà acquis une grande notoriété au sein d'un ou plusieurs groupes auparavant) Asia, tous issus du genre bien défini progressif.

 Au moment venu, ils enregistrent cet album avec le producteur Tony Clarke, réputé pour avoir travaillé avec les Moody Blues, néanmoins les membres trouvent son travail insatisfaisant et décident donc de passer par l'autoproduction. Il ne faudra que huit jours pour le mettre en boîte, cependant la production n'est pas exempte de tout défaut. On peut par exemple et assez aisément distinguer des bruits parasites et une batterie pas toujours claire.

Bon et concrètement, que retrouve-t'on dans ce disque ? Déjà une pochette, pour le moins inquiétante d'un homme que l'on peut s'imaginer pris d'un effroi insaisissable et hurlant une démence que l'on lui souhaite passagère. La pochette sera d'une grande aide en ce qui concerne le succès du disque puisque les gens surpris de voir une image originale et troublante dans les bacs à disquaire l’achèteront sans savoir ce qu'il contient. On aime ou pas, pour ma part je trouve que ce n'est ni plus ni moins qu'une des meilleures pochettes de l'histoire du rock.
L'album s'ouvre sur 21 st Century Schizoid Man, véritable pamphlet anti-américain et critique virulente de la guerre du Vietnam. Le groupe, pour démontrer son sentiment, se déchaîne dans un tourbillon musical mi-jazz acide mi-hard-rock tout conservant un self control typiquement britannique. Tout du long ils enchaînent les breaks classieux et les riffs imposants. Après le véritable bordel maîtrisé que l'on vient de vivre, s'ensuit I Talk To Wind, balade calme, pleine de douceur. Ian McDonald nous y joue une flûte agréable qui apporte une contribution intéressante, on s'imagine ainsi volontiers à San Francisco en 69, clairement smooth.


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King Crimson

 Le premier gros morceau débarque avec Epitaph, considéré par beaucoup comme étant meilleur titre de l'album voire de toute la carrière des King Crimson. Les presque 9 minutes que compte le titre sont juste sublimes mais seront à éviter si vous avez un coup de mou, au risque de finir au fond du trou. A n'en pas douter un des moments phare du rock progressif. Moonchild morceau sans prétention prend le risque audacieux de lasser l'auditeur devant tant d'improvisations un peu fourres-tout.
Pour finir en beauté, King Crimson nous propose le titre The Court of the Crimsong King. Tout simplement splendide, majestueux, épique, les superlatifs manqueront cruellement pour ce morceau rentré dans la mémoire de chaque amoureux de cet art. Avec ses envolées lyriques, on peut sentir l’atmosphère moyenâgeuse qui s'y dégage. Les troubadours y joueront une nouvelle fois des partitions de flûte mais c'est encore et toujours ses montées musicales à s'en hérisser les poils qui sortiront avec brio de la composition.

 In The Court of the Crimson King est un album marquant. Élevé au statut de culte par toutes les critiques dès sa sortie, il s'impose aux premières places des Billboard du monde entier et pour ceux qui en douteraient encore, c'est amplement mérité. Son influence dans le monde de la musique reste énorme ; de Genesis en passant par Ange ou Kurt Cobain, tous ont avoué avoir été inspirés d'une façon ou d'une autre par ce disque. Les King Crimson ont pris des genres existant ou émergeant à leur époque et en on fait un melting-pot, inspirant ainsi le rock progressif encore naissant pour l'emmener vers ses lettres de noblesse, rien que ça.



King Crimson - Epitaph

2 commentaires:

  1. J'avai ce disque étant jeune, j'aime toujours autant

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  2. https://www.youtube.com/watch?v=LUaWhZXN08g

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