vendredi 28 septembre 2018

Wax Digger Reviews Express #11 : Spécial Creedence Clearwater Revival

Wax Digger Reviews Express #11 : Spécial Creedence Clearwater Revival 



Quasi un an d'absence mérite un retour, je l’espère, digne de ce nom. Voilà pourquoi j'ai choisi trois vinyles à chroniquer, histoire de rattraper un tant soit peu ce retard. Un trio assez différents dans leur approche bien qu'ils soient regroupés sous une unique bannière, celle des Creedence Clearwater Revival


Creedence Clearwater Revival (1968)



Playlist : A1- I Put a Spell on You / A2- The Working Man / A3-  Suzie Q / A4- Ninety-Nine and a Half (Won't Do) / A5- Get Down Woman / A6- Porterville / A7- Gloomy / A8- Walk on the Water


Well, I was born on a Sunday

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Fantasy Records
 Vingt petites secondes. Il ne faut qu'une vingtaine de secondes pour absorber à quel point l'art des Creedence Clearwater Revival fut influencé par la musique noire, celles des plus grands bluesmen et jazzmen. Sur chaque album, cette inspiration tiendra une place primordiale, elle s'entend autant qu'elle se ressent. Ainsi il est normal que cet amour invétéré s'affiche sans ambiguïté dès l'introduction de ce premier disque avec I Put a Spell on You. Il s'agit d'une reprise, elle atomise l'originale, sortie sur le label Okeh à la fin des années cinquante. Là où Screamin' Jay Hawkins semble chanter sous une relative ivresse, John Fogerty, guitariste et chanteur des CCR, propose une prodigieuse interprétation. Il ressort de cette performance une émotion manifeste, transcendée par une musique d'une élégance sans nom. On croirait entendre un Clapton à son firmament, excusez du peu. Ce n'est pas tout car dans un monde meilleur, les cordes vocales de John auraient très bien pu s'accorder à celles de Janis Joplin. Bref, depuis ce sont des centaines de cover qui sont apparues mais rien ne vaut cette admirable et délicieuse version, atteignant le rang de masterpiece.

 Plutôt pas mal pour un début. Pour rester dans l'excellence, mettons sous silence le titre d'après afin de s’intéresser à un autre mastodonte se nommant Suzie Q. De nouveau une reprise ! diront certains. Le blues tourmenté de Jay Hawkins offre sa place au rockabilly de Dale Hawkins. Des homonymes hors liens de parenté. On en vient au point central lorsqu'on évoque les Creedence. La musique de ce quatuor sera métissée en permanence. Pas seulement dans un apprentissage pur et dur, comme une grande majorité des musiciens au milieu du vingtième siècle. Un exercice souvent chiant mais indispensable à tous ceux ayant compris que le blues et le jazz, qu'on le veuille ou non, sont de formidables écoles quand on désire maîtriser un instrument. Eux utilisent un procédé direct, ils ne se planquent pas. Sans s’inquiéter d'une couleur de peau, ils dissèquent la crème de ce qu'ils écoutent et le restituent sous une saveur proche de leur philosophie. Cette méthodologie donne un son plus complet qu'il en a l'air. Alors bien entendu, il n'était pas insolite en ces temps d'entendre des guitares parfois claires ou stridentes, canalisées par un groove roulant des mécaniques. Néanmoins, chez-eux, au fil de leur carrière, réunir la country et le blues pour qu'ils ne fassent qu'un, est une conviction des plus sérieuse. Ceci explique en partie pourquoi ce groupe est devenu la bande son des USA. Toutes leurs chansons occasionnent une envie de grands espaces, peuplés, selon votre convenance, de bisons ou d'alligators. On se téléporte dans l'ambiance fantasmée des vieux films, catégorie Western. Inutile de bouger de notre canapé, nous traversons le territoire américain en diligence avec un tel souci du détail que du côté de chez Rockstar - producteurs de la licence vidéo-ludique Red Dead Redemption - on en serait presque jaloux. On rêve donc, on voyage et tout s'éclaire quant à l'utilisation massive de leurs œuvres dans le monde du septième art.

 J'ai maintenant pris pour habitude de penser que tout le monde aime au moins un morceau de CCR. Il existe juste des gens qui ne le savent pas encore, c'est tout. Quand vous entrez dans un endroit public et que vous entendez ces airs, sauf s'il s'agit d'une radio, vous saurez que vous êtes au bon endroit, au bon moment. Rien n'est à jeter sur ce vinyle et ce malgré quelques légères imperfections, que l'on pardonnera sans sourciller. On pourrait croire, voire redouter pour certains frileux, à la vue de sa pochette psychédélique, que cet album en soit un digne émissaire. Tel un commercial peu discret sur ses intentions. Ce n'est pas le cas. Dans ce cas précis, le son est plus subtil que l'image. Si le monde entier ou presque, se soignait au LSD en mille neuf-cent-soixante-huit, on en trouve peu de traces. Il y'a des petites touches, certains effets, disséminés là ou là mais rien qui dénature les autres teintes musicales. Seules exceptions, Gloomy et Walk on the Water qui arborent fièrement un amour passionnel envers les hypnotiques hallucinations auditives.

 A la suite d'un parcours semé d'embûches durant de nombreuses années, Creedence Clearwater Revival sort enfin un disque. Une longue attente en valait la peine car il est une grande réussite sur pas mal de points. Sans en être le meilleur, il restera pour l'éternité l’aîné d'une discographie impossible à soustraire de l'univers du rock d'une part mais aussi d'une culture mondiale. Tout ce qui fait d'eux une grande formation est déjà présent. Peu importe si beaucoup d'artistes avaient produit, avant mille neuf-cent-soixante-huit, une quantité ahurissante de choses incroyables sur tous les continents. Il n’empêche que cela a dû être une claque de poser pour la première fois le vinyle sur son support d'écoute, qu'il se trouve dans un salon au papier peint douteux ou dans une chambre d'ado. Ce jour-là, nul doute que de nombreuses vocations se sont faites.

jeudi 23 novembre 2017

Seattle : Disquaires Indépendants.



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Seattle


Dans cette série des disquaires indépendants, je ne pouvais décemment pas passer à côté de Seattle. Voici donc une liste non exhaustive de ceux que vous trouverez en flânant dans les rues de cette ville du Nord-Ouest des U.S.A. Si vous remarquez un oubli, n'hésitez pas à le signaler en commentaire. 

mardi 17 octobre 2017

Chronique : Various : SWEELY/GHINI-B/GAB JR/REDJ ~ Swap White LTD04 (2017)


Swap White LTD04 (2017)


La capitale azuréenne est-elle devenue un mélange dansant entre le Bronx et Chicago ? Sans doute que non, pas encore tout du moins. Pour autant, avec son dernier EP au visuel très réussi, Swap White LTD habille les célèbres chaises bleues d'un ton musical un peu plus pastel qu'à l'accoutumée. Bien que déjà disponible chez quelques disquaires Niçois - Evrlst.Inc notamment - sa sortie officielle est programmée pour le vingt-cinq octobre deux mille dix-sept. 


Playlist : A1 Sweely - It Come From Him / A2- Ghini-B - 60601AA / B3- Gab Jr - Nikaya / B4- Redj - Lune De Fiel


A la faveur de l'automne...


 Lorsqu'un site d'e-commerce ne sait pas dans quelle catégorie classer une nouveauté, il lui colle l'étiquette passe-partout techno/house. N'y voir là aucunes acerbes critiques envers un système feignant puisqu'il n'est jamais simple de définir un EP de musique électronique, qui plus est quand celui-ci est un various. Dans les faits, pourtant, les choses sont comme toujours bien plus complexes car les références proposées dans ce nouvel SWLTD sont nombreuses et diverses. Faisons-nous aussi l'impasse sur toutes ces subtiles considérations afin d'y revenir un peu plus tard. Pour l'instant, le seul truc important à savoir concerne la direction artistique qui a pas mal changé depuis la dernière sortie du label. Exit la deep house classieuse, brumeuse et monochrome, Swap White LTD soigne sa distance d'affichage. Bon, ce n'est pas non plus devenu une de ces vieilles ampoules à filament qui éblouit plus que de raison une chambre au point d'en faire un monde blanc. Néanmoins, leur musique se tamise, elle reste compacte mais moins sombre. L'obscur automne se fissure pour laisser place, cette fois, à un faux air d'été indien. Calmons les allégories étant donné que tout est relatif. Les goûts, au même titre que la politique - celle des choix quotidiens et non télévisuels - étant impossibles à modifier en profondeur, nous retrouvons la fameuse marque de fabrique du label, et c'est tant mieux. Pour être sommaire, sur les quatre compositions que compte cet EP, nous retrouvons des grosses voix, toutes aussi bien choisies les unes que les autres, ainsi qu'un savoir-faire musical autant minutieux que sans failles.

mardi 12 septembre 2017

Wax Digger Reviews Express #11 : Queens Of The Stone Age, Rammstein, Deftones



Wax Digger Reviews Express #11


Un trio d'albums certes jeune puisque n'ayant pas encore atteint leur majorité mais non pas moins grands de par leur apport, majeur lui, à leurs domaines respectifs. Petit détail amusant, ils comportent tous onze titres. 



Queens of the Stone Age ~ Rated R / Rated X (2000)

Playlist : 1- Feel Good Hit of the Summer / 2- The Lost Art of Keeping a Secret / 3- Leg of Lamb / 4- Auto Pilot / 5- Better Living Trough Chemistry / 6- Monsters in the Parasol / 7- Quick and to the Pointless / 8- In The Fade / 9- Tension Head / 10- Lightning Song / 11- I Think I Lost My Headache 


Nicotine, Valium, Vicadin...


 Paru le vingt-cinq août, Villains, le nouvel album des Queen of Stone Age, n'a eu comme seul effet positif que de me donner envie d'écouter à nouveau les anciens. Sans aller jusqu'à dire que c'est de la merde, il faut bien avouer sans y aller par quatre chemins qu'il est, nettement, le moins intéressant de la discographie. Empruntons donc les couloirs du temps et téléportons-nous en juin deux mille jusqu'aux portes du désormais célèbre studio d'enregistrement Sound City, en Californie. Un simple mais efficace riff d'intro est suffisant pour se rendre compte que les mœurs ont bien changé en dix-sept ans. Les préoccupations, l'amusement et l'originalité aussi, sans doute. Premier morceau d'un disque en comptant onze, Feel Good Hit of the Summer pourra être pris pour un hymne aux produits illicites. Il le restera durant toute la chanson puisqu'elle ne compte que huit mots répétés en boucle pendant deux minutes quarante-cinq.

 Rated R - son nom sur le format CD, à la pochette bleue, il se nomme Rated X en support vinyle avec une pochette orange cette fois - est un disque complexe rendu simple. Du pur QOSTA en somme. Fidèles à leurs habitudes, les musiciens s'amusent avec les structures et les décomposent avant de les recracher en ayant bien pris le temps de les mâcher avant. Ce n'est pas le plus fou des opus mais le travail réalisé n'est surtout pas à minimiser. Les bases musicales ne sont jamais rongées dans un excès de zèle. Aucune espèce de monotonie n'est à déplorer sans donner une impression de fragilité. Ils savent à tout moment où ils vont et par anticipation nous aussi. A mon sens, c'est cette principale force qu'ils ont perdue à la suite de vingt ans d'existence mais n'est-ce pas, après tout, une fatalité artistique ? Sûrement que oui. Bien que le Stoner bien lourd traîne sans cesse en toile de fond, Josh Homme et ses potes ont pris l'habitude de toujours s'aventurer sur des terrains plus mélodiques et doux. Sur ce disque, Auto Pilot en est un des exemples les plus notables. La voix s'y fait suave et rien ne viendra vous agresser, pas même une guitare laissant traîner ses notes aux tons criards.

 La géniale composition suivante, Better Living Throught Chemistry, met en exergue le splendide jeu de basse de Nick Oliveri. Dans son genre, et ce depuis Kyuss, il est l'un des tous meilleurs musiciens à son poste. Son jeu est plus que complet. Cependant, il sera éjecté du groupe à la suite de diverses altercations plus ou moins graves mais pour reprendre le dicton en vigueur : cela ne nous regarde pas. Enfin, je dois avouer que mon estime pour la personne a baissé à la suite de ces épisodes pour le moins tumultueux mais il est temps de refermer la parenthèse. Si vous souhaitez connaître l'archétype d'une chanson du groupe durant ces années-là, Monsters in the Parasol est tout indiqué. Entraînante, exubérante, évolutive et absurde, tout y est. Si la musique des QOSTA est majoritairement planante bien que dure, il existe souvent, dans les productions d'antan tout du moins, un moment craquage sous les airs d'une track hyper gueularde et destructrice. Ce n'est jamais mes compositions favorites mais ils se font plaisir et puis c'est toujours très court. A chacun son exutoire, ici il s'appelle Quick and to the Pointless. Fort heureusement, les choses rentrent dans l'ordre avec In The Fade. Encore un morceau brillant et la participation de Mark Lanegan, toujours là dans les bons coups, n'y est sans doute pas étrangère.

 Sans être le plus orgasmique de la discographie, Rated R/Rated X est un trip qu'il faut prendre à sa juste valeur. Les très bons moments s’enchaînent et les quelques imperfections se gommeront aisément de nos souvenirs. Son ambiance Californienne/désertique a de quoi enchanter les amateurs de musique qui ne le connaîtraient pas encore, une chance. Lourd comme seul le stoner sait le faire, souvent agréable et aérien, QOSTA avance à grands pas vers son futur chef-d'oeuvre qui sortira deux ans plus tard. Et bien entendu, nous y reviendrons mais pour l'heure, quitte à écouter Josh Homme, autant se concentrer sur ce disque intéressant à bien des égards plutôt que de perdre une heure sur un Villains portant, malheureusement, presque bien son nom.

mardi 11 juillet 2017

Wax Digger Reviews Selecta #09 : Nintendo, Entertainment System





Get N or Get Out. 


 Une WDR Selecta #09 un peu particulière puisqu'elle s'attarde, une cinquantaine de minutes, sur l'univers musical de Nintendo. Chaque joueur, acteur du marché, sait ce qu'il doit à cet illustre fabricant japonais. Envers cet éditeur et surtout tous ces compositeurs, il serait vulgaire et hors-propos de parler business ici. Seule l'émotion suscitée depuis plus de trente ans a sa place. Souvent critiqué à juste raison, Big N nous aura fait vivre des moments grandioses et pour beaucoup inoubliables.

 Mais ce qu'il faut voir, ou plutôt entendre, dans cette neuvième parution, c'est à quel point ces artistes n'ont jamais mit l'aspect musical de côté dans leurs œuvres. Au contraire, ils en ont prit grand soin. Evidemment, il aurait été impossible de toutes les mettre alors puisqu'il faut faire des choix, Nintendo, Entertainment System se concentre, avant tout mais pas seulement, sur les différentes formes de mélancolie. Libérés de leurs images mouvantes, on s’aperçoit facilement que beaucoup de ces morceaux auraient pu sortir sur des disques, d'une façon plus conventionnelle. Chacun d'eux propose talent et profondeur. Bref, que l'on soit un acharné d'OST ou non, cette selecta rend honneur à ce moment aussi extraordinaire que rare, semblant parfois hors du temps, lorsque lâcher la manette devient un geste naturel afin de profiter d'un instant pixelisé. Enjoy !






mardi 23 mai 2017

Chronique : Pixies ~ Doolittle (1989)


cover pochette LP band groupe formation boston indie grunge Black Francis Kim Deal
4AD


Playlist : 1- Debaser / 2- Tame / 3- Wave of Mutilation / 4- I Bleed / 5- Here Comes Your Man / 6- Dead / 7- Monkey Gone to Heaven / 8- Mr. Grieves / 9- Crackity Jones / 10- La La Love You / 11- No. 13 Baby / 12- There Goes My Gun / 13- Hey / 14- Silver / 15- Gouge Away


De mille neuf cent quatre-vingt-huit à mille neuf cent quatre-vingt-onze, le groupe Pixies aura sorti quatre excellents albums sur le label 4AD. Une performance des plus remarquables ayant changé le rock en lui donnant une nouvelle impulsion. Deuxième de la discographie, Doolittle est sans conteste mon favori. 


Le surréalisme, c'est moi. 


 Primo, dégoter un album en adéquation avec ses pensées éphémères. Ensuite, moins évident, savoir quoi publier à son égard. Ceci fait, la véritable difficulté débute puis les aléas imprévisibles mais bien présents peuvent rendre la tâche épineuse, voire pénible. Se réveiller grognon et le projet tombe à l'eau. Surtout lorsque la moindre excuse, tant qu'elle a de vagues airs d'occupations momentanées, suffit à se laisser distraire au point d'en oublier l'objectif initial. Mettre à profit l'actualité a parfois du bon, se risquer à un profond manque de recul en est l'inconvénient. M'enfin, nous sommes tous saoulés, éreintés, d'une élection présidentielle à rallonge. Et puis sans remettre en cause leurs qualités, une chronique sur Little Red Record des Matching Mole's, sur le plus jamais de 20% des bérus ou bien encore sur le premier Rage Against The Machine, n'aurait pas été, dans ces circonstances du moins, une grande source d'inspiration. Ils honorent des idéaux méritant mieux qu'une fumisterie télévisuelle. Suite à la disparition de Chris Cornell, faire découvrir le premier Soundgarden à ceux qui ne le connaissent pas encore avait tout l'air d'un choix judicieux. Mais là encore, donner l'impression d'une nécrologie artistique préparée à l'avance est un rituel, indigne et mercantile, propre aux biographes prévoyants. Faites par des stagiaires, ils empilent les morts probables de l'année, au cas où. Il faut bien avouer que depuis Wikipedia, cela prend moins de temps. Chris attendra quelques mois, le temps du respect et d'une décence nécessaire. Inutile de se précipiter maintenant qu'il n'est plus là. Saluons juste avec une part de tendresse sa contribution au monde. Quoiqu'il en soit, je doute qu'il m'en veuille de le faire passer après les musiciens de Boston. Ils feront à jamais partie du même cercle, d'un même tout. 
Bref, quand la phase de recherche s'éternise, on se doit d'oublier les burn-out constants et revenir aux satanés fondamentaux. A nos listes personnelles, réelles ou virtuelles, rarement définitives de nos trente, cinquante, cent, meilleurs disques de tout les temps. L'envie et la motivation suivront car ces œuvres ne nous trompent pas. Imperturbables, sûrs de leurs effets bénéfiques, ce sont de loyaux soldats-apôtres luttant contre le fléau des quotidiens moroses. Pour un grand nombre, Doolitlle des Pixies, n'est pas seulement un de ces précieux alliés indémodables. En permanence bien visible, prêt à rendre service, il figure dans les premiers rangs, tel un spartiate des temps modernes. Paru en mille neuf cent quatre-vingt-neuf, il n'a pas pris une ride, ne s'est aucunement laissé recouvrir de poussière. En d'autres termes, il est un classique incontesté. Au-delà de la nostalgie qu'il évoque fatalement, le nouveau venu ne se sentira pas exclu. Grâce à une somme de qualité impressionnante, ce vinyle restera dans les esprits tant qu'il existera des passionnés d'art.