lundi 14 mai 2012

Chronique : Mark Lanegan ~ Blues Funeral (2012)


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4AD – Beggars

Playlist : 1- The Gravedigger’s Song / 2- Bleeding Muddy Water / 3- Gray Goes Black / 4- St Louis Elegy / 5- Riot In My House / 6- Ode To Sad Disco / 7- Phantasmagoria Blues / 8- Quiver Syndrome / 9- Harborview Hospital / 10- Leviathan / 11- Deep Black Vanishing Train / 12- Tiny Grain Of Truth

Pour une première chronique sur Wax Digger Reviews, le choix se porte sur le tout nouvel opus de Mark Lanegan. Qu’on se le dise Blues Funeral est un grand disque, un disque grandiose même.

Mark Lanegan, leader charismatique des Screamings Trees, a roulé sa bosse musicale un peu partout en Amérique et notamment au sein des Queens Of The Stone Age. Seulement voilà, son dernier album solo étant sorti en 2004, il était plus que temps pour lui de remonter en selle. Chose qu’il a faite d’une merveilleuse façon en nous proposant cette œuvre fabuleuse.

 Nous n'en doutions pas une seule seconde, on devine aisément que mark adule les mélodies intemporelles des classiques sonores que sont Kraftwerk et Joy Division. Aimer ne suffit pas, il s'en est imprégné avec tact avant de se mettre au travail. Ce disque est d’une richesse et d'une profondeur qui font vraiment plaisir à entendre en 2012. On y trouve aussi bien du rock virulent, du blues, qu'une pincée d'electro . Un mélange assez classique dans les productions modernes mais tout le monde n'a pas le talent nécessaire pour rendre cela incontournable. Les arrangements d'Alain Johannes y sont pour beaucoup dans l'aspect enjôleur des compositions mais que dire de la voix de Mark… Un instrument à elle toute seule. Hypnotique, grave, naturellement gutturale, belle. En musique, solo veut rarement dire seul, ainsi on retrouve de vieux compagnons en la présence, entre autre, de Josh Homme ou Jack Irons.


Mark Lanegan art sound
Mark Lanegan


Blues Funeral s’ouvre sur The Gravedigger’s Song, un morceau puissant, lourd, à la rythmique entêtante. Concernant ce titre, on notera un détail appréciable pour nous autres francophone puisque quelques vers sont glissés dans la langue de Molière afin de rendre hommage à son ami Gérard Manset. Le temps passe, les compositions éblouissent de génie quand soudain arrive un morceau d'anthologie. Ode To Sad Disco dispose d'une instru que n’aurait certainement pas reniée Morrisey des Smiths et se hisse au firmament des tubes immortels. Cinquante minutes après le début de cette découverte enchantée, l'album s’achève sur Tiny Grain Of Truth, un dernier moment d'une pureté planante.

Mark Lanegan est l'icône grunge par excellence. Une voix forgée au whisky et aux clopes, une gueule marquée, du talent à l’état brut. Sa virtuosité n’aura pas fini de nous séduire, de nous émerveiller au fil des années qui passent inéluctablement. Lui qui a traversé avec miracle les époques depuis sa première formation, The Jury accompagné de Monsieur Kurt Cobain, signe ici une œuvre majeure qui ne fera en aucun cas tâche sur son curriculum vitae de musicien accompli et prouve - si il le fallait encore - qu’il est un des plus grand songrwriter de sa génération. Ne vous souciez pas de cette pochette aux faux airs de tapisserie bas de gamme, Blues Funeral est un disque qui fera date.


Mark Lanegan - Ode To Sad Disco

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