vendredi 8 juin 2012

Chronique : Joy Division ~ Closer (1980)


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Factory Records
  
Playlist : 1- Atrocity Exhibition / 2- Isolation / 3- Passover / 4- Colony / 5-A Means To An End / 6- Heart And Soul / 7- Twenty Four Hours / 8- The Eternal / 9- Decades 

Second et malheureusement dernier album du groupe Joy Division. Closer est sorti dans les bacs en 1980 sur le légendaire label Factory seulement deux mois après la mort du chanteur Ian Curtis.

 Closer est donc sorti il y a déjà 32 ans de cela et il n'a rien perdu de sa saveur morbide. La pochette illustrant une tombe située dans le cimetière de Staglieno à Gênes en Italie nous met en garde de la plus belle des manières, ce disque sera tout sauf joyeux. 

 Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle nous a pas menti. Dès les premières secondes d'Atrocity Exhibition muni de sa basse inquiétante, l'auditeur est emmené de force dans un univers gothique, glauque, dépressif. Un malaise s’installe, il ne nous quittera pas de bout en bout des quarante-quatre minutes que compte l’œuvre. Dans Isolation, on découvre les signes avant-coureurs électroniques de ce que sera plus tard le groupe New Order.
Passons au charmant titre Passover qui donne l'ébouriffante impression de vivre nos derniers instants, notre dernière heure avant d’être sacrifié sur l'impénitent autel des ténèbres. Un beat ultra répétitif et un chant morne achèveront le travail débuté. L'excellent et indémodable morceau A Means To An End pousse sur un dancefloor occulte tous les partisans de l'inextricable. A quatre heures du matin, complètement déchirés par une vie monacale dédiée à la perte de contrôle et bougeant comme des pantins monomaniaques, ils ne seront sous ce charley strident que des fidèles disciples de Ian Curtis.


Ian Curtis joy division art sound cold wave
Ian Curtis


 Twenty Fours Hours est la chanson la plus nerveuse musicalement, passant de segments rapides en segments calmes mais toujours accompagnés du ton monocorde du songwriter. L'avant dernier morceau, The Eternal, est teinté d'une quiétude très inquiétante. L'album s’achève avec maestria par Decades. Que dire de ce chef-oeuvre devenu un grand classique de Joy Division ? Rien, il suffit de se laisser bercer, se laisser aller par cette sensation de vide sous nos pieds. Un jour nos successeurs lui adresseront moult poèmes et contes extraordinaires et seront toujours aussi émerveillés par cette noirceur sans pareille, sa lente mais belle dépression, par ses claviers majestueux et, une nouvelle fois, la voix claire et pénétrante de leurs idoles Ian Curtis.

 Pas besoin d'y aller par quatre chemins pour dire que cet opus est à posséder absolument si l'on est un amoureux de la musique. Rares sont les disques qui détiennent en eux cette atmosphère si oppressante. Une noirceur tellement sincère qu'elle nous met mal à l'aise et serre les tripes. On la doit avant tout au jeune chanteur Ian Curtis, personnalité insondable, dépressive et épileptique qui décidera que l'existence est un trop lourd tribu à payer. Une pendaison dans une cuisine, après une dernière crise d'épilepsie, se chargera de baisser le rideau seulement deux mois après la sortie de cet album. Un homme est mort ce soir la à 23 ans mais une légende éternelle est née.



Joy Division - Atrocity Exhibition .

4 commentaires:

  1. groupe mystique qui restera a jamais sa trace sur terre.

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  2. Je le trouve un peu trop surcoté, il est bon mais je prefere ce que Joy a réalisé avant.

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  3. Une valeur sûre, rien à dire de plus.

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